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PS UMP Modem, ils ont fait voter la Constitution européenne contre le peuple !

retour sur une belle mobilisation tous azimuts

Samedi 10 mai 2008




Il y a des jours où l'on se demande si on est bien réveillé...

Voilà que Nicolas Sarkozy, au 3ème sous-sol des sondages, considéré par les Français comme le plus mauvais président de la Vème République, source énorme de déceptions dans son camp, joue maintenant la carte de la victimisation. Comble des combles, il ose se présenter comme victime des médias !...

Laissez-nous rire...Il suffit de lire un peu la presse étrangère (cf à ce sujet le dernier numéro de "Courrier international") pour se rendre compte de l'extrême gentillesse de nos "journalistes" maison avec Sarkozy.

Sans surprise, ils sont très complaisants sur le fond, car parfaitement d'accord avec la ligne européo-libérale choisie par le chef de l'Etat, à l'instar de ses 3 prédécesseurs. Les médias avaient soutenu le OUI à la Constitution européenne, ils soutiennent toutes les "réformes", contre les manifestations (entendez "réformes libérales", systématiquement). Fort logiquement, ils soutiennent Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

Mais au-delà de ces questions de fond, les médias restent d'une très grande gentillesse avec un président unaninement considéré comme un bouffon, un incompétent, ni plus ni moins, hors de nos frontières.

Il suffit par exemple que le résident de l'Elysée annonce qu'il a "changé", qu'il a mis de côté le bling bling et les paillettes pour que nos médias, comme un seul homme, fassent passer le message, épousant parfaitement la stratégie de communication présidentielle.

Revenons par exemple sur la récente visite d'Etat à Londres, que nos grands journalistes se sont tous évertués à présenter comme un "succès" pour Nicolas Sarkozy, et un "premier test réussi" pour Carla Bruni...Pour quelles raisons au juste ? Parce que le président avait réussi l'exploit de n'être pas trop vulgaire pendant 2 jours ? Et que Carla n'avait pas dit trop de bêtises devant la Reine ?...

Non, franchement, Nicolas Sarkozy n'a pas à se plaindre. Les médias français sont vraiment de gentils toutous que nombre de chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier doivent lui envier.

Qu'il ose se dire victime d'une cabale médiatique parce que 2 ou 3 articles sont parus ici ou là pour simplement souligner l'évidence, et commenter des résultats de sondages tous exécrables, ne peut que faire rire.

par Le Vrai Débat publié dans : Médias
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Mardi 6 mai 2008

En aviez-vous entendu parler ?

Problablement pas. Et pour cause, aucun grand média, pas plus que l'AFP, n'a jugé nécessaire de publier les résultats de ce sondage réalisé les 16 et 17 avril dernier par l'Ifop.

Eux qui d'habitude sont si friands de sondages auraient-il ressenti une certaine gêne devant les résultats ?...


Question
:

Si Nicolas Sarkozy avait proposé un référendum sur le traité européen simplifié, auriez-vous voté pour ou contre la ratification ?


POUR : 49%

CONTRE : 47 %
 
NSP/n'aurait pas voté : 4%



Ce résultat est extrêmement intéressant dans la mesure où il montre que, même hors campagne, en l'absence de débat, les Français sont déjà presque majoritaires pour dire NON au Traité de Lisbonne.

Rappelons que fin 2004 et début 2005, avant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, les sondages donnaient une majorité de OUI plus proche des 70% que des 50%...

Rappelons aussi que les grands médias ont toujours pris le parti de présenter le Traité de Lisbonne comme une victoire pour la France, "de retour en Europe", après "le référendum raté de 2005".

Il est donc dans ce contexte très surprenant, et surtout très encourageant, que les anti-Traité soient aussi nombreux.

On peut imaginer qu'une partie des Français ont pris conscience de l'arnaque absolue que représente le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne sans le nom. Notamment grâce à Internet, la presse étrangère, mais aussi par le biais de quelques interventions que les grands médias n'ont pas toujours réussi à filtrer, beaucoup d'entre eux ont pu démasquer la forfaiture.

Rappelons-le. Le 4 février dernier, à Versailles, le parlement réuni en Congrès votait dans le dos du peuple, grâce aux voix de l'UMP, du PS et du Modem, un texte semblable à 99% à la Constitution rejetée en 2005 par les électeurs. Cet événement dramatique a définitivement brisé le lien entre le peuple et ses élites. Il a révélé le mépris de ces dernières pour la démocratie et la souveraineté populaire.

Ce sondage permet de constater que les Français ne sont pas totalement dupes. Il ne remplacera pas, bien sûr, une élection, un vote, celui auquel nous aurions dû avoir légitimement droit dans l'hypothèse, déjà contestable, où il aurait fallu revoter sur la Constitution européenne.
Ce sondage n'est rien, mais il nous montre que nos efforts ne sont pas vains, qu'il faut continuer de dénoncer l'horreur du Système et proposer une façon d'en sortir. 

Faisons-le connaître autour de nous !

par Le Vrai Débat publié dans : Europe
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Samedi 3 mai 2008





A l'heure du premier anniversaire de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, la plupart des analystes tombent d'accord sur l'échec absolu de cette première année : promesses non tenues (cf le trahisonomètre sur ce site), style désastreux, politique étrangère alignée sur Washington, poursuite de la politique dogmatique de Bruxelles, contournement de la démocratie via le vote au parlement de la Constitution européenne rejetée en 2005...

Certains de ces analystes les plus lucides vont jusqu'à demander au président de quitter ses fonctions, pour cause d'inaptitude manifeste à les exercer. Inutile en effet de revenir là-dessus, chacun l'a maintenant remarqué : Nicolas Sarkozy n'a pas les capacités intellectuelles et morales pour occuper la fonction suprême.

"Il faut qu'il parte" écrit donc par exemple Sébastien Lapaque, pour reprendre le titre du dernier essai de cet écrivain classé "à droite". Nous sommes bien d'accord, et nous l'avions écrit il y a bien longtemps. Nous avions même perçu, sans grand mérite, et bien avant son élection, le désastre que constituerait une victoire de Nicolas Sarkozy.

Nous serions cependant plutôt tentés d'écrire "Il faut qu'ils partent", au pluriel. Pourquoi le pluriel ? Parce que le problème ne se résume malheureusement pas à Nicolas Sarkozy, ni même à l'UMP. C'est tout un Système qui échoue, au point d'être plus que jamais rejeté par les Français dans les sondages. Oui, il faut qu'ils partent, tous. Tous, ce sont ces multiples petits barons du Système, du PS, de l'UMP, du Modem, mais aussi des grands médias, qui ont confisqué la démocratie et imposent à la France une politique qui échoue, qui rabaisse le pays, l'appauvrit, et creuse les inégalités. Une politique qui va toujours à sens unique, sous couvert d'un débat factice.

Il n'y a rien à attendre d'un Nicolas Sarkozy, bien sûr. Mais que peut-on espérer d'une Ségolène Royal, d'un François Bayrou, d'un François Fillon, d'un DSK, d'un Manuel Valls, d'un Jean-François Copé ou d'un Bertrand Delanoë ? Rien, absolument rien. Et tout le monde le sait, ou le sent. Tout le monde le perçoit au regard de l'expérience de ces 25 dernières années, et du vide intégral que représentent ces 3 machines juste bonnes à voter au parlement les dizaines de directives qui nous viennent chaque année de Bruxelles, représentant 80% de nos lois, sans jamais l'avouer aux Français.

Il n'y a qu'une seule chose à espérer : que la chute de Nicolas Sarkozy signe la mort de ce Système, d'une façon ou d'une autre, qu'aucun d'entre nous ne pourrait aujourd'hui prédire. Par sa vulgarité, sa nullité, son esprit de cour et son mépris de la démocratie, le sarkozysme est une caricature du Système. Or l'histoire nous a souvent montré que tout grand mouvement passait toujours avant de mourir par une phase de folie, d'exacerbation de ses caractéristiques, telle l'étoile qui devient géante rouge juste avant de s'éteindre, ou la réaction nobiliaire juste avant la Révolution française.

Dans la même veine, avant de mourir, le baroque a donné le rococo, caricature de lui-même. Espérons que le sarkozysme sera le rococo du Système, et continuons d'oeuvrer en ce sens...

par Le Vrai Débat publié dans : Analyses
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