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La déréglementation et la concurrence feront baisser les prix disaient-ils...En mars 2002 à Barcelone, Jacques Chirac et Lionel Jospin signaient comme un seul homme la libéralisation du marché de l'électricité, rapidement appliquée via plusieurs directives européennes et jamais remise en cause par leurs successeurs.

Quel succès !.. Après une forte hausse des tarifs l'an dernier, le patron d'EDF, Pierre Gadonneix, réclame désormais au gouvernement l'autorisation d'augmenter ses tarifs de 20%. EDF consentirait à étaler cette hausse vertigineuse sur 3, voire 4 ans. Merci, c'est beaucoup trop...

En réalité, la déréglementation du secteur de l'électricité s'est traduite par une dégradation du service, une moindre sécurité à terme, et une hausse des prix.
Le désengagement de l'Etat qui en fut le corollaire a en effet projeté EDF dans une optique purement concurrentielle, l'amenant à faire des choix de gestion hasardeux et coûteux, à manquer de moyens pour l'essentiel, comme l'indispensable renouvellement du parc de centrales nucléaires perpétuellement retardé, et à mettre au second plan les impératifs du service public.

Ainsi, EDF a plutôt moins bien géré la grande tempête qui a touché le Sud ouest du pays en janvier dernier que celles qui dévastèrent la France en décembre 1999. Tardant à rétablir le courant chez les particuliers, EDF a préféré se concentrer sur la sécurisation de ses réseaux d'acheminement d'électricité vers...l'Espagne, un gros marché. On voit que les priorités ne sont plus les mêmes.

Même constat négatif au niveau des tarifs.
Alors qu'avant la déréglementation nous profitions des deuxièmes tarifs d'électricité les plus bas d'Europe, ils sont aujourd'hui les sixièmes plus élevés, et la hausse réclamée par Pierre Gadonneix ne devrait qu'aggraver la situation, au détriment du pouvoir d'achat des plus modestes et des classes moyennes.

Malheureusement, ces erreurs du passé ne sont pas prises en compte pour l'avenir. Avec l'assentiment de Nicolas Sarkozy, du gouvernement, et de la plupart des partis qui ensemble ont voté à Bruxelles l'ouverture du marché du courrier en Europe, la Poste verra dès 2011 son activité totalement déréglementée.
En Espagne, où la directive est déjà appliquée depuis 2007, la poste locale, Correos, ne livre plus leur courrier aux habitations situées à plus de 250 mètres d'une voie principale. Il est fort probable que la France suive le même chemin.

 

Ces échecs et les leçons de la crise doivent nous pousser à changer de modèle. L'heure est aux régulations et aux Etats forts. Il est infiniment regrettable, et même criminel, que l'Europe et ses partisans s'entêtent à suivre le chemin inverse, celui qui nous a conduits vers l'appauvrissement généralisé et la destruction progressive des services publics.

Jeudi 9 juillet 2009
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Le spectacle que nous ont joué les hommes politiques du Système et les médias entre les deux tours de l'élection muninicipale d'Hénin-Beaumont a quelque chose de lassant.

Vraiment ça suffit. Arrêtez votre petit numéro, ça en devient franchement ridicule.
Contrairement à ce que vous tentez de faire croire aux Français pour les forcer à toujours rester dans les clous UMPS-MODEM, il n'y a aucune "menace fasciste" en France. Pas plus qu'il n'y a dans notre pays de résurgence de je-ne-sais quelle "bête immonde", qui sortirait des années 30 pour installer le fascisme et la dictature en France.
En 2007,
Lionel Jospin reconnaissait que "tout antifascime n'était que du théâtre". Il est regrettable que les nouvelles générations d'hommes politiques n'aient pas rompu avec ces mises en scène grotesques. Xavier Bertrand, Benoît Hamon et ce pauvre Henri Guaino croient-ils eux-mêmes à ce qu'ils disent pour effrayer l'électeur ?

Est-il possible d'avoir un combat loyal et simplement démocratique en France ? Les médias le permettent-ils encore ? C'est à se demander.

Dès qu'un candidat ayant une chance de l'emporter dévie de la ligne officielle, en osant bousculer ces dogmes que sont le libre-échange, l'Europe de Bruxelles et le libéralisme mondialisé, il est en effet diabolisé.
Qu'il soit issu du Front national ou d'un autre parti, la même mécanique se met systématiquement en place, ce qui fait de notre pays une triste exception antidémocratique.

A chaque fois, les médias se mettent au diapason, on convoque les arguments d'autorité, la peur, les manifestations orchestrées par les mêmes associations (que SOS Racisme s'occupe de ses magouilles internes avant de venir donner des leçons au monde entier), le show-biz et le mensonge.
Pourquoi ? Pourquoi cette crainte du débat ? Pourquoi cette volonté de tout cadenasser, d'empêcher les électeurs de sortir du Système ?

Quand ces professionnels du Système nous jouent leur comédie, et osent salir la République en se constituant en "front républicain", respectent-ils la démocratie ? Nous ne le pensons pas. En réalité, ils bafouent le suffrage universel, et usent de méthodes qui ne sont ni républicaines ni démocratiques. Comme ils le firent déjà en 2005 contre le camp du NON à la Constitution européenne, ils pensent d'abord à diaboliser l'adversaire et à faire peur avant de défendre leurs propres arguments et leurs convictions.

La France a besoin d'une démocratie adulte. Celle-ci suppose de rompre avec ces méthodes qui sont une insulte à l'intelligence collective. Acceptons simplement le débat, libre et serein. Alors les Français en conscience feront leur choix.
Toute autre attitude doit être dénoncée haut et fort comme un geste de mépris pour l'électeur, et une manipulation pas digne de la République et de la France.

Lundi 6 juillet 2009
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Hier ont commencé les consultations au parlement européen en vue de la reconduction de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, prévue pour le 15 juillet.

Le sort réservé à Barroso fut l'un des thèmes de campagne des dernières élections. PS, Verts comme Modem ont fait de leur opposition à Barroso leur cheval de bataille prioritaire, tentant de faire croire aux électeurs que tous les problèmes de l'Europe tenaient à cet homme.

Comme d'habitude quand il s'agit de l'Europe, nous sommes dans le mensonge et la manipulation. Le problème de l'Europe n'est pas Barroso, mais l'Europe elle-même. Nous mettrions une chèvre à la place de Barroso que rien ne changerait. Tout simplement parce que l'Union européenne est par construction, par essence, ultralibérale, antinationale, atlantiste, et libre-échangiste.

Que le président de la Commission ait les mêmes inclinations idéologiques que le Système qu'il dirige n'est pas surprenant, mais ce ne sont pas ses qualités personnelles qui décident du sort de l'Europe et des peuples qui la subissent au quotidien.

Que la vérité soit enfin dite : l'Europe est régie par des Traités extrêmement précis, confortés par la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg, et déclinés dans l'ensemble des politiques publiques à travers des milliers de directives et réglements
, dont la force juridique est supérieure à celle de nos lois nationales, et qui représentent depuis une quinzaine d'années 80% des nouvelles lois votées en France. La Cour de justice européenne a même décidé que ces textes européens s'imposaient juridiquement aux Constitutions nationales...

Ce sont ces textes, soutenus en catimini depuis des décennies par l'ensemble des partis du Système, qui dictent leur loi en Europe : déréglementation et privatisation des services publics, culte de la concurrence, ouverture totale des frontières, interdiction des plans de soutien des Etats à leurs entreprises, etc.

Dès lors, le PS, les Verts, le Modem et tous les partis qui feignent de se battre contre la nomination de José Manuel Barroso à la Commission sont parfaitement hypocrites. En agissant ainsi, ils détournent l'attention des Français des vrais problèmes, et des vraies solutions.

Pour cette raison, nous estimons avec beaucoup d'autres que la nomination du 15 juillet est un non-événement. Tant que l'Europe continuera avec les Traités actuels, l'idéologie actuelle, elle sera condamnée à se faire contre les peuples, contre leurs intérêts et contre le bon sens.

Le problème n'est pas Barroso, mais bien l'Europe. Ce n'est donc pas de Barroso dont on doit se défaire, mais de l'Europe !

Mercredi 1 juillet 2009
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