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PS UMP Modem, ils ont fait voter la Constitution européenne contre le peuple !

retour sur une belle mobilisation tous azimuts

Vendredi 4 avril 2008




Le Président de la République a donc décidé unilatéralement le retour dès l'an prochain de la France au sein de la structure intégrée de l'OTAN.

Cette France couchée, réduite à jouer le petit caniche de l'axe anglo-saxon, n'est pas la France. Cette France OTANisée, rompant avec l'héritage du Général de Gaulle, n'intéresse pas le monde, qui attend d'elle autre chose qu'un vague écho des positions de Washington, moulinées à la sauce européenne.

Nicolas Sarkozy n'a pas le droit de décider seul de soumettre la France à l'ordre mondial incarné par l'OTAN, force d'appui de la puissance américaine. Et Bernard Kouchner humilie notre pays quand il se permet de traiter de "passéistes" ceux qui lui reprochent de tourner le dos aux avancées gaullistes.

Non, Monsieur Sarkozy, non Monsieur Kouchner, il n'est pas "passéiste" d'espérer qu'un pays comme la France porte une autre voix dans le monde !

Non il n'est pas passéiste de refuser l'alignement complet sur le modèle américain !

Non il n'est pas passéiste de vouloir une autre mondialisation !

Cette annonce fait suite à la décision d'envoyer 800 hommes supplémentaires en Afghanistan, à la demande de Washington.

Elle accompagne également la dramatique RGPP (révision générale des politiques publiques), cette opération de saccage des services publics qui se traduira dans son volet diplomatique par la suppression de nombre de consulats, et même d'ambassades (nous l'avons appris aujourd'hui).

Bref, elle traduit un choix idéologique clair, celui de l'ultra-atlantisme, au détriment des valeurs consubstantielles à la nation française et à la République.

Nous vendre de surcroît l'affermissement de l'Europe de la défense comme condition d'une réintégration de l'OTAN relève d'une très grande malhonnêteté. Qui s'intéresse en effet un tout petit peu à l'Europe de la défense (la "PESD") comprend vite qu'elle n'est qu'une excroissance de l'OTAN, auquel elle est d'ailleurs rattachée par les Traités européens eux-mêmes ! Pour ceux qui en douteraient encore et qui se berceraient d'illusions sur "l'Europe puissance", pensez au rôle déterminant qu'y jouent les Anglais, et n'oubliez pas que son "haut-représentant" n'est rien d'autre que Javier Solana, ancien secrétaire général de l'OTAN...

Les Français n'acceptent pas ce hold-up sur la République et ses valeurs. 68% (contre 17%) sont opposés à l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, selon un récent sondage. Gageons que nombre d'entre eux refusent aussi que la France s'aligne dans le cadre de l'OTAN.

Le chef de l'Etat et son pathétique ministre des affaires étrangères doivent renoncer à ce funeste projet.

par Le Vrai Débat publié dans : France dans le monde
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Mercredi 2 avril 2008

En décidant l'envoi de renforts français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy aura trahi 3 fois :

1. Il aura trahi les électeurs, à qui il avait promis le 26 avril dernier, avant le second tour de l'élection, de suivre la politique de retrait initiée par Jacques Chirac.

Le président de la République a donc délibérément menti. Il faut le faire savoir largement.

Regardez cette vidéo, c'est édifiant ! Elle date précisément du 26 avril 2007.


Nicolas Sarkozy et l'Afghanistan
envoyé par Raoul3B

2. Nicolas Sarkozy aura ensuite trahi les Français, en refusant tout débat véritable, sanctionné par un vote, sur une question pourtant essentielle. Pire, il s'est permis d'annoncer hors de nos frontières, devant un parlement étranger, à Londres, son intention d'envoyer au front 1000 soldats.

3. Enfin, il aura trahi la diplomatie française, et les valeurs que diffuse notre pays depuis des décennies. L'affaire afghane s'inscrit dans la politique d'alignement total sur les positions de Washington. L'empressement de Nicolas Sarkozy à contenter les Anglo-Saxons, et leurs machines de guerre économique et militaire que sont l'UE et l'OTAN, est si fort qu'on peut même s'interroger légitimement sur sa raison véritable
.
par Le Vrai Débat publié dans : France dans le monde
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Mardi 1 avril 2008


A plusieurs reprises, pendant la campagne des présidentielles et depuis son élection, Nicolas Sarkozy a critiqué la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et manifesté sa volonté de réorienter l'économie européenne dans un sens plus protecteur pour les citoyens.

Au plus fort de la polémique sur le rôle de la BCE, de nombreux économistes sont montés au créneau pour défendre l'euro et l'indépendance de l'appareil monétaire européen, soulignant l'isolement de la France sur cette question.

En septembre 2007, Nicolas Sarkozy s’est de nouveau interrogé dans les colonnes du journal quotidien Le Monde sur « la gestion des conséquences de la crise immobilière américaine par la Banque centrale européenne (BCE) ».

Il a déploré que : « On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs » et ajouté « J’ai trouvé curieux d’injecter des liquidités sans baisser les taux ».

Bref, beaucoup de paroles, de critiques mais de là à passer aux actes… Nous l’avions maintes fois écrit dans ces colonnes.

L'impuissance des Européens à freiner l'appréciation ininterrompue de la monnaie unique relance le débat, cher à la France notamment, sur la nécessité de doter la zone euro d'un pôle politique plus fort face à une BCE accusée de rester les bras croisés.

L'euro, qui établit record sur record face au dollar, ne cesse de s'envoler. Face à cette appréciation, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a estimé que le "problème" de l'euro, était que la Banque centrale européenne, qui se focalise sur la lutte contre l'inflation, "est surpuissante".

"Elle n'a pas de contrepoids politique en la personne d'un vrai ministre européen des Finances qui serait en charge de la croissance", a-t-il ajouté.

A quelques mois d’assurer la Présidence de l’Europe, et avec l’idée probablement de se « représidentialiser », Nicolas Sarkozy semble décidé à frapper fort. Le plan de Nicolas Sarkozy comporte deux volets :

 
1- Créer un « eurogroupe » chargé de la « gouvernance » de l’Europe
. Le  président français est convaincu qu’après avoir adopté le traité de Lisbonne, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure. Il n’est plus possible de se contenter d’une majorité qualifiée pour prendre les mesures économiques qui s’imposent. « Les caisses sont vides », a-t-il dit. La croissance n’est pas au rendez-vous, loin s’en faut. La politique de relance n’a pas donné les résultats escomptés. Le pouvoir d’achat reste la principale préoccupation de nos concitoyens. L’impatience se fait de plus en plus pressante.  Or, l’indépendance de la BCE et la division de l’Europe sur ce sujet ne permettent pas de voir l’horizon s’éclairer avant longtemps. L’idée du président français est donc de parvenir à dissocier les partisans de l’interventionnisme en matière économique et d’avancer avec eux. Quitte à laisser un second peloton de pays moins volontaristes à la traîne de l’Europe. « Ces pays nous rejoindront quand ils verront l’amélioration chez leurs voisins ».

 
2- Mettre un terme à l’indépendance de la BCE
. Nicolas Sarkozy reproche à la BCE d'alimenter la vigueur de l'euro par une politique trop concentrée sur la lutte contre l'inflation, qui la conduirait à maintenir des taux d'intérêt excessivement élevés. Il souhaite qu'on s'occupe davantage de soutenir la croissance et, en matière de changes, que l'Europe puisse davantage peser: elle est aujourd'hui dans l'incapacité de pousser les Etats-Unis à vraiment agir pour stopper la glissade du dollar.

 

Concrètement, il appelle à "renforcer le rôle politique de l'Eurogroupe", le forum des ministres des Finances de la zone euro qui se réunit une fois par mois.

Ce forum devrait être "une instance de vraie coordination des politiques économiques, beaucoup plus intégrante", avec "de vraies capacités", a-t-il dit. "La puissance économique de la zone euro pourrait ainsi se manifester dans des négociations internationales pour réfléchir à une meilleure organisation du système monétaire mondial", selon lui.

"La politique monétaire de la zone euro, c'est une question majeure de politique économique", a-t-il poursuivi. "On ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps s'interdire de poser des questions".

"Nul ne peut se prévaloir de l'indépendance de son statut pour se dispenser d'avoir à rendre des comptes, à s'expliquer, à être contrôlé", a ajouté le chef de l'Etat français.

Autant dire que ce discours n’est pas de nature à trouver un écho favorable Outre-Rhin. "L'ensemble du gouvernement et moi-même sommes attachés à l'indépendance de la BCE", a répliqué Angela Merkel, avant d'ajouter que Berlin se tiendrait prêt à la défendre contre des tentatives de remise en cause. L'indépendance de la BCE est, selon la chancelière, essentielle pour asseoir la crédibilité de l'institution. Notamment dans sa lutte contre l'inflation.

Dès lors, on comprend mieux le rapprochement franco-anglais amorcé en début de semaine.

 

La cellule élyséenne est en ébullition. Des émissaires sont envoyés dans tous les pays européens susceptibles d’entendre le discours de la France. Afin de multiplier ses chances de voir son plan aboutir, Nicolas Sarkozy envisage de proposer à ses partenaires européens l’organisation d’un référendum sur le sujet. Le traité de Lisbonne le permet et du fait de ce traité, l’Europe ne risque plus d’être malmenée par l’échec, improbable à ses yeux, de sa réforme.

A l’Elysée, on ne confirme ni n’infirme le plan du président. Néanmoins, selon des sources bien renseignées, la date du référendum serait déjà fixée. Il aurait lieu, le même jour dans toute l’Europe, le dimanche 29 septembre. Il resterait alors un trimestre complet à la présidence française pour asseoir sa réforme et prendre les premières mesures économiques dans le but de relancer la croissance par un euro déprécié.

 
Cliquer ici pour lire l’ensemble des réactions de Angela Merkel et des partenaires européens.



Ce 1er avril, la pêche fut bonne, semble-t-il...

par Le Vrai Débat publié dans : Analyses
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