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PS UMP Modem, ils ont fait voter la Constitution européenne contre le peuple !

retour sur une belle mobilisation tous azimuts

Dimanche 27 avril 2008




De plus en plus présente sur le fond, mais épisodiquement à la une de l'actualité, la question des sans-papiers mérite d'être abordée avec tout le sérieux nécessaire.

Quand un millier de travailleurs clandestins font grève pour demander leur régularisation, ce n'est pas uniquement sous l'angle émotionnel, compassionnel, qu'il faut réfléchir au problème.

A la vérité, la question des sans-papiers est d'abord économique.

Déjà dans les années 1960 et 1970, le grand patronat français exigeait que la France ouvre les vannes de l'immigration. Le président Pompidou révélera à ce propos que le patronat avait en agissant ainsi une idée bien précise en tête : faire pression à la baisse sur les salaires manuels, et prévenir toute revendication sociale. Le raisonnement en effet est assez simple : placer les travailleurs français en concurrence avec une nouvelle main d'oeuvre importée, habituée à recevoir peu et à demander peu, ne peut que les conduire à revoir à la baisse leurs prétentions, pour espérer conserver leur emploi.

La situation aujourd'hui est globalement la même, mais le mouvement s'est étendu à de nouveaux secteurs : services, informatique, etc.

Les plus enclins à réclamer une immigration massive sont toujours à chercher du côté du grand patronat. Tous les rapports publiés à Bruxelles, largement inspirés de "Business Europe" (le MEDEF européen), préconisent l'entrée en Europe dans les années qui viennent de millions de nouveaux travailleurs immigrés, accompagnés de leur famille. Les rapports hexagonaux du MEDEF vont dans le même sens, sans d'ailleurs tenir compte du fait que notre démographie est moins alarmiste que celle de nos voisins.

La clandestinité est un moyen pour les employeurs de faire plus encore pression sur les conditions salariales. Un travailleur sans-papier sera en effet contraint de tout accepter, comme d'être rémunéré 3,8 € de l'heure, comme l'exemple nous en a été donné dans certains restaurants.

Ne soyons donc pas naïfs. Etudions le problème en connaissance de cause, sans tomber dans le tout-compassionnel vers lequel souvent on nous pousse. Repérons l'hypocrisie là où elle se cache, notamment chez ces patrons qui feignent de découvrir que 10 de leurs employés étaient clandestins...

Sous la pression des associations de sans-papiers, qui mériteraient elles-aussi qu'on s'y intéresse de plus près, le gouvernement va régulariser "au cas par cas", en commençant par les quelques centaines de grévistes. Qu'il prenne garde à ce qu'il fait. Du cas par cas au systématique, il n'y a souvent qu'un pas, que le MEDEF et les autres le pousseront à franchir.

par Le Vrai Débat publié dans : Analyses
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Mercredi 23 avril 2008




Nous aurons largement de quoi revenir sur l'imposante révision de la Constitution qui s'annonce.

Mais un point retient aujourd'hui notre attention : la suppression de l'article 88-5, introduit en 2005, qui rendait obligatoire la consultation des Français par référendum avant tout nouvel élargissement de l'Union européenne.

Un élargissement pourra de nouveau être validé uniquement via consultation du parlement.

Il s'agit d'un recul démocratique et d'une trahison d'une promesse essentielle du président de la République.

Recul démocratique, parce que le champ du référendum régresse à nouveau. Traumatisées par le NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005, les élites politiques UMP comme PS ont en réalité décidé, sans le dire, de ne plus jamais consulter directement le peuple sur les questions qui comptent. On l'a vu sur le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne bis, en février dernier. On le voit cette fois-ci sur les élargissements de l'Europe à de nouveaux Etats membres.

Le peuple est en quelque sorte puni, puni d'avoir "mal voté" en 2005, d'avoir osé dire NON à un projet voulu par toute l'élite politique, économique et médiatique.

Trahison des promesses ensuite, parce qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'adhésion de la Turquie se cache derrière cette révision de la Constitution. Nicolas Sarkozy avait promis que la Turquie ne rejoindrait pas l'Union européenne. Il avait déjà commencé à trahir en ne stoppant pas les négociations d'adhésion, alors qu'il en avait la possibilité dès juin 2007, et de nouveau en décembre dernier. Cette fois, les choses sont claires : tout est fait en réalité pour que la Turquie adhère à terme à l'UE, selon le voeu d'ailleurs des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Les Français, dont on connaît l'hostilité à cette perspective, ne pourront pas s'exprimer. Ils devront accepter sans mot dire une décision approuvée par un parlement non représentatif.

La non-représentativité du parlement fera d'ailleurs l'objet d'un prochain article, du fait que le projet de révision constitutionnelle ne prévoit aucune modification des modes d'élection des députés à l'assemblée nationale, contrairement aux promesses de Nicolas Sarkozy...

par Le Vrai Débat publié dans : Analyses
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Lundi 21 avril 2008




La succession d'annonces gouvernementales ces derniers jours nous donne la désagréable impression que le mouvement de précarisation de la société s'accélère : déremboursements de médicaments, baisse des allocations familiales, stagnation des salaires, création de nouvelles taxes sur la consommation, dislocation des services publics,...


C'est un fait : pris dans la spirale infernale de la mondialisation débridée, qui met tout en concurrence, hommes, territoires, entreprises, fiscalités et modèles sociaux, l'Etat s'appauvrit. Entraînée avec lui dans ce mouvement infernal, la société tout entière connaît le même sort, ce qui se traduit par une baisse généralisée du pouvoir d'achat, une montée de la précarité et des inégalités.

Ce que nous vivons actuellement n'est que l'accélération des conséquences du choix qu'ont délibérément fait nos dirigeants politiques PS UMP ou UDF depuis 25 ans : celui de la mondialisation à tout-va, et de son catalyseur l'Europe de Bruxelles.
 
Voilà maintenant des années que le pouvoir d'achat stagne, que l'Etat régresse, que la solidarité perd de sa consistance. Mais ce que nous vivons depuis quelques temps montre que nous sommes entrés dans une nouvelle étape, plus dévastatrice encore.

Plus l'Etat s'échinera à se désarmer face à la mondialisation, plus il fera le choix de l'Union européenne et du libre-échange, plus il encouragera la concurrence totale avec l'ensemble des pays du monde, plus nous le verrons s'appauvrir, reculer et plus nous en paierons les conséquences.

Le choix du paradigme mondialiste, de la mondialisation intégrale nous a conduits au désastre. Non seulement, l'Etat et les services publics ont reculé, mais de surcroît ce choix politique ne s'est pas révélé judicieux d'un strict point de vue économique. En effet, plus nous "avançons" dans cette voie, plus la croissance mollit, plus nous décrochons face aux grandes puissances émergentes, et même face aux Etats-Unis qui ont su, eux, préserver leurs capacités de protection.

Il faut maintenant sortir de la spirale infernale. Cela implique de changer de paradigme, de sortir du tout mondialisation, du tout libéral. Cela suppose de redonner à l'Etat des marges de manoeuvre, et de reprendre à Bruxelles et aux institutions internationales financières ces outils qui nous manquent tant aujourd'hui : une politique commerciale pragmatique, qui avance mais qui sait aussi protéger, une politique industrielle digne de ce nom, et pas uniquement fondée sur le culte de la concurrence, une politique monétaire pragmatique, qui se fixe comme objectifs la croissance et la prospérité.

Cela implique de s'appuyer sur la nation, comme meilleure structure de mobilisation des énergies, de promotion des intérêts du pays, et de mise en oeuvre de la solidarité.

Sauront-ils reconnaître leur erreur et changer ? Ou faudra-t-il se passer d'eux et les changer ?...

par Le Vrai Débat publié dans : Dogmatisme libéral
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