A vos plumes

écrivez-nous !

levraidebat@gmail.com 

 

le TRAHISONOMETRE 

 

Pression sur les médias

Donnez votre avis !        

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Page d'accueil

Pourquoi ce site ?

 

PS UMP Modem, ils ont fait voter la Constitution européenne contre le peuple !

retour sur une belle mobilisation tous azimuts

Vendredi 18 avril 2008


Le président de la République signe aujourd’hui une tribune dans le Monde sur le dialogue social. Personne ne sait s’il agit par provocation (tant l’on sait que le dialogue social est bafoué depuis le début de son mandat ; ne comptons pas d’ailleurs sur des syndicats muselés et complices pour relever ce fait et s’en plaindre) ou par jalousie (le Président Chirac ayant publié cette semaine une autre tribune remarquée, on comprendrait volontiers, étant donné son caractère, que son successeur ne l’ait pas supporté et ait immédiatement senti le besoin de poster lui aussi un petit mot).

 

Cette incursion médiatique, ajoutée à celle, beaucoup plus conséquente et envahissante, prévue la semaine prochaine sur TF1 et France 2, confirme que le président de la République n’a décidément pas compris la leçon ni décidé de changer de stratégie : il continue de vouloir étouffer l’agenda médiatique en imposant en permanence ses thématiques, ses points de vue et en faisant débattre des questions dont lui-même veut bien parler.

 

Reste que les temps ont changé et que mai 2008 ne ressemblera que très peu à mai 2007. En effet, le président n’est plus dans la capacité de faire des annonces, surprenant les observateurs et rythmant le débat public, comme il le faisait à l’envi auparavant, jusqu'aux premiers temps de son mandat, mais est plutôt contraint, comme c’était le cas pour Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, de s’organiser des sessions de rattrapage et de préciser, reformuler, réorienter des annonces mal faites.

D’un point de vue purement communicationnel (ne parlons pas du fond, nous le décortiquons quotidiennement sur ce blog), cette stratégie est suicidaire parce qu’elle n’engendre que des effets déceptifs : en permanence, on stimule l’observateur, en lui promettant que la prochaine intervention va « enfin » permettre de remettre les choses dans le bon sens, qu’elle sera « le » nouveau départ, et qu’on verra bien de quel bois se chauffe le président. En créant autant d’attentes, on maximise les chances de décevoir son auditoire ; et en multipliant ce genre d’événements, on automatise la déception : on finit bien par ne plus y croire, les choses étant déjà jouées avant la prestation elle-même… C’est en quelque sorte la spirale infernale des annonces communicationnelles, sans plus aucun effet que de nuire à l’autorité de la parole présidentielle. Cette dernière se noie dans le bruit médiatique et finit par devenir complètement inaudible. Plus le président crie, moins on l’entend.

 

Bref, c’est cuit. 
par Le Vrai Débat publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

 



Un rapport de la Cour des comptes sur l'état catastrophique de notre système ferroviaire nous permet de mettre la lumière sur l'exemple typique d'un formidable ratage de l'Europe de Bruxelles et de son dogmatisme.

Tout commence il y a dix ans environ. A l'époque, la Commission européenne exige de la France la séparation de son système ferroviaire entre infrastructure et exploitation, afin de permettre l'ouverture du marché et la libéralisation.

L'Etat obtempère, et scinde la SNCF en SNCF (l'exploitant) et RFF (qui gère les infrastructures).

Rapidement, et fort logiquement, RFF se retrouve à la tête d'une dette abyssale. Dans le même temps, la SNCF se voit contrainte de payer à RFF des redevances de plus en plus élevées, ce qui se répercutera sur les tarifs.

Etouffé par sa dette, RFF pousse à la fermeture d'un maximum de lignes jugées non rentables, au détriment du service public et d'un aménagement équilibré du territoire. La SNCF quant à elle se prépare à l'ouverture du marché en "convergeant vers les prix standards européens", comprenez en augmentant sévérement, et très régulièrement, ses tarifs, alors qu'elle proposait il y a peu encore des prix qui faisaient pâlir de jalousie toute l'Europe du rail.

La situation est devenue si catastrophique aujourd'hui que la Cour des comptes tire le signal d'alarme, évoquant dans son rapport "une chute de la qualité du service", "de la ponctualité", alors que "la question de la sécurité pourrait bientôt se poser"...

Beau résultat. Nous avons bien convergé vers le modèle standard européen, et plus précisément le modèle britannique libéralisé qui avait vu pendant les années 1990 les accidents ferroviaires se multiplier et les prix grimper en flêche, avant que l'Etat ne se décide à remettre un peu d'ordre.

Aujourd'hui, la Cour des comptes fait toute une série de propositions, dont celle de réintéger RFF au sein de la SNCF, et de permettre à l'Etat de reprendre une partie de sa dette (13 milliards d'euros sur 28) afin de faciliter son remboursement via des conditions plus intéressantes que celles dont peut bénéficier l'établissement public RFF.

Il faut aller dans ce sens, ajoute Philippe Seguin, premier président de la Cour des comptes, "quitte à se faire taper sur les doigts par Bruxelles".

Et c'est bien là que le bât blesse.
L'Europe de Bruxelles ne nous autorisera pas à faire ces réformes de bon sens. Au nom de sa folle "concurrence libre et non faussée". Au nom de son dogmatisme et de sa volonté de tout régenter, au détriment bien souvent de la qualité du service public et de nos portefeuilles !

Crions haut et fort cette vérité sur l'Union européenne, que beaucoup de citoyens français et européens ont commencé à ressentir, même confusément ! L'Europe de Bruxelles qu'on nous vend est une arnaque, ni plus ni moins. Elle nous coûte même chaque année 3 milliards d'euros de plus qu'elle nous rapporte, et ce chiffre record va continuer de grimper avec les élargissements.
Impossible de le dire dans les grands médias, et pas possible de voter en ce sens sans que le Système ne reprenne la main (cf la Constitution Giscard qu'on nous a faite repasser par la petite porte du parlement en février dernier alors que 55% des Français l'avaient repoussée en mai 2005 !).

Mais sur la Toile, dans nos familles, dans nos usines, nos bureaux, il est encore possible d'écrire, de parler, de débattre, de convaincre.

L'exemple du rail nous donne une nouvelle occasion de le faire. Pour construire un autre système économique plus juste et plus efficace (parce que là-dessus aussi, bravo l'Europe !, plus on "avance", plus la croissance recule et la précarité augmente), il faut commencer par abattre l'ancien. L'Europe de Bruxelles en est la clé de voûte.

 

par Le Vrai Débat publié dans : Europe
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Lundi 14 avril 2008




Trop c'est trop. Monsieur le président, c'en est assez.

Trop de com', trop de mise en scène, pour tenter de rebondir alors que le soutien populaire vous a échappé.

Ce soir, vous accueilliez sur le tarmac de l'aéroport les libérés du Ponant, revenus de leur prise d'otage.

Demain, vous assisterez sans doute à tel ou tel enterrement, la larme à l'oeil.

Lundi prochain, vous monopoliserez les antennes pour tenter de vous refaire une santé sondagière. Les 5 journalistes en face de vous auront sans doute pour consigne d'être plus incisifs en apparence que le pathétique duo Chabot/PPDA de la dernière fois, histoire que la manipulation ne soit plus aussi grossièrement visible...mais dans le fond, vous connaitrez bien sûr les questions à l'avance, et cette émission n'aura comme seul objectif que de vous mettre en avant.

Mais que croyez-vous donc ? Qu'à force de com', de session de rattrapage, de coup médiatique tous les 2 jours vous parviendrez à retrouver les faveurs des Français ?

Et bien non.
Le signal que vous envoient les Français, dans les urnes en mars dernier, et dans les sondages depuis des mois, est très clair et plus profond que cela : ils sont terriblement déçus. Votre politique ne correspond en aucune façon à vos promesses de campagne.

Vous nous aviez promis la fierté nationale retrouvée, vous nous faites honte comme jamais. Pire, vous avez atteint la France au coeur en trainant dans la boue la fonction suprême de notre République.

Vous nous aviez promis le pouvoir d'achat, nous avons l'austérité salariale, la précarité et l'explosion des prix, sans que vous ne trouviez rien de mieux à faire que de vous octoyer un triplement de salaire !

Vous nous aviez promis le respect du NON à la Constitution européenne, vous nous l'avez resservie par la petite porte du parlement, en février dernier.

Vous nous aviez promis l'"Etat irréprochable", vous mêlez allégrement intérêts de l'Etat et intérêts financiers des grandes fortunes de ce pays, vos "frères", et vous vous affichez lors de chaque voyage officiel avec Patrick Balkany, qui correspond à ce que notre Système politique produit de pire.

Vous nous aviez annoncé la "rupture", nous héritons d'une politique des plus classiques, faite de libéralisme à la sauce européenne et de désengagement généralisé de l'Etat, à l'instar de ce qu'ont fait gauche et droite depuis 25 ans, avec les résultats qu'on connaît.

Monsieur le président, c'est tout cela (et d'autres choses encore !) que les Français vous reprochent. Votre course permanente à la communication n'y pourra rien changer. N'espérez pas vous "relancer" sans changer sur le fond.

Vous nous fatiguez.

par Le Vrai Débat publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander

Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif de citoyens (actifs, étudiants)
décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle.
Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier.

Nos partenaires :
 
 Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet
Blog référencé par Marianne2007.info
yahoo actualités présidentielle 2007 recommande sitoyen.fr pour comparer votre candidat
 
 
 
1

 

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus