A vos plumes

écrivez-nous !

levraidebat@gmail.com 

 

le TRAHISONOMETRE 

 

Pression sur les médias

Donnez votre avis !        

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Samedi 3 mai 2008





A l'heure du premier anniversaire de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, la plupart des analystes tombent d'accord sur l'échec absolu de cette première année : promesses non tenues (cf le trahisonomètre sur ce site), style désastreux, politique étrangère alignée sur Washington, poursuite de la politique dogmatique de Bruxelles, contournement de la démocratie via le vote au parlement de la Constitution européenne rejetée en 2005...

Certains de ces analystes les plus lucides vont jusqu'à demander au président de quitter ses fonctions, pour cause d'inaptitude manifeste à les exercer. Inutile en effet de revenir là-dessus, chacun l'a maintenant remarqué : Nicolas Sarkozy n'a pas les capacités intellectuelles et morales pour occuper la fonction suprême.

"Il faut qu'il parte" écrit donc par exemple Sébastien Lapaque, pour reprendre le titre du dernier essai de cet écrivain classé "à droite". Nous sommes bien d'accord, et nous l'avions écrit il y a bien longtemps. Nous avions même perçu, sans grand mérite, et bien avant son élection, le désastre que constituerait une victoire de Nicolas Sarkozy.

Nous serions cependant plutôt tentés d'écrire "Il faut qu'ils partent", au pluriel. Pourquoi le pluriel ? Parce que le problème ne se résume malheureusement pas à Nicolas Sarkozy, ni même à l'UMP. C'est tout un Système qui échoue, au point d'être plus que jamais rejeté par les Français dans les sondages. Oui, il faut qu'ils partent, tous. Tous, ce sont ces multiples petits barons du Système, du PS, de l'UMP, du Modem, mais aussi des grands médias, qui ont confisqué la démocratie et imposent à la France une politique qui échoue, qui rabaisse le pays, l'appauvrit, et creuse les inégalités. Une politique qui va toujours à sens unique, sous couvert d'un débat factice.

Il n'y a rien à attendre d'un Nicolas Sarkozy, bien sûr. Mais que peut-on espérer d'une Ségolène Royal, d'un François Bayrou, d'un François Fillon, d'un DSK, d'un Manuel Valls, d'un Jean-François Copé ou d'un Bertrand Delanoë ? Rien, absolument rien. Et tout le monde le sait, ou le sent. Tout le monde le perçoit au regard de l'expérience de ces 25 dernières années, et du vide intégral que représentent ces 3 machines juste bonnes à voter au parlement les dizaines de directives qui nous viennent chaque année de Bruxelles, représentant 80% de nos lois, sans jamais l'avouer aux Français.

Il n'y a qu'une seule chose à espérer : que la chute de Nicolas Sarkozy signe la mort de ce Système, d'une façon ou d'une autre, qu'aucun d'entre nous ne pourrait aujourd'hui prédire. Par sa vulgarité, sa nullité, son esprit de cour et son mépris de la démocratie, le sarkozysme est une caricature du Système. Or l'histoire nous a souvent montré que tout grand mouvement passait toujours avant de mourir par une phase de folie, d'exacerbation de ses caractéristiques, telle l'étoile qui devient géante rouge juste avant de s'éteindre, ou la réaction nobiliaire juste avant la Révolution française.

Dans la même veine, avant de mourir, le baroque a donné le rococo, caricature de lui-même. Espérons que le sarkozysme sera le rococo du Système, et continuons d'oeuvrer en ce sens...

par Le Vrai Débat publié dans : Analyses
ajouter un commentaire commentaires (25)    recommander

Commentaires

D'accord, mais il faudra aller voir ailleurs dès les prochaines élections, et surtout préparer 2012, ou avant s'il se passait quelque chose...
J'espère la naissance d'un grand parti de transformation autour de Mélenchon, mais je regarde aussi de plus en plus du côté de Marine, qui dit des choses que je trouve de plus en plus justes, et fait des propositions différentes, notamment sur l'économie, le commerce mondial.
commentaire n° : 1 posté par : Maxou le: 03/05/2008 17:45:22
Hélas il n'y a personnes our reprendre un flambeau éteint et tenter de rallumer la flamme la vraie de la république et de la démocratie.
Nos hommes politiques ont atteint un degré de nullité épouvantable. Corrompus comme ceux des pays africains ils ont les idées de leurss corrupteurs (voir le CAC 40 et les annexes du Medef) Et ceux qui ne sont pas (encore) corrompus ont un qui tellement faible que les corrupteurs préfèrent ne pas s'appuyer sur eux de peur qu'ils fassent capoter les projets des corrupteurs.

ALORS ?

CÉLINE disait : " Entre le pénis et les mathématiques ...il n'existe rien ! C'est le vide "

commentaire n° : 2 posté par : peyo le: 03/05/2008 18:18:32
@ Maxou:
Préparer 2012 avec Mélenchon... et Marine ?????
J'ai pas compris le lien! Un cocktail, en sorte...??!!!
Et pour faire quoi???... avec les règles de la Ve Rep??? Quel bordel! Je n'ose imaginer le pastis!... ou alors faut m'expliquer.
commentaire n° : 3 posté par : marcel le: 03/05/2008 22:04:18
Le sarkozysme écrivez-vous? C'est bien trop d'honneur que d'imaginer qu'il existe un système cohérent chez cet (ces) individu. Ce jour, la nouvelle idée en verve c'est " Ca y est! Nicolas Sarkozy a réussi à enfiler ses habits de président"...sous entendu "jusqu'alors ils étaient trop grand pour lui".
En réalité, je crois que l'électorat français a atteint un tel niveau de rejet du politique qu'il est capable de nous servir un Berlusconi adoubé par un Fini. Que font les goulus du PS en ce moment, si ce n'est entreprendre l'irréparable au nom de leur intérêts bien compris?
Décidément, le cas français est grave; il y avait jadis l'exception française; les héritiers des fondateurs de cette exception ont tourné la page de manière obsène.
Les voilà les hyper modernes, les pressés de réussite, les jouisseurs de l'instant, les cumulards de fantaisies et les fracasseurs de l'avenir (des autres).
Sarkozysme? Non, cela est seulement de l'indécence portée à la puissance 10.
commentaire n° : 4 posté par : Gège le: 03/05/2008 22:29:12
Le sarkozysme n'est pas un style de régime mais une nouvelle manière de paraitre, façon "pipole", ça manquait au tableau après le showbizz, le cinéma et les possédants, les ceusses qui ont vraiment le fric, il fallait bien que l'arriviste se croit faisant parti des gens là, d'ailleurs il en fréquente beaucoup...
En ce qui concerne ceux qui n'ont plus de socialistes que le nom, à l'heure actuelle, ils n'ont d'autre but que d'être calife à la place du calife, tiens tiens, ça m'en rappelle un autre...
commentaire n° : 5 posté par : ELECTRO le: 03/05/2008 23:06:29

Vous dites la vérité. En cela, vous êtes révolutionnaire. Dieu vous garde! Merci pour ce site.

commentaire n° : 6 posté par : rocco le: 03/05/2008 23:36:33

les francais se sont mis le doigt dans l oeil en 2007. ils n ont jamais autant cru en qqun depuis 1981. la deception n en est que pire.

commentaire n° : 7 posté par : gigi le: 04/05/2008 01:29:38
Petit rappel : seuls 53% des suffrages exprimés ont permis l'election de ce gugusse ce qui ne représente pas, loin de là, la majorité des français...hélas (ter) sic
commentaire n° : 8 posté par : ELECTRO le: 04/05/2008 01:39:35
Pour tenter de comprendre l'erreur (la faute?) de l'électorat français en 2007, certes comme le rappelle ELECTRO minotitaire, lire l'article d' Anne-Cecile Robert dans le Monde diplomatique de mai 2008, page 3.
Bon dimanche à tous!
commentaire n° : 9 posté par : Clo-Clo le: 04/05/2008 07:44:31
Meme si ce simulacre de pouvoir rèspèctable pour la croyance des population soumises de ces états occidenteaux ,resemble plus aujourd'hui  a un gugnol usé,je ne vois pas en revanche  ce qui maintenant ,pourrait protéger la populasse obsolète (formée de travailleurs qui en douce créaient autrefois  les vrais richesses réelles )contre une phase finale mais évidente qui risque de passer d'une tutelle institutionelle (raket et fausses redistributions )a  un" asistanat" intenable(paix sociale ), puis subitement  par une phase de " diète drastique" induite par "une faillite  préméditée du système de ponction généralisé qui a maintenant renonsé a sa dignité ", pour ponctioner cette fois ci le monde entier par les divèrse stratégies subtiles" de l'invèstissement de confiance " ce qui  bien sur doit passer  par l'aboutissement de ces manoeuvres a une "situation houleuse et salvatrice "qui défigurera le passé,au point d'imposer naturellement la traditionelle structure des pays colonisés par les nantis virtuels ?
Cela resemble a la guerre  triomphale qui a fait tomber les pays socialistes de par le monde ?
Meme si l'idéologie n'y est plus,le principe rèste le meme :canibales et tueurs de libèrtés ,voir génocidaires par intérets matèriels ?
A qui peut'on faire confiance dans un tel contexte ?
Peut etre qu'a nous meme ?
commentaire n° : 10 posté par : UN chouka le: 04/05/2008 09:23:56

Pour ma part, soit apparait un géni politique, un patriote charismatique qui raflera les voix de la droite et de la gauche (il parait que ce concept d'oposition existe encore....personnellement, je ne vois pas la différence, les deux mangeant du caviar dans la même gamelle...), soit je voterais à gauche au prochaines élections.
Oui, à gauche. Comme ça, je suis certaine que la débacle arrivera encore plus vite, et qu'enfin, après l'explosion du système, les français prendront leur vie à bras le corps.

commentaire n° : 11 posté par : crozonztte le: 04/05/2008 10:51:28
Ces 53% de suffrages exprimés que les partis UMPPS et les médias raccourcissent à l'expression des Français mme courrent .....!
On estime (pas moi, le ministre de l'Intérieur) qu'il y a entre 15 et 20 Ù de Français des deux sexes qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales.
Supposons qu'il n'y en ait que 15% de Français(es) non inscrit(e)s. Il y en a donc 85 % d'inscrits mais selon le ministère de l'intérieur (allez voir sur son site) 84% d'iceux et icelles ont voté.
84% de 85 donne 71,40 et toujours selon le M.I 96% des suffrages ont été validés soit donc 96% de 71,4 = 68,54 % des français et francaises
53% de ces suffrages ont été pour N.S soit 53% de 68,54 = 36,33 ù des français en age de voter !
Un peu moins de 1 sur 3 !
Il y a donc 2 français sur 3 qui ne sont pas des addicts de l'AJT (abréviation de Nicolas Sarkozy, l'agité)
C'est rassurant et ÇA ME REMONTE LE MORAL.
Tout reste à faire cependant virer Bling bling et son équipe de dorés sur tranches, sortir de l'Europe, supprimer toutes les niches fiscales, simplifier LES LÉGISLATIONS (quand on voit le volume du Code du travail après nettoyage on ne peut que craindre pour l'avenir du travail. Et pour avoir fréquenter professionnellement le Code de la Route pendant plusieurs années on est consterné ! j'en arrive à prétendre que le plus grand fléau en France fut ....l'invention de l'imprimerie ! Après Michel Debré inventeur de l'ENA.
Pourquooi faire simple quand ça occuppe les Énarques pour faire compliqué ?
commentaire n° : 12 posté par : peyo le: 04/05/2008 14:42:30
C'est marrant, vous voulez "les" faire partir, mais QUI les fera partir, comment, et surtout, vous les remplacez par QUI ???? Bien sûr, l'idéal, ce serait moi-même, mais qui en sera convaincu ???
commentaire n° : 13 posté par : Christian Aza�s le: 04/05/2008 16:47:15
Vous reconaitrez tout de meme que les politiciens et "leurs tèchniciens ",sont tout de meme des gens qui connaisent leurs boulot pour mettre les citoyens dans une situation de pagaille comme celle que nous vivons ?
Enfin ,pour ce que j'en dis ;-)
commentaire n° : 14 posté par : UN chouka le: 04/05/2008 19:44:19
Tout à fait d'accord avec Marcel sur sa réponse à Maxou. Ce dernier regarde en même temps du côté de Marine Le Pen et du côté de Mélenchon. C'est quelque peu surprenant et cela montre que les gens sont complètement déboussolés.  OK, on atteint l'abime avec Sarko, mais le problème, c'est que dans le système mondialisé que nous vivons, les politiques ne maîtrisent rien et n'ont pas de réel pouvoir, à part le pouvoir de garder leurs privilèges (ex : pas touche à leurs retraites => voir le montant de la retraite que va toucher Fillon). Mais, il faut être lucide, les propositions du front national mèneraient à l'effondrement du pays. Quant à la grande force véritablement de gauche, c'est l'arlésienne !  
commentaire n° : 15 posté par : sergiozz le: 04/05/2008 22:22:20

Un an déjà de de Sarkofrance : Bling Blang Bing

Un an de régime sarkozyste. Tant de bourdes qu'on avait déjà oubliées...

 

Cela fait donc un an. Un an que Nicolas Sarkozy a été élu Président. A regarder les 52 semaines écoulées depuis le 6 mai, on se demande ce que Nicolas Sarkozy a pu nous épargner. Retour en arrière, en 52 constats.


1ère semaine: le germe du Bling Bling

Il commence son mandat en beauté: le Fouquet's, la Concorde version Neuilly-France Dimanche, puis l'escapade à Malte, en yacht & jet privé prêté par l'ami Bolloré, un bon sondage qui dit que les Français ne sont pas choqués, commenté dans le Figaro par Anne Fulda. Ces symboles sont prémonitoires d'un comportement Bling Bling génétique, que l'opinion publique ne percevra que plus tard.

2nde semaine: l'intronisation : Nicolas SARKOZY est intronisé, son gouvernement nommé, la gauche dynamitée. On entend déjà Martin Hirsch se plaindre des futures franchises médicales. Le Figaro s'interroge sur la découpe du Ministère de l'Economie en trois segments (Travail, Emploi et Budget).

3ème semaine: état de grâce

Sarkozy modère déjà quelques unes de ses promesses de campagne. La défiscalisation des heures supplémentaires sera partielle; le service minimum également. Mais la presse n'en a cure. Elle jouit à pleines pages: "une famille d'aujourd'hui à l'Elysée" (PARIS MATCH, 22 mai), "Façon Kennedy ou Grimaldi, le glamour s'invite sous les ors de la République avec un président qui ne veut rien laisser au hasard" (VSD 23 mai), "Large victoire de la droite attendue aux législatives" (LE FIGARO, 21 mai) ou "le style SARKOZY séduit les Français" (LE FIGARO 25 mai) ; "La révolution SARKOZY" (l'EXPRESS , 24 mai)

4ème semaine: les deux erreurs de Sarkozy

Sarkozy gagne son pari européen : il décroche un mini-traité "simplifié" mais incompréhensible. Il commet ses deux premières erreurs politiques. Le paquet fiscal est en route, on sait qu'il va creuser les déficits. Les peines planchers sont lancées, on sait que les prisons sont engorgées.
5ème semaine: le danger des pleins pouvoirs

Le 10 juin, 67 ans après un autre funeste 10 juin, on est en droit de s'inquiéter sur les futurs pleins pouvoirs du Président. Les élections législatives s'annoncent gagnées. La droite se pavane...

6ème semaine: sursaut démocratique

... Mais quelques jours plus tard, la droite déchante. L'électorat sarkozyste ne s'est pas mobilisé. L'opposition a frôlé la disparition institutionnelle. Sarkozy s'est montré ivre (ou stressé) au G8, dans une video vue 12 millions de fois en 5 jours.

7ème semaine: course de vitesse

Il se confie: il veut vider le centre gauche, comme il a vidé l'extrême droite. Et pour ce faire, il adapte son (second) gouvernement Fillon : une secrétaire au Droits de l'Homme inexpérimentée mais noire; un libéral socialiste alsacien à la francophonie, une beurette laïque sous les ordres d'une Catho & Soumise. Nous lui souhaitons d'aller vite, très vite: "La seule véritable chance de ce pays est d'avoir un Président qui veut aller vite. Plus vite il ira, plus vite les malentendus se dissiperont."

8ème semaine: toutes des salopes

"Cloporte", "résidus", "salope", l'insulte fusent chez les sarko-boys. Sarkozy laisse déjà les autres gérer l'intendance de ses promesses : la vente de 5% de France Télécom pour se payer un second porte-avion, l'absence de coup de pouce au SMIC la suppression de 10 000 postes de fonctionnaires à l'Education Nationale.

9ème semaine : lettre à mes amis sarkozystes

Un mois s'est écoulé depuis l'élection. Il est temps de s'adresser à mes amis sarkozystes, de leur faire remarquer que les premières mesures annoncées sont socialement pénibles et financièrement désastreuses.
10ème semaine : Gosplan

Sarkozy apparaît comme et aux allocations chômage, un président d'inspiration libérale qui veut gérer le pays comme on gérait le Gosplan dans les années 1950 en Union soviétique : il veut contrôler la BCE, creuse les déficits de son paquet fiscal, et brusque sa (nouvelle) majorité UMP qui redresse son bouclier fiscal (de 39 à 50%). En quelques semaines à peine, il ruine son crédit de compétence et de concertation.

11ème semaine: "communication hypocrite"

Cette semaine débute avec les petits fours du 14 juillet et se termine dans la repentance. Cécilia, dans ses derniers jours d'apparence en épouse réconciliée avec son adultérin de mari, a soigné la fête. Overdose de communication, et ... de commissions: Sarkozy semble créer autant de commissions, comités, et consultations qu'il a fait de promesses électorales.

12ème semaine : "la honte"

L'Hyper-Président envoie sa femme récupérer les infirmières bulgares en Libye, puis va signer un accord de défense et de livraison d'un réacteur nucléaire ; la dictature libyenne. Pour son premier déplacement, il va expliquer à Dakar "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire."

13ème semaine: "promesses tenues"

La session extraordinaire du Parlement est bouclée. Sarkozy a satisfait son électorat de droite: loi sur la récidive et la délinquance des mineurs et paquet fiscal sont votés. Exit la promesse d'équilibre budgétaire. Nous sommes en août, Sarkozy a grillé ses cartouches budgétaires avant la crise des subprimes. Il part en vacances dorées aux Etats Unis. "Ami Sarkozyste, où es tu ?" demandais-je pour la première fois.

14ème semaine : "l'éthique à l'épreuve"

A Amiens, un jeudi matin d'août vers 7h45, un jeune clandestin russe du nom d'Ivan saute par le fenêtre pour échapper à la police. Quelques intellectuels africains expliquent à Sarkozy (et Henri Guaino) qu'ils n'ont que faire de ses conseils racistes. La Sarkofrance n'est plus décomplexée. Je commence à vraiment chercher mon ami Sarkozyste.

15ème semaine : "expulsions"

Le premier été de Sarkozy Président s'achève. Après le yacht maltais, la villa américaine du New Hampshire. Il faudra s'habituer. Les médias y sont déjà accrochés. Le couple présidentiel est plus que jamais un sujet de la presse people (Cécilia, Cécilia, Cécilia ). Les expulsions continuent.

16ème semaine : "recours à la victime"

Les derniers chiffres de la croissance la crise boursière venue des Etats Unisont achevé de convaincre les indécis que les prévisions annuelles du gouvernement ne tiendront pas. L'opposition attendait ce retour de vacances pour interroger Cécilia Sarkozy l'affaire libyenne. Le tout premier sondage révèlait que les Français ne sont pas dupes sur leur pouvoir d'achat. Mais Sarkozy sort son joker : "la victime." La victime (de crimes sexuels) n'est pas assez considérée. Il faut juger les fous ! Belle diversion quand les nuages économiques s'amoncellent.

17ème semaine : "essoufflement ?"

Rentrant de vacances, Sarkozy semble essoufflé. Il parle aux 180 ambassadeurs de France, pour sa rentrée, puis à l'université d'été du Medef.

18ème semaine : "gouvernement de bleus"

Les couacs et autres approximations gouvernementaux se multiplient. Les Bleus sont au pouvoir :

Bernard Laporte a fait lire la lettre de Guy Moquet aux Bleus quelques heures avant leur match contre l'Argentine, lecture fatadique d'après certains. Fadela Amara ouvre un skyblog pour parler de son plan "anti-glandouille" pour la banlieue. Rama Yade perd ses nerfs, Christine Lagarde évoque un "plan de rigueur" pour les fonctionnaires. Un tiers du cabinet de Rachida Dati n'a pas supporté plus de 3 mois l'autoritarisme de son ministre.

19ème semaine : les blogs se radicalisent

La blogosphère vigilante se radicalise et se regroupe. "4 mois après le 7 mai, et cette élection présidentielle, les blogs s'énervent contre la Sarkofrance et son président."

20ème semaine : A-D-N

"Aucun sujet n'est tabou" déclaré Brice Hortefeux à l'Assemblée Nationale en cette fin septembre. L'amendement Mariani qui propose des tests ADN aux candidats immigrés au regroupement familial ne sert à rien sinon à vexer.

21ème semaine : accélérer pour ne pas trébucher

Pour la première fois depuis le 7 mai, la presse se fait l'écho de ses premiers échecs, de sa nervosité croissante en public. Paradoxalement, Sarkozy tient ses promesses de moyens, pas de résultat.

22ème semaine : merci Sarko

La personnalité du président devient sujet de conversation: rumeur de séparation, tics nerveux, etc. Finalement, il n'a pas tant changé que cela. C'est la vraie fin de l'état de grâce.

23ème semaine : les digues ont sauté

Candidat, Sarkozy appelait cela la "rupture." Maintenant qu'il est Président, les digues républicaines ne peuvent que sauter: la création d'un Ministère de l'identité nationale entraîne les tests ADN. La commission Attali récemment installée veut débrider la croissance française. Même le mythe de sa famille recomposée lui a pété dans les mains. Cécilia l'a quitté.

24ème semaine : semaine noire pour NS

Elle est partie. Il a fallu le confirmer. Sarkozy déprime.

25ème semaine : "mensonges d'Etat"

Rachida Dati a menti sur ses diplômes, le divorce Cécilia-Nicolas était en place depuis avril.

26ème semaine : "régime spécial"

Sarkozy s'augmente de 172%; la délocalisation du Conseil des Ministres en Corse mobilise 2 Airbus et 2 000 CRS ; les députés ont finalement accepté de réformer leur propre régime spécial de retraite ; et Rachida Dati laisse le Parquet s'opposer ; une enquête contre le nouveau secrétaire d'Etat au Sport.

27ème semaine : "effet boomerang"

La stratégie politique de Sarkozy est-elle en passe de devenir contreproductive ? On est en droit de s'interroger : le nombre de réformes réellement engagé est finalement très faible (même pour l'UMP).

28ème semaine : "infection de mythes"

Un triste Arche de Zoé fait parler de lui, tout comme une réforme des retraites mal préparée. L'efficacité du Président est mise en doute jusque dans les sondages.

29ème semaine : "la démocratie a une fin"

Le Président élu depuis 6 moins a écrasé tous ses rivaux institutionnels: les députés se taisent. Les ministres sont des porte-paroles. Le premier Ministre un exécutant. La justice se tait et la presse aussi. La France contemple l'action du Président, ses émotions, ses coups de gueule et ses accès de sincérité : "personne ne me résiste" a-t-il déclaré aux journalistes des Echos, Nicolas Sarkozy vit ses dernières heures d'omnipuissance.

30ème semaine : ruptures ?

La rupture n'est pas là où on l'attendait: aucune rupture en banlieue (Villiers Le Bel s'enflamme); aucune rupture dans la pratique politique (la langue de bois se répète); aucune rupture pour le pouvoir d'achat (il ne décolle pas).

31ème semaine : "premiers départs"

Noël approche, les promesses sont loin. La venue de Kadhafi en grandes pompes, le jour du 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme des Nations Unis, est la goutte d'eau qui fait déborder le vase des promesses éthiques.

32ème semaine : "l'humiliation"

Kadhafi vient de partir, après avoir saccagé l'amour propre de la majorité. le mythe d'une confiance retrouvée est définitivement tombé : le spectre de la crise de 1929 revient. Mais Sarkozy se trouve une nouvelle compagne à Eurodisney, Carla Bruni.

33ème semaine : "retournement médiatique"

La presse s'emballe, le Bling Bling repart. Nicolas et Carla font les une des magazines. La France découvre un Président qui veut prendre du bon temps.

34ème semaine : la rupture n'est pas là

Nicolas n'a pas changé. La vraie rupture est dans la pratique présidentielle: Sarkozy n'a pas le ridicule de Giscard. Mais il nous fait regretter le grand De Gaulle, le sphinx Mitterrand et même l'immobile Chirac

35ème semaine : "résistance médiatique"

On aurait pu croire que la trève de Noël aurait refroidi les impatiences de la presse, que les différentes diversions présidentielles auraient servi. Elles ont été nombreuses : une nouvelle compagne, des vacances "people" à Louxor, un carnet de notes pour ministres, un ciblage contre les "chômeurs-fraudeurs", des voeux vainement modernisés. La technique du vacarme a joué à plein.

36ème semaine : "problème de comportement"

L'expression est de Cécilia Sarkozy, dans le livre contesté d'Anna Bitton publié le 11 janvier. "Nicolas Sarkozy a un réel problème de comportement". On le savait nerveux, agressif contre ses contradictoires. On l'a découvert capable de s'enflammer, de s'exhiber comme un garçonnet fier de son nouveau jouet. "Et pourtant, il a la bombe !" s'exclame un ami blogueur.

37ème semaine : la politique de la culotte

Président Bling Bling ? Bing bing dans la Présidence ! Un sondage de fin de semaine l'annonce moins populaire que son premier ministre. C'est donc un problème de comportement, et/ou une question de responsabilité. Nicolas Sarkozy est devenu inaudible (chez les pêcheurs, sur la religion, à propos du pouvoir d'achat). Chacune de ses interventions fait long feu.

38ème semaine : mauvais goût

Le Président est devenu le handicap de sa majorité, à peine 9 mois après son élection. La majorité parlementaire ne se gêne pas pour grogner, à la marge certes.Les candidats UMP aux élections municipales cachent leur appartenance au camp présidentiel

39ème semaine: Alzheimer

L'équipe gouvernementale fait feu de tout bois pour rassurer l'électeur, à quelques semaines des élections mnicipales: retraites revalorisées au-delà des 1,1% prévus ; soutien public à l'usine d'Arcelor-Mittal; débloquage de 250 millions pour les sans-abris. Le Sarkozysme se transformerait-il en une entreprise clientéliste ?

40ème semaine: "président anxiogène"

On sait ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait. On se demande surtout ce qu'il va faire. Qu'il s'agisse de sa vie privée ou de son action politique, Nicolas Sarkozy inquiète. Il paraît fébrile ou nerveux. Sarkozy ne sait pas prendre du recul. Il corrige sa trajectoire en courant. Il change de direction sans ralentir. La base UMP est déboussolée. La discorde enfle entre les ministres.

41ème semaine: Fillon président en 2012 ?

Surprenant retournement, le premier ministre devient le dirigeant préféré des Français. Pour défendre leur président en détresse, les sarkozystes tentent de riposter avec la théorie du complot.

42ème semaine : droite complexée

Cette semaine, Nicolas Sarkozy a fait sonner la charge. Plainte contre un blogueur, Rama Yade qui crie au racisme, méthodes de la STASI, Laurent Wauquiez nous traite de terroristes, journaliste entendu par la police. Roger Karoutch a raison, la période actuelle ressemble de plus en plus aux années trente... Il y a même des ministres mis en examen pour détournement de fonds.

43ème semaine : populisme présidentiel

Le Conseil Constitutionnel invalide la rétro-activité demandée par Rachida Dati dans sa loi sur la rétention de sûreté. Qu'importe, le président qui fait appel au "peuple" contre les "élites", l'opposition accusée d'indulgence criminelle, une députée UMP demande une loi d'exception.

44ème semaine : Sarkozy sait il travailler ?

Sarkozy a fini par être noté par 45 millions d'électeurs. Au 1er tour des élections municipales, les candidats de la majorité ont recueilli 40% des suffrages. Déroute ? Sarkozy continue de mitrailler de ses annonces. On ne l'écoute plus.

45ème semaine: je ne vous ai pas compris

Dimanche 16 mars au soir, les équipes présidentielles ont usé de toutes les ficelles pour nier une sanction électorale. Nicolas Sarkozy n'a retenu qu'une leçon de ses difficultés sondagières : l'électorat frontiste l'a lâché. Il doit se droitiser

46ème semaine : Nicolas a fait Bling

Nicolas continue son "agitation immobile": comme s'il craignait d'affronter la réalité, et surtout sa révélation aux Français, il multiplie les leurres : nomination d'un jeune conseiller spécial "anti-rumeur"; inauguration d'un porte-avion nucléaire, réforme des institutions, célébration d'un résistant, etc...

47ème semaine : la normalisation

Fillon est devenu premier ministre. Cette semaine, il a bien fallu annoncer les mauvaises nouvelles : les comptes 2007 sont mauvais; les prévisions pour 2008 sont faiblardes; et les grandes promesses fiscales et sociales sont enterrées sine die.

48ème semaine : rigueur inachevée

Le moral des ménages est peut être au plus bas depuis 21 ans, mais la droite s'impatiente. Où Sarkozy va-t-il tailler ? Trois actions sociales sont touchées : l'accès au logement social ; les dépenses de santé; et les emplois aidés.

49ème semaine : "chef de clan"

Après l'annonce de son plan d'économies, Sarkozy se fait discret. Il a servi son clan. La seule mesure populaire, la défiscalisation des heures supplémentaires, a été évaluée cette semaine : inefficace et coûteuse.

50ème semaine : "droite "snif snif"

Malheureusement, la réalité rattrape le Président : une semaine de couacs gouvernementaux (carte famille nombreuse, déremboursement des frais d'optique, sanctions contre les chômeurs, etc) a donné à la majorité présidentielle un nouveau surnom : la droite snif snif. Sarkozy doit parler aux Français.
51ème semaine : question de franchise

A l'issue d'une belle intervention télévisée de 280 000 euros, Nicolas Sarkozy abuse de la franchise politique ("ne me jugez pas avant 2012") et invente la franchise sociale : même le Revenu de Solidarité Active sera ainsi financé par des économies sur la "prime pour l'emploi."

52ème semaine : la realpolitik au plus bas.

Le Président termine son année en beauté : un voyage au soleil, officiel cette fois, Carla Bruni à son bras, pour célébrer les progrès démocratiques du coin, vendre un peu de nucléaire et signer quelques accords commerciaux.


Un an déjà.

Ami Sarkozyste, où es-tu ? (Marianne2.fr)

commentaire n° : 16 posté par : Maurice le: 04/05/2008 23:10:13
Légitime et décapant éphéméride de l'an sarkozien. Merci "Maurice" de réactiver notre mémoire, car l'un des critères de la gouailles et de l'imposture sarkozyste est justement dans cette faculté des "gens" à oublier l'essentiel. On sait que grace à nos médias vautrés dans la soumission (à quelques exceptions près peut être), la durée de vie d'une information ne dépasse pas 2 jours.
commentaire n° : 17 posté par : Gège le: 05/05/2008 07:21:08

La déception est à la hauteur des  espoirs forts inspirés par not' grand tribun. Emporté par sa faconde avec effets de manche qui vont avec, il a apparamment fait naître un mouvement dans le peuple en faveur de réformes dites salvatrices, celui qui emporte une foule en attente d'un sauveur, d'un jésus christu, un De Gaulle nouveau.
Le citoyen français n'aspire qu'à être gouverné et dirigé "à tout prix" comme l'enfant réclame le soutien confortable d'un père fort au sein de sa famille.
Il y a quelques commentaires qui vont dans ce sens: la recherche ou l'attente de l'Homme providenciel, le messie.

Manifestement Narkozy n'a répondu pas à leurs attentes.
Et les voila bien malheureux, maintenant... et d'attendre 2012!
Il n'y a rien à attendre de cette Ve République-là.
Tous les hommes politiques y ont pris leurs marques et leur carrière. Dans l'histoire politique, c'est toujours le citoyen le dindon de la farce. Un coup la droite, un coup la gauche. Et l'électeur est encore pris pour un con, parce qu'il se laisse berner par les sirènes de leurs séduisantes promesses.

Il n'y a pas grand chose à espérer du système actuel.
Il faudrait imposer le non-cumul des mandats, à la fois vertical et horizontal; permettre la destitution à l'américaine d'un élu; institutionnaliser la responsabilité de l'élu, supprimer ce pouvoir de nomination qui entraine le placement des copains aux postes avantageux. Il faudrait...
Bref autant de réformes soumises à la bonne volonté ou à la charité de nos élus en place que c'est pas près de changer... sauf à rétablir la guillotine et un régime de terreur...

commentaire n° : 18 posté par : Marcel le: 05/05/2008 13:48:07
@ Maurice
C'est exact, il faudrait...mais il faudrait aussi ne perdre de vue que nos " chers " zélus ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, charité bien ordonnée commence par soi même et les autres, le peuple, les électeurs,  la  "populace ", les dindons des diverses farces que nous avons subit depuis 25 ans ne sont là que pour remettre en selle périodiquement ces profiteurs pour la plupart issus de l'ENA et qui, s'ils ne sont pas réelus, iront tranquilement rejoindre leur corps administratif d'origine à l'instar d'un Juppé qui est retraité de l'administration et n'a pas dû beaucoup y exercer vu sa longue carrière politique...
commentaire n° : 19 posté par : ELECTRO le: 05/05/2008 15:26:48
A Marcel et Sergiozz, et tout ceux que ça a pu aussi étonner, oui, je maintiens, aussi bien Mélenchon que Marine Le Pen m'intéressent.

Et ce n'est en rien contradictoire. ça n'est pas parce que les médias et l'UMP ou le PS nous disent que ces 2 là sont de deux camps diamétralement opposés que c'est forcément vrai.

Moi je me détermine en fonction des discours et des propositions. Marine Le Pen tient un discours républicain et national, de rupture avec le système en place, et sa plus grosse forteresse : l'Union européenne. Elle fait pas mal de propositions économiques et sociales qui la mettent bien plus à gauche qu'un DSK ou un Hollande. Elle a dit non aussi à la constitution européenne, dans cette logique de promotion d'autre chose que la mondialisation ultralibérale.

tout ça la met dans le même logique que Mélenchon.

Et même sur l'immigration, si on réfléchit bien, on voit les convergences. Marine dit non à l'immigration qui fait pression à la baisse sur les salaires des travailleurs et annule peu à peu les avancées sociales.

Mélenchon a lui aussi compris tout cela, et le jeu du grand patronat dans cette affaire des sans-papiers...

Maxou
commentaire n° : 20 posté par : Maxou le: 05/05/2008 17:05:56
Cet article me réjouit car il est particulièrement juste !

Il n'y a rien à attendre d'eux, quels qu'ils soient !  Mais malheureusement le retour ou le maintien de l'équipe actuelle sera assuré par la Gauche qui veut profiter de l'incapacité de l'UMP.

Maintien de l'équipe en place dans quatre ans avec quelques têtes nouvelles, parce que la Gauche aura paralysé le débat à son profit pour l'anéantir ( comme si elle représentait une solution ! ), ou bien son retour si la Gauche, venant quand même au pouvoir par effet de lassitude et de balançoire, lui succède et alors elle travaillera pas sa nullité à faire revenir les autres au rendez-vous suivant.

C'est bien ce système-là qu'il faut démonter !!!

Bravo à Maurice pour ce résumé de la première année !
commentaire n° : 21 posté par : Blogactu (site web) le: 05/05/2008 17:26:17
"si la Gauche, venant quand même au pouvoir par effet de lassitude et de balançoire, lui succède et alors elle travaillera pas sa nullité à faire revenir les autres au rendez-vous suivant."

...écrivez-vous Blogactu! Et si, revenue malencontreusement au affaires, cette même "gôche" faisait à son tour l'ouverture, c'est à dire le débauchage orchestré via la droite néo libérale? Je crois que l'on a atteint un tel degré d'ignominie dans ce microcosme politique que tout est envisageable, notamment ces formules très "américaines" de valse à deux temps (cela existe-t-il d'ailleurs?)
commentaire n° : 22 posté par : Gège le: 05/05/2008 21:32:38
Anniversaire!
Je conseille aux inconditionnels du sarkozysme (euphémisation des termes!) de lire l'analyse de Gilles Heuré dans Télérama du 3 au 9 mai (n°3042), pages 44-46. On y trouve des formules telles :
"bonapartisme vidéocratique";
"les amalgames et les bricolages ont atteint le degré zéro de l'argumentation";
"vision héroïsante" de l'Histoire;
"le fossé entre l'image de la France qu'ont Sarkozy et Guaino et ce qu'elle est réellement est immense";
du fameux discours d'Ernest Renan sur la Nation en 1882, Sarkozy "ne retient que l'âme" en omettant de citer "le plébiscite [par le peuple] de tous les jours";
Ainsi, conclut l'auteur de l'article, "toute l'année passée, Nicolas Sarkozy n'aura fait que surfer sur de tumultueux débats-esclavage, repentance, histoire coloniale- activant la fameuse "concurrence des mémoires".
Cultivé et serein notre président?
commentaire n° : 23 posté par : Clo-Clo le: 06/05/2008 07:34:46
@ Clo-Clo
Ici , dans la campagne charentaise on nous vend , le dimanche, le journal Sud-Ouest avec deu suppléménets :
Fémina (c'est pour les dames)
le programme TV de la semaine à venir (et c'est en couleurs et avec des images. De quoi se plaignent donc les bouseux ?)
Donc les Télétrucs et autres rama ne sont pas notre tasse de thé.
D'où ma méconnaissance des oeuvres du sieur Heuré.
Ça manque à ma culture générale.
Baf, on s'y fait
commentaire n° : 24 posté par : peyo le: 06/05/2008 13:51:41
Nous, dans le Sud-Est, on a le supplément TV la samedi et Fémina la dimanche en suppléments, vente forcée d'ailleurs, de Nice Matin, organe quasi officiel du nouveau maire de Nice, accessoirement président du conseil générale des Alpes Maritimes (réélu dans le canton avec plus de 80% des suffrages exprimés...) et ancien secrétaire d'Etat aux territoires d'outre-mer qui va dans quelques temps se représenter aux suffrages des electeurs en vue d'une législative partielle, ce qui nous prouve que la misère est bien partout en France 
commentaire n° : 25 posté par : ELECTRO le: 06/05/2008 17:07:28

Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif de citoyens (actifs, étudiants)
décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle.
Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier.

Nos partenaires :
 
 Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet
Blog référencé par Marianne2007.info
yahoo actualités présidentielle 2007 recommande sitoyen.fr pour comparer votre candidat
 
 
 
2

 

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus