En aviez-vous entendu parler ?
Problablement pas. Et pour cause, aucun grand média, pas plus que l'AFP, n'a jugé nécessaire de publier les résultats de ce sondage réalisé les 16 et 17 avril dernier par l'Ifop.
Eux qui d'habitude sont si friands de sondages auraient-il ressenti une certaine gêne devant les résultats ?...
Question :
Si Nicolas Sarkozy avait proposé un référendum sur le traité européen simplifié, auriez-vous voté pour ou contre la ratification
?
POUR : 49%
CONTRE : 47 %
NSP/n'aurait pas voté : 4%
Ce résultat est extrêmement intéressant dans la mesure où il montre que, même hors campagne,
en l'absence de débat, les Français sont déjà presque majoritaires pour dire NON au Traité de Lisbonne.
Rappelons que fin 2004 et début 2005, avant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, les sondages donnaient une majorité de OUI plus proche des 70% que des 50%...
Rappelons aussi que les grands médias ont toujours pris le parti de présenter le Traité de Lisbonne comme une victoire pour la France, "de retour en Europe", après "le référendum raté de
2005".
Il est donc dans ce contexte très surprenant, et surtout très encourageant, que les anti-Traité soient aussi
nombreux.
On peut imaginer qu'une partie des Français ont pris conscience de l'arnaque absolue que représente le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne sans le nom.
Notamment grâce à Internet, la presse étrangère, mais aussi par le biais de quelques interventions que les grands médias n'ont pas toujours réussi à filtrer, beaucoup d'entre eux ont pu démasquer
la forfaiture.
Rappelons-le. Le 4 février dernier, à Versailles, le parlement réuni en Congrès votait dans le dos du peuple, grâce aux voix de l'UMP, du PS et du Modem, un texte semblable à 99% à la
Constitution rejetée en 2005 par les électeurs. Cet événement dramatique a définitivement brisé le lien entre le peuple et ses élites. Il a révélé le mépris de ces dernières pour
la démocratie et la souveraineté populaire.
Ce sondage permet de constater que les Français ne sont pas totalement dupes. Il ne remplacera pas, bien sûr, une élection, un vote, celui auquel nous aurions dû avoir
légitimement droit dans l'hypothèse, déjà contestable, où il aurait fallu revoter sur la Constitution européenne.
Ce sondage n'est rien, mais il nous montre que nos efforts ne sont pas vains, qu'il faut continuer de dénoncer l'horreur du Système et proposer une façon d'en sortir.
Faisons-le connaître autour de nous !
C'ETAIT vrai, Magdalena. Je dis "C'ETAIT" parce que la situation a bien changé depuis.
D'abord, il ne s'agit plus du même traité. On ne l'a pas appelé "simplifié" pour rien.
Ensuite, en 2005, il y avait une peur irraisonnée du "plombier polonais". On annonçait une déferlante de nos industries dans les pays de l'Est et une invasion de ces pauvres malheureux qui allaient venir manger le pain des Français. Depuis, on sait que le danger vient des pays du sud-est asiatique et surtout de la Chine. Les Français savent qu'on ne peut résister seuls et que nous avons besoin du concours de l'Europe tout entière.
Enfin, en 2008, c'est au tour de la France de présider l'Europe et ça change beaucoup de choses car on sait qu'on ne va pas se faire hara-kiri puisqu'on sera aux commandes de la machine Europe.
Vous voyez pourquoi je dis qu'une campagne aurait pu inverser le cours des choses et notamment donner lieu à des surprises par rapport à celle de 2005.
Pour "steph", cet esprit empli de béatitude sereine, je trouve ces interrogations et ces reflexions d'un autre esprit, dubitatif lui et qui croit savoir de quoi il parle! Mais "steph"; apôtre idôlatre ne se posera jamais de telles questions, c'est certain.
"Peut-on encore poser aujourd’hui la question sacrilège « à quoi ça sert l’Europe ? ». L’aspiration soudaine à forger une « Europe unie » n’était-elle pas circonstancielle en 1950 ? L’exigence de démocratisation apparue tout au long de la construction européenne ne fut-elle pas trahie par les élites ? Par delà les envolées dithyrambiques sur l’Europe, la question désormais débattue ne devient-elle pas : « l’Europe fut bâtie au départ pour les peuples, elle a grandi sans les peuples, se développera-t-elle contre les peuples ? »
Vraiment on nous prend pour des poires, ras le bol !