
Il y a des jours où l'on se demande si on est bien réveillé...
Voilà que Nicolas Sarkozy, au 3ème sous-sol des sondages, considéré par les Français comme le plus mauvais président de la Vème République, source énorme de déceptions dans son camp, joue
maintenant la carte de la victimisation. Comble des combles, il ose se présenter comme victime des médias !...
Laissez-nous rire...Il suffit de lire un peu la presse étrangère (cf à ce sujet le dernier numéro de "Courrier international") pour se rendre compte de l'extrême gentillesse de
nos "journalistes" maison avec Sarkozy.
Sans surprise, ils sont très complaisants sur le fond, car parfaitement d'accord avec la ligne européo-libérale choisie par le chef de l'Etat, à l'instar de ses 3 prédécesseurs.
Les médias avaient soutenu le OUI à la Constitution européenne, ils soutiennent toutes les "réformes", contre les manifestations (entendez "réformes libérales", systématiquement). Fort
logiquement, ils soutiennent Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
Mais au-delà de ces questions de fond, les médias restent d'une très grande gentillesse avec un président unaninement considéré comme un bouffon, un incompétent, ni plus ni moins,
hors de nos frontières.
Il suffit par exemple que le résident de l'Elysée annonce qu'il a "changé", qu'il a mis de côté le bling bling et les paillettes pour que nos médias, comme un seul homme, fassent passer le
message, épousant parfaitement la stratégie de communication présidentielle.
Revenons par exemple sur la récente visite d'Etat à Londres, que nos grands journalistes se sont tous évertués à présenter comme un "succès" pour Nicolas Sarkozy, et un "premier
test réussi" pour Carla Bruni...Pour quelles raisons au juste ? Parce que le président avait réussi l'exploit de n'être pas trop vulgaire pendant 2 jours ? Et que Carla n'avait pas dit
trop de bêtises devant la Reine ?...
Non, franchement, Nicolas Sarkozy n'a pas à se plaindre. Les médias français sont vraiment de gentils toutous que nombre de chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier doivent lui
envier.
Qu'il ose se dire victime d'une cabale médiatique parce que 2 ou 3 articles sont parus ici ou là pour simplement souligner l'évidence, et commenter des résultats de sondages tous exécrables, ne peut que faire rire.
Franchement...ils sont tous vendus ces journalistes.
Allons voir ce qui se passe à l'étranger !!
Rappelant cette formule de Guy Debord, l'auteur nous plonge dans la virtualité quotidienne de cette équipe au pouvoir :"chaque nouveau mensonge de la (sa) publicité est ainsi l'aveu de son mensonge précédent" ou encore citant Chateaubriand : "il y a des temps où l'on ne doit dépenser le méprisqu'avec économie, à cause du grand nombre de nécéssiteux". Et pour terminer : "Je te quitte, mon cher Nicolas...Que la vie te permette de ne pas perdre la raison devant l'étendue des pouvoirs qui te sont confiés".
Autre pamphlet du côté de Marseille avec Victor HUGO et son entretien avec mon ami Didier, et ma réponse:
Mercredi 7 mai 2008 Un entretien avec Victor Hugo qui reste d'une brulante actualité
M. Hugo, vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue... Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là... Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui, il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Derrière cette folle ambition personnelle, décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?
V. H. : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier... On ne trouve au fond de l'homme et, de son procédé, que deux choses : la ruse et l'argent... Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.
Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
V. H. : Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte... Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités... Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte... une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme... C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.
Et la liberté de la presse dans tout ça ?
V. H. : (pouffant de rire) Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
* Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage "Napoléon le Petit ", le pamphlet républicain contre Napoléon III publié en 1852. Réédité en 2007 chez Actes Sud.
Pour ceux qui n'ont ni jardin ni chien, je suggère que ce Nain en matériau composite soit installé dans l'entrée ce qui leur permettra de lui mettre une beigne, une bonne claque, en entrant chez eux ou en sortant.
Il y a là un marché conséquent pour peu que le prix n'en soit pas trop élevé.
À vos crayons les artistes et à vos moules les fabricants.....
PS je ne prends pas de droits d'auteurs pour l'idée.
Appel aux organisations syndicales sur la “réforme” des retraites.
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Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434
Les médias allemands ont bien ri de notre bouffon national lors de la remise du prix Charlemagne à la Merkel. Il avait simplement dit "Elle est formidable". Propos considéré par les Allemands comme sympathique, soit un peu niais, soit provocateur et en tout cas révélateur de l'inconsistance du personnage.
Alors imaginez pour le reste !
D'ailleurs, consultez les journaux américains : ils ne parlent plus de SArko. Lui qui a tout fait pour être le toutou servile des EU !
Pour ce qui est de jouer à la victime, blingbling connait ce role par coeur puisqu'il fut une victime durant son enfance et qu'il n'a toujours pas atteint sa maturité, j'en veux pour preuve son comportement pueril d'enfant ( trop ) gaté
Il me semble que c'est hélas univèrcel ?
J'ai croisé aussi tout plein de gens qui font semblan de croire aux mensonges qui les arangent :-D
ps : Merci pour la voix "Hugosienne", de Didier je crois, vraiment fantastique (j'en tremble encor) et la mise en scène de cette ressemblance fulgurante entre ces deux trop caractériels et démoniaques petiots Nicolass et Napoleone !
;)