
Vous le savez bien, "l'euro nous protège".
Pas possible d'y échapper, on vous le répète sur tous les tons, sur toutes les ondes, matin, midi et soir depuis le déclenchement de la crise : l'euro - nous - protège.
C'est archi faux.
D'abord, on en parle peu en France, mais plusieurs pays de la zone euro envisagent désormais publiquement de se doter d'une nouvelle monnaie nationale (pour l'heure, il s'agit du Portugal, de la
Grèce et de l'Espagne. L'Irlande et l'Italie seraient sur le point de les rejoindre).
Mais, surtout, la dernière livraison de statistiques d'Eurostat, l'INSEE européen, finit de rétablir la vérité. Il serait bien que tout le monde diffuse ces chiffres pour
contrecarrer la propagande pro-euro.
Si l'euro nous protège, c'est d'abord manifestement de la croissance et de la prospérité...En effet, au dernier trimestre de l'année 2008, le produit intérieur brut de la zone
euro a reculé de 1,5%, soit un chiffre pire que celui enregistré aux Etats-Unis, épicentre de la crise (-1%).
Autre nouvelle qui contredit le soi-disant effet protecteur de la monnaie unique : la zone euro est entrée en récession avant l'Union européenne, dès le 3ème trimestre de 2008,
alors que l'UE était encore globalement en croissance. Autrement dit, les pays européens qui n'utilisent pas l'euro ont conservé plus longtemps de meilleures performances économiques.
Pour résumer :
- La zone euro est entrée en récession la première.
- Elle connaît la dépression la plus sévère du monde.
- De surcroît, elle sort d'une période de 10 ans de faible croissance, la plus faible du monde.
Mais à part ça, rassurez-vous, l'euro nous protège.
Mieux, les irlandais à une très large majorité de sondage envisageaient désormais de dire OUI à l'europe simplifiée de lisbonne tellement ils endurent les conséquences de la crise alors que nous en serions mieux épargnés.
Alors quoi... Protection ou pas protection??!!
Les pièces d'OR, ne sont'elles pas une monaies (valeur surévaluée tout de meme )d'échange ,comme peut l'etre n'importe quelle richesse utile ?
La monaie est elle utile a la vie ? ;-)
Aussi ,si une monaie, comme l'euro peut rèster en l'état pour cèrtains échange intèrnationaux, pourquoi, une monaie nationale ne serait pas compatible avec l'euro,si elle est le reflet de la santé des échanges ,ne serait'elle pas valable,au moins au niveau nationale ou régionale ?
Bon, je n'y connais rien bien sur .
Seul Schivardi pronait la sortie de l'Europe et l'abandon de l'Euro. Mais les grands journaleux (les Duhamel, PPDA, Chabot, Ockrent, Pujadas, Ferrari, Rioufol etc) qui nous endoctrinent si l'on y prend pas garde, continuent de rabacher des propos de mise en valeur du NS et ses 1,48m (sans talonnettes)
Pauvres Français. Vous méritez bien votre sobriquet (Tire toi,) "pov connard". Le pouvoir se sent désormais capable de vous envoyer guerroyer en Afghanistan, comme nos grands parents sur la Marne en 1914 !
Quand est-ce que vous allez vous engager ?
L'euro....la monnaie....Ce qui est certain, c'est que le système monétaire n'est pas lisible par la masse, et que ceux, comme moi, qui commencent à en comprendre les rouages, savent qu'ils n'est pas fait à notre avantage.
L'Euro et l'Europe sont un test fait par les grandes compagnies. Le pas suivant sera une monnaie unique de l'autre côté de l'Atlantique. Tout est prêt.
Car savez vous que Bush a signé des traités avec le Quebec entre autre pour instituer une monnaie unique ? Pas de secret la dedans, vous trouverez les traités sur le net.....pas de secret, donc.....mais chez nous, ou chez eux, le peuple n'en a jamais entendu parler !
Alors, quand on sait qu'il est inscrit dans la constitution américaine, qu'en cas de faillite, ils peuvent déclarer la fin du $ (les chinois vont s'assoir sur les milliards prêtés aux états unis), et instituer une nouvelle monnaie....quand on sait que les traités sont déjà signés....on se dit que la crise est bien organisée par quelqu'un.
Je vous mets ça en ligne. Je vous conseil fortement d'aller voir ce qu'est réellement notre monde.
http://video.google.com/videoplay?docid=3767487358149440770
Peut être que « stéph » va nous expliquer ce que nous ne comprenons pas !
En attendant, sa démonstration béate, je crois pouvoir me souvenir que le traité de Maastricht, officialisant l’UEM (Union Economique et Monétaire), détruisait par là-même le S.M.E et l’E.C.U (disparition dès 1998 des fluctuations de + ou - 2,5% par rapport au « pivot ») et donc en conséquence annulait toute possibilité d’adaptation des monnaies nationales dans un système mondial lui-même fluctuant. L’Euro est donc bien responsable de la rigidité du système monétaire européen, soumis de plus au pacte de stabilité, équivalent d’un redoutable « ajustement structurel » pour les pays de « l’Euroland ». Résultat des courses : 16 pays au 1° janvier 2009 subissent les rigidités cadavériques d’un système qui pénalise les exportations face à un dollar ; sauf les « opting out » (dontla Grande-Bretagne ) qui abusent du principe de la dévaluation compétitive, comme le font les Etats-Unis d’ailleurs. Si cela n’est pas de l’idéologie monétariste de la part de la BCE , qu’est-ce donc ? L’Euro pour qui ? Réponse au choix : les financiers ?, les spéculateurs ?, les peuples européens ?
Je suis convaincu que le "forcing" des responsables européens en faveur de l'Euro n'est que la face cahée de la marche vers la supranationalité, c'est à dire l'imposition su versant politique qui manquait jusqu'ici à l'Union, façon d'évacuer les récents refus des peuples pour cette Europe néolibérale. Ah, quand le peuple se met à comprendre, la théocratie est en danger!
On m’interpelle. Je vois qu’on a besoin de mes « lumières »… Je plaisante, bien sûr… Mais je veux quand même participer à ce forum et vous dire ce que j’en pense.
Pour commencer, je citerai un économiste reconnu à qui la question a été posée.
J. Pisani-Ferry : "l'euro ne peut pas nous protéger de tout"
Pour l’économiste Jean Pisani-Ferry, l’euro démontre sa validité dans la crise. Mais les gouvernements n’ont pas pris la mesure des risques de désordre monétaire international.
Jean Pisani-Ferry : C’est une bonne chose que la BCE poursuive la baisse des taux engagée. Elle a encore des marges de manœuvre. Nous ne sommes pas encore au même niveau que les Etats-Unis, alors que la situation économique continue de se dégrader en Europe, comme le montrent les dernières prévisions de la Commission.
L’Euro fonctionne-t-il comme un bouclier pour les économies européennes ?
J P-F : Assurément, l’euro nous protège des manifestations les plus violentes de la crise. Il est significatif que le Danemark manifeste une envie grandissante d’entrer dans la zone euro. Au Royaume-Uni, certains y songent aussi, même s’ils sont encore rares.
Du côté des pays de l’Europe centrale et orientale, on peut remarquer aussi un mouvement vers l’adhésion. Quelques années plus tôt, l’euro était accusé de tous les maux, mais il fonctionne.
A lui seul, l’euro ne peut toutefois pas nous protéger de la crise économique et financière. D’ailleurs, les problèmes se portent sur les marchés obligataires.
Je continuerai par vous citer une autre pointure : Jacques Delors
Jacques Delors : En dépit des réserves que j’avais émises dès le rapport Delors de 1989, je pense que le bilan de l’euro est globalement positif : de 1999 à 2008, la croissance a été de 2,1% en moyenne annuelle, le taux d’investissement de 2,2 % et la zone euro a créé 16 millions d’emplois. En plus, l’euro a contribué à l’intégration européenne : un tiers du commerce extérieur se fait à l’intérieur de la zone, contre un quart il y a dix ans, un tiers du total de l’investissement se fait à l’intérieur de la zone, contre un cinquième il y a dix ans. Ce fut donc une période assez positive et, selon l’idée allemande trop décriée en France, la stabilité est quand même une contribution positive à l’activité économique. L’inflation a diminué sensiblement jusqu’à 2007. Bien entendu à l’intérieur de la zone, il y a eu des écarts assez notables, ce qui d’ailleurs rend la tâche de la Banque centrale européenne d’autant plus difficile… Beaucoup des critiques proférées sont donc injustes. Imaginez qu’il n’y ait pas eu l’euro, que nous soyons restés avec la monnaie qui était la pierre d’angle, le deutschemark, imaginez ce qui se serait passé pour plusieurs devises nationales. Je n’aurai pas la cruauté de les citer.
Q. Selon vous, l’euro traversant son premier coup de tabac important avec cette crise pourrait-il être menacé ?
R. Non, je ne le crois pas pour l’instant, parce que l’Europe organisée est plutôt stimulée par les crises que désarmée par elles. L’Union européenne a plutôt meilleure figure aujourd’hui qu’il y a un an.
Q. Ne peut-on pas craindre que, si la crise venait à ne plus leur apporter les bénéfices qu’ils espèrent de leur appartenance à l’euro, certains pays puissent subir des pressions protectionnistes et éventuellement envisager de sortir…
R. Imaginez ce que représenterait pour un chef de gouvernement, même un peu éloigné des réalités, le fait de quitter l’euro et de reprendre sa monnaie nationale, de la soutenir sur le marché des changes ! Laissons cela de côté ! Mais où vous pointez juste, c’est que, pendant cette période, les disciplines du marché intérieur et de l’UEM vont être relâchées et, sans doute, certains gouvernements ont-ils en arrière-pensée qu’on n’y reviendra pas… Rappelez-vous l’après-1929 : protectionnisme, nationalisme économique… Et puis, plus grave, même si là je brandis l’horreur économique, cela signifie que ce qui stimulait l’économie européenne, c’est-à-dire un marché unique, un espace relativement organisé, une compétition assez forte, disparaîtrait. A ce moment là, dans le monde où on vit, c’est quasiment mortel ! Donc il y a un risque portant sur la substance même de la construction européenne, le marché intérieur, ses disciplines et ses stimulants.
Chers amis Gège, Peyo, Crozonette, Chouka, Rémi et autres habitués du « vrai débat », que peut-on ajouter à cela ?
Sans le moindre doute, vous ne pouvez pas nier que l’euro a contribué à protéger les économies européennes au moment de la crise financière mondiale. L'euro a été créé pour cela. La dernière grande crise de change s'est produite en 1995. À l'époque, elle était liée aux difficultés du peso mexicain. L'Europe n'avait aucune part dans cette crise. Mais, par dollar interposé, il y a eu un effet de contagion qui a affecté les monnaies européennes (notamment la lire italienne et la peseta espagnole). Certains préconisaient alors de recréer des barrières douanières intra-européennes. C'eut été la fin du marché commun et donc de l'Europe. L'euro a été créé, notamment, pour protéger l'Europe des crises financières internationales.
Force est de reconnaître que, depuis 1999, nous avons traversé toutes les crises internationales, financières ou politiques, sans en subir de dommages en termes de change ou de taux d'intérêt.
Sans l'euro, dans la crise actuelle, la spéculation entre les monnaies européennes aurait été avivée, et cela aurait créé une crise des changes, avec pour conséquence des hausses de taux d'intérêt et une explosion du chômage.
Sans l'euro, l'économie européenne serait dans un état de délabrement catastrophique. L'Europe a été protégée parce que 60 à 65 % du commerce des pays européens se font en euro. La majeure partie du commerce européen est aujourd'hui à l'abri des crises de change puisqu'il est indifférent à la valeur du dollar par rapport à l'euro.
Après, chers amis, on peut se poser la question de savoir s’il est préférable d’avoir un euro fort ou faible ?
En fait, ce sont les marchés qui apprécient et arbitrent. Au niveau actuel de la monnaie européenne, nous payons l'énergie moins cher et nous importons moins d'inflation. Cela nous permet d'avoir une politique de taux d'intérêt plus souple.
Il est très difficile de faire la balance entre les avantages et les inconvénients d'une monnaie faible ou forte. Je constate cependant que les pays européens qui ont eu, depuis la guerre, des monnaies fortes s'en sont plutôt bien portés. L'Allemagne a construit sa fortune avec un deutschemark fort. Pour exister sur la scène internationale, mieux vaut avoir une monnaie appréciée.
Avec l'euro, les Européens ont de la chance : on va progressivement vers un monde bimonétaire (le dollar et l'euro) qui va changer la donne monétaire. Les Américains ne pourront plus continuer à faire payer par le reste du monde leurs déficits d'épargne intérieure et de balance courante comme ils l'ont fait jusqu'à présent quand le dollar était la seule monnaie internationale. Ils seront dès lors incités à reprendre la discussion avec les Européens pour rebâtir un nouvel ordre économique et monétaire international.
Sachez que je vous lis régulièrement et que je suis souvent triste de voir Monsieur Peyo maltraiter continuellement les « journaleux » comme il dit. La démocratie ne peut exister sans ce contrepouvoir. Au lieu de les affaiblir, il faut les soutenir. Surtout qu’on a, faut-il le souligner, une presse de qualité en France.
A bientôt, les amisAllez, pour faire plaisir à "stéph" un article de l'un de ces journaleux très moralisant, J. M . Slvestre dont on se demande bien pourquoi il n'officie plus sur France Inter . Je le cite : « Le système financier n'a pas à faire de morale, il doit être performant et efficace, tandis que ses acteurs doivent avoir des comportements moraux et éthiques. Il faudra plus de bon sens, plus de régulation, moins de risques et plus de transparence. Un peu de morale en plus ne fera de mal à personne. »
J.M Sylvestre, c’est « le bon sens près de chez nous ». Traduisons ces propos d’une grande clarté ambiguë ou d’une grande ambigüité transparente, comme on voudra : le système ne peut être moral ; par contre, il faut que les acteurs du système le soient. Dans cette optique, ces mêmes acteurs (moraux) doivent exiger de la régulation, éviter les risques, offrir la transparence de leurs actions…Donc s’insurger contre cela même qui fait le fonds de leur commerce. Cherchez l’erreur chez cet apologue du néolibéralisme. Serait-ce lui qui a inspiré le discours de Sarkozy sur l’origine de la crise financière ? A s’en tenir à ses explications, la crise risque de durer indéfiniment.
* "pince-mi (le dollar) et pince moi (l'euro) sont dans un bateau; pince moi tombe à l'eau et se noie. Qui reste-t-il sur les flots harmonieux?
* Variante de cette devinette : qui a poussé pince moi (l'euro) dans l'eau?
* Autre variante : pourquoi pince moi (l'euro) ne savait-il pas nager?
* Enfin dernière variante : pince moi (l'euro) n'aurait-il pas pu éviter de s'embarquer sur une planche à voile avec à son bord un autre malade?
A cette heure, je ne sais quelle réponse choisir! Mais ce que je sais, c'est que ni l'un ni l'autre, n'ont leur brevet de maître nageur (pas plus que le trop "rigolo" Sylvestre, cité précédemment).
Le jour où je ne trainerait pas les journaleux dans leurs boues de privilégiés (on n'a toujours pas supprimé la déduction forfaitaire de 7500€ (sur leur déclaration de revenus) que le gouvernement NS leur conserve.( Petit moyen de chantage ? ), c'est que je serais dans un fauteuil roulant ce qui m'interdira de leur botter le postérieur à longueur de journée. !!! Ils sont lamentables de mensonges, par omission très souvent. Quelle piètre corporation où les bons sont étoufés par les médiocres ou les mauvais.
Steph, c'est grace à de tels "journaleux" que le gouvernement français a envoyé dans des camps, des centaines de milliers de personnes entre 1940 et 1944. Ça promet donc de beaux jours à ceux qui ne seront pas d'accord avec le pouvoir UMP...!!!
Des données de stabilité des prix, des taux d'intérêt, de croissance (si tant est qu'on sache précisément la définir) doivent être analysées, non pas sur une période de quelques mois hyper médiatisée, mais sur celle qui correspond à la mise en place et au déclenchement des phénomènes que nous vivons aujourd'hui.
Je suis de ceux qui considèrent que l'Euro a relativement protégé a zone économique qui en dépend pour les raisons suivantes :
- les règles de stabilité imposées aux états ont contraint ceux-ci a assainir leurs dépenses et à limiter leurs déficits budgétaires, et donc la dette publique (ceci est une vision globale, je regrette bien sûr l'irresponsabilité de certains de ces états) ;
- En moyenne 70 % des échanges (import-export) des pays de la zone Euro sont effectués au sein de cette zone, dans la même monnaie, économisant ainsi les frais de conversion ;
- La croissance de 1%, soi-disant ridicule, sur la période 2002-2008, s'entend en Euros, alors que sur la même période la monniae s'est appréciée de plus de 10% par rapport aux autres monnaies. Donc combien à l'arrivée ?
- Les Etats-Unis sont en récession depuis le dernier trimestre 2008. Faux. Leur croissance s'entend en dollars, alors que depuis 5 ans le dollar se déprécie de 10% par an, et qu'en même temps la dette publique américaine a été multipliée par plus de 3. Donc même avec une croissance de 4% (chiffre d'ailleurs truqué puisqu'il intégrait les données financières...) les USA étaient en récession, depuis fin 2005 au moins ;
- Sans monnaie commune et obligations afférentes, les états seraient toujours libre d'augmenter leur masse fiduciaire pour financer leur gabegies. En plus clair : produire de la monnaie, laisser filer l'inflation et pomper l'épargne populaire pour éponger leur dette ! C'est justement l'Euro qui les empêche de faire cela, et qui les embête bien !
- Enfin, le fait de parler dans la même monnaie avec les mêmes critères nous permet d'avoir une vision plus claire de la situation, et de ne pas en masquer la gravité par des artifices nationaux.
Pour résumer :
- la zone euro n'est pas entrée en récession la première. C'est au contraire celle où la mesure de la crise est la plus facile à faire, grace aux critères communs.
- quand on est la première richesse du monde, 1% de croissance représente toujours plus en valeur que 10% dans le reste du monde. D'autant qu'avec une population qui diminue, la croissance ne veut pas dire grand-chose...
Et on mesure tout aussi bien ailleurs la croissance du PIB. Votre argument ne tient pas. On est parfaitement en mesure de comparer des évolutions de croissance entre les différents pays et les différentes zones du monde.
Pour le reste, on peut me dire tout ce qu'on veut. Moi je constate que depuis que l'euro existe, la zone fait TOUS LES ANS moins de croissance que les autres pays européens hors euro. Qu'elle est entrée la 1ère en récession, et que l'ampleur de la dépression est plus importante qu'ailleurs.
On peut noyer ces constatations dans des considérations micro-techniques, mais le constat est sans appel. On est loin de la prospérité, de la croissance et de l'emploi promis avant la création de cette monnaie...
Donc belle prestation de notre monétariste de service.
Sauf que les dévaluations compétitives n'ont pas cessé et que le dollar en profite énormément.
Sauf que, le pacte de stabilité et de croissance imposé (à 16 pays seulement de l'Union), évacue totalement l'aspect humain et sociétal de cette politique rigide. Véritable "ajustement structurel" en direction des pays de l'Euroland, cela ressemble fort à une crise camouflée temporairement.
Sauf que les fameux critères du pacte de stabilité ont depuis longtemps éclaté et que Bruxelles fait les "gros yeux"...
Au fond, que nous importe de savoir si c'est l'Union qui a connu en premier la crise ou si ce sont les Etats-Unis...Les mots utilisés par les apôtres du monétarisme (qui croient encore que les lois économiques sont "physiques" ou mécaniques), ressemblent fort à ceux utilisés pour les performances sportives (gains, croissance, célérité...). On croirait lire le journal l'Equipe sous la plume de certains de ces affidés du néolibéralisme.
Et l'Homme dans tout cela? Le lamda qui trinque et assume les déraisons des acteurs du CAC 40, qui rêve de bonheur, simple, qui butte sur ces connaissances expertes. Les suppôts de la BCE y pensent-ils?
Huxley disait Le meilleur des Mondes ?
A tel point qu'on le trouve à la Une de Marianne.fr, lu 1705 fois à cette heure...
Je vous mets les 21 commentaires qui l'accompagnent :
1. Posté par erick peter de Londres le 17/02/2009 08:59
Je n'y comprends plus rien, je pensais que l'Euro etait une bonne chose pour l'union Europeenne et je le souhaite ici en Grande-Bretagne et maintenant apres avoir lu votre article, j'ai des doutes!
http://andrics.com
2. Posté par Personne0 le 17/02/2009 09:13
Admettons que ce soit une bonne chose... mais pour qui exactement ? A qui profite l'euro ? Pourrait-on reparler des prix avant et après passage à l'euro ? Comment peut-on m'expliquer qu'alors que l'euro était à 1,5$ on payait plus cher en euro des bien vendus en $ sur le reste de la planète ? (ex: objet à 100$ en Amérique du Nord, en Asie, passe à 150€ en Europe ??? Les taxes n'expliquent pas le plus que doublement du prix). Il me semble que l'euro a surtout permis de mettre en comparaison au sein de l'union, non pas les tarifs des marchandises, mais les salaires... du coup, au lieu de faire baisser les prix des marchandises, on a aligné les salaires vers le bas !?
3. Posté par volpa le 17/02/2009 09:24
Pourquoi d'autres pays voudraient rejoindre la zone €?
C'est facile de lui faire porter le chapeau.
4. Posté par TOURNIER le 17/02/2009 09:34
L'euro n'est ni une bonne , ni une mauvaise chose : il y a une chose de certaine, l'euro a été mal fait mais il est trop tard pour revenir dessus. Point barre, les irresponsables qui s'imaginent qu'on pourrait le tripoter comme font les yankees avec le dollar feraient mieux de se taire ! d'où l'inanité de cet article : par contre, je conseille de lire un livre sur la crise actuelle fait par deux universitaires de talent, à savoir MM. HUSSONet NORMA , livre intitulé "Le capitalisme malade de sa monnaie" qui vous éclairera plus que tous ces enfumages déversés par des médias, y compris Marianne, qui ne font que répéter les consignes de toutes ces élites dont la politique nous a amené à la situation actuelle ... A suivre et pour plus amples renseignements, voir site ci-dessous (rubrique livre)
http://www.jean-brice.fr
5. Posté par sdez le 17/02/2009 09:39
Vous avez oublié: l'Euro masque l'incurie de la classe politique française à gérer correctement un budget...
Je présente à cette adresse
http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/
ma contribution sur la question centrale de la dette dans nos économies, ainsi qu' une solution portant sur plus de 1200Md d'euros dans le cadre de la Francophonie pour une sortie de crise et l'émergence de fait d'un monde multipolaire...J'y aborde aussi la question de la réforme territoriale...
http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/
6. Posté par rené streit le 17/02/2009 09:41
Parce que l'euro est en parité avec le dollar, le déficit européen ne peut donc pas le dévaluer.
http://blog.france2.fr/Complot/
7. Posté par blah le 17/02/2009 09:45
si l'article n'était pas copié-collé deux fois à la suite ça serait mieux…
8. Posté par Benoit M. le 17/02/2009 09:45
Ce discours est à peu près aussi lénifiant que celui des "pro-euros". Ce collectif oublie une chose : la valeur de monnaie forte de l'euro face au dollar, notamment dans l'achat de matières premières (dont les prix sont quasi majoritairement en dollars). Si on devait revenir à notre ancienne monnaie, pour des raisons populistes (puisque c'est souvent les partis d'extrême-droite qui parlent d'un tel discours), nous nous retrouverions avec un franc faible face au dollar, ce qui ne ferait qu'accroitre le prix des produits.
Evidemment, ça reste pénalisant pour les exportations, mais vu que 75% des échanges se font intra-communautaires, et donc en "échanges euro", c'est moins gênant.
Et l'entrée en récession des pays de la zone euro sont arrivés après les USA et surtout après l'Angleterre, pays européen (jusqu'à preuve du contraire), dont la monnaie n'est pas l'euro. D'autant plus que, contrairement à ce qu'on raconte, la France n'est pas techniquement entrée en récession, puisque le 3e trimestre 2008 n'était pas négatif, et il faut 2 trimestres consécutifs de baisse de croissance pour parler de récession
C'est vrai que l'euro a bon dos, a permis d'augmenter les prix à l'insu des consommateurs et pénalisé le pouvoir d'achat, il permet néanmoins d'être un "bouclier" relatif dans la crise mondiale.
9. Posté par Jack Torrance le 17/02/2009 09:49
Article extrêmement convaincant.
10. Posté par Rangueil le 17/02/2009 09:56
Une toute toute petite minuscule relecture après ce très constructif double copier/coller n'aurait pas fait de mal...
11. Posté par Christophe le 17/02/2009 10:14
J'ignorais ces données sur l'euro. C'est vrai que le discours médiatique est assez simpliste : l'euro nous protège. Et tous ceux qui ne sont pas dans l'euro veulent y aller.
Oui mais bon, je commence aussi à me poser des questions. Ca fait quand même 20 ans qu'on ne voit pas grand chose arriver en Europe et l'écart se creuse avec le reste du monde. La croissance promise elle est où ? Et je ne parle pas seulement de la France : l'Allemagne aussi se paupérise.
12. Posté par personne le 17/02/2009 11:03
La création monétaire, au lieu d’avoir pour seul objectif de servir des rentes aux plus riches, doit revenir au politique pour qu’il soit possible de décider démocratiquement l’orientation de l’économie.
http://economiedistributive.free.fr/
13. Posté par Ménu le 17/02/2009 11:04
Un peu simpliste comme article.
Il ne va pas au fond des choses. L'Euro c'est bien si c'est accompagné d'une harmonisation fiscale et sociale. Dans le cas contraire, il y a un pays bénéficiaire du système : l'Allemagne car l'Euro est calqué sur le Mark et il y a des pays qui sont perdants, ceux qui avaient l'habitude de faire des dévaluations compétitives et de se servir de l'arme monétaire dans l'économie.
14. Posté par pull ! ! le 17/02/2009 11:08
Cet article est un résumé de chiffres exacts pour des conclusions fausses.
Vous évoquez le PIB US : il était constitué principalement dans la période recente (20 ans) d'un endettement croissant, et de faux rendements. Retirez cet endettement, et la croissance du PIB sera moins glorieuse. De très loin.
En ce moment, les USA mettent 10% de PIB sur la table pour "contrer" la crise : allez-vous chanter que la croissance sera revenue quand ces 10% se transformeront en PIB dans les statistiques US ?
Parce qu'avec votre raisonnement, il suffirait de depenser ... 100% du PIB, pourquoi pas ?
Justement, on ne le fera pas, parce que l'endettement est la cause première de cette crise, et ne sera pas la solution in fine.
Par chance, l'Euro a préservé le niveau d'endettement des pays "euro" sous un certain niveau. Explosé pour au moins une à deux décennies par les USA et la GB. Sans parler de leur monnaie respective qui risque l'écroulement en cours de 2009.
Donc, les pays hors euro souffrent d'ores et deja plus que ceux dans l'euro. Ignorez-vous la réalité US ? le chomage massif, les pensions diminuées du fait des pertes en capital ? etc ... Il faut être aveugle ou en collectif pour pervertir à ce point la réalité actuelle. Vous auriez pu passer ce discours il y a 6 mois : aujourd'hui, remballez, c'est tout faux. Désolé.
Vous dites que des pays travaillent une stratégie pour sortir de l'Euro. Très précisément, grâce à ces simulations, aucun ne le souhaite. Soyez honnêtes pour le dire, svp.
Par contre, l'euro correspond à un espace de régulation (budget, endettement = maastricht) : certains pays pourraient être poussés vers la sortie ou contraints à respecter leurs engagements. Ca, c'est possible. Un exemple serait même souhaitable, pour tous ceux qui comme vous, voient le verre à moitié vide, quand il est, encore, à moitié plein.
La révolution, ce n'est pas s'agiter tel des zébulons. N'est-ce pas ? Si la solution révolutionnaire est de retourner dans son petit coin, pour ployer sous le joug des tyrannies locales, non merci.
15. Posté par Nicolas007bis le 17/02/2009 11:33
Cet article est consternant, Une analyse simpliste, incomplète et des conclusions péremptoires et manifestement orientées !...exactement ce qu'il comdamnent de la part des tenants de la "propagande europhile" !!!
Si le "Collectif de citoyens" veut réellement promouvoir un débat de fond, eh bien il faudrait qu'au préalable il se libère de tous ses préjugés et qu'il étudie un minimum son sujet !
Heureusement qu'il y a quelques commentaires intéressants (cf. Pull) de lecteurs particulièrement méritants de rebondir sur un texte aussi inepte !
http://blog.vaches-a-la-une.fr/
16. Posté par marcel-Ben-Marcel le 17/02/2009 11:39
@ 3. Posté par volpa le 17/02/2009 09:24
Pourquoi d'autres pays voudraient rejoindre la zone €? .....a bon? ceux qui y sont "quelques pays" commencent à vouloir en sortir!! (si ont les menaçais pas)!!
17. Posté par rokkaku le 17/02/2009 11:45
j'avoue que je ne comprends plus rien du tout qui dit vrai je n'en sais rien
Cependant l'Allemagne affiche un excédent commercial et la France un déficit et pourtant les deux pays ont l'euro..
Maintenant si nous étions resté au franc vu la dette et les déficits que l'on a il me semble que nous aurions été obligé de dévaluer avec toutes les conséquences que ça impliquent.
Il ya un fait que les retraités anglais qui habitent en France et qui reçoivent leur pension en livre on vu leur pouvoir d'achat diminuer énormément il y en a qui envisagent de vendre leur maison et de retourner dans leur pays la livre ne vaut plus rien
Pourquoi les islandais veulent rentrer dans la zone euro?
qui dit vrai?
18. Posté par reeb le 17/02/2009 11:50
@Pull
Manifestement vous ne comprenez pas grand chose aux mécanismes monétaire. Vous critiquez l'endettement US sans comprendre que le reste de la planète et notamment les européens ont bénéficié, grâce à leur excédent commerciaux, de la croissance de cet endettement. Comme tout les libéraux vous cloisonnez votre raisonnement en créant des bons et des méchants, les cigales et les fourmis, sauf qu'il s'avère que sans les cigales les fourmis font faillite comme l'Allemagne ,le Japon et la Chine qui sont les nations les plus touché par la faillite de leur client.
Une monnaie ne doit pas être forte ou faible, sa valeur doit évoluer en fonction de la balance commerciale du pays dans lequel elle s'écoule. Le malheur de l'euro zone c'est que ce n'est absolument pas une zone monétaire optimale la valeur de l'euro se fait sur la somme des balances commerciale de tout le continent résultat l'euro est trop faible pour l'Allemagne et trop fort pour la France ou l'Italie. La zone euro possède à la fois le pays qui a le plus fort excédent commerciale du monde l'Allemagne et le pays qui a le plus fort déficit l'Espagne. Avant la création de l'euro les économie européenne était beaucoup plus équilibré l'euro les a fait diverger c'est un fait reconnu aujourd'hui.
19. Posté par C.C. kerjean le 17/02/2009 12:20
Je ne suis pas d'accord avec le point de vue de l'article.
La puissance se paye. Les usa payent la leur avec des frais militaires démentiels(plus que la totalité de tous les budgets mondiaux de la défense).
L'europe paye en social.
Les autres pays ne sont pas des puissances. La Russie a trop de retard et une demographie calamiteuse, la chine et l'inde ne sont puissante que par l'avidité de nos actionnaires occidentaux.
L'euro, je me rappelle bien des propos de mitterand quand il faisait le vrp en 1992 pour le référendum(et je me suis fait baisé comme les autres) n'était qu'une étape vers une fédération. Mitterand disait même que rester au milieu du gué serait suicidaire.
Aujourd'hui, il n'y a pas milles solutions:
Ou on arrête l'euro ET l'UE en retrouvant nos monnaies, nos turpitudes monétaires et notre insignifiance diplomatique.
OU
On fait une marche forcée en avant en exigeant une constituante européenne.
C'est ce que souhaite meluche, bové, et , je suppose, JFK aussi.
Il n'y a qu'une solution: la révolution européenne. Foutre à bas les élites nationales, passer au dessus de leurs têtes et créer quelque chose de nouveau.
Les anglo-saxons sont à genou. C'est le moment.
20. Posté par Bonard Guillaume le 17/02/2009 12:57
Il devient très difficile de connaître les parités exactes entre toutes les monnaies sur le marché des devises. D'abord, par les sous-évalutions du Yuan ou sur les sur-évaluations du dollar. Je vois que les uns sur ce forum disent que l'euro a augmenté par rapport au dollar et d'autres que la valeur de l'euro a chuté. Les 2 ont raison d'un certain point de vue. Pour ma part, je pense que si la parité entre l'euro/dollar s'est porté en faveur de l'euro, c'est parce que les 2 monnaies ont chuté et perdu de leur pouvoir d'achat mais que le dollar a chuté encore plus que l'euro qui expliquent les 2 phénomènes co-existentes perceptibles.
21. Posté par Bonard Guillaume le 17/02/2009 13:09
@ C.C Kerjean
Bien vu monsieur ! Oui il faut une révolution mais attention de ne pas aboutir a une révolution ratée, bien souvent celles d'utopistes qui finissent dans la boucherie !
Les français ces derniers jours n'ont pas fait attention à une très bonne nouvelle, non seulement comme tu le rappelles "les anglo-saxons sont à genoux, c'est le moment" mais la semaine dernière les allemands ont mis Le Traité de Lisbonne devant la Cour de Karlsruhe ! Les juges et les parlementaires allemands qualifient le traité de Lisbonne anti-democratique ! Comme tu dis c'est le moment de passer au-dessus de nos piètres élites nationales actuelles et de mener cette révolution qui devrait permettre de reformer les institutions de l'Europe ! Avec tous les autres citoyens européens c'est l'heure de l'évènement historique !
Et dommage que vos infos sur la monnaie national irlandaise portugaise et espagnole ne soit pas sourcés.
Le budget « Communication » dela Commission Européenne était en 2008 de 2,4 milliards d’euros !
En 2008,la Commission Européenne a dépensé 2,4 milliards d’euros en propagande pour expliquer aux 27 peuples européens que l’Union Européenne les protégeait, que l’euro les protégeait, etc.
2,4 milliards d’euros pour la propagande !
L’année 2009 démarre encore plus fort pour la propagande dela Commission Européenne. Son objectif : convaincre le peuple irlandais de voter OUI au deuxième référendum sur le traité de Lisbonne !
Lisez cet article :
« Une campagne de propagande de l’Union Européenne vise les Irlandais qui avaient voté NON au traité de Lisbonne.
Participation sur les blogs, spots de publicité dans les cinémas, à la radio, dans la presse féminine, dans les magazines pour les jeunes, font partie de la campagne de propagande de l’UE, qui vise spécialement la partie du public irlandais ayant voté en grand nombre contre le traité de Lisbonne.
http://www.irishtimes.com/newspaper/world/2009/0204/1233713216915.html
« …je suis souvent triste de voir Monsieur Peyo maltraiter continuellement les « journaleux » comme il dit. La démocratie ne peut exister sans ce contrepouvoir. Au lieu de les affaiblir, il faut les soutenir. Surtout qu’on a, faut-il le souligner, une presse de qualité en France ».
Commentaire littéral :
1 - « contre-pouvoir », désigne une attitude ou une organisation ou une profession qui contrarie le pouvoir en place, en particulier concernant les agissements, les propos les projets de ce dernier. Veuillez me citer quels « journalistes » fait ce travail d’analyse critique dans la presse des Bouygues, Dassault, Lagardère…
2 – « affaiblir », rendre faible ou selon le cas plus faible une position, un individu…Curieuse approche qui est la vôtre. Selon vous, dénoncer l’assujettissement ou l’adhésion d’un journaliste à l’idée officielle, c’est l’affaiblir ? Je penserai plutôt que dénoncer cette posture c’est lui rendre service, c’est lui restituer sa dignité et donc chercher à le grandir.
3 – « presse de qualité » : est-ce bien le problème soulevé par « peyo » ? Nous savons que « la qualité » peut avoir plusieurs référents, s’appuyer sur plusieurs paradigmes. La « presse de droite » est de qualité certes (le style, les documents, les sujets abordés), mais elle n’est plus une presse d’opinion ou tout au moins elle est la vitrine de l’opinion conservatrice et bien pensante.
Je crois que c’est cela que voulait dire « peyo ». La lucidité n’a jamais été une faute. Au contraire, elle alimente le contre pouvoir.Dieu sait ce qu'il serait advenu si, sans une idiocratie plus forte(si si c'est possible) n'ai interdit a nos rapaces de se dskiser ou se kervieliser (la liste est trop longue),
Maintenant ce qui est vrai dans un sens l'est aussi dans l'autre.
Aurions nous des dirigeants (euh excusez c'est leur titre et ils zy tiennent) au comportements aussi infantiles, s'il avaient une vraie responsablilité a assumer?
Corrolaire (faute de moralité!) si nous voulons des politiques responsables il vaut mieux nous en occuper nous meme.
Pour nous prouver que l'euro est un bienfait des dieux, elle nous cite deux personnes"reconnues", l'une des deux étant...le propre pére de l'Euro, ce cher docteur Delors!
C'eut été étonnant qu'il en dise du mal!
Sur le fond, il serait idiot de prétendre que l'euro n'a que des inconvénients. Il a des avantages et des inconvénients, et chacun peut faire la balance comme il lui plaira.
Je voudrais juste dire deux ou trois choses, histoire de montrer à Steph. que Gege, moi-même et quelques autres ici ne sommes pas aussi ignares qu'il(elle)croit:
1°-l'euro a été créé PRINCIPALEMENT non pour des raisons économiques ou monétaires (Mitterrand ne connaissait rien à ces questions et s'en foutait comme de sa première chemise) mais pour des raisons politiques.
2°-les modalités du passage à l'euro, comme son mode de gestion, ont été très défavorables économiquement à certains pays,dont la France -et ce pour une raison très simple: les responsables Allemands veulent à la fois "faire l'Europe" et préserver les intérêts nationaux allemands, tandis que les connards (droite et gauche confondus)qui nous gouvernent depuis 30 ans veulent l'Europe, fût-ce au détriment des intérêts natioaux de la France.
Cela dit, je ne polémiquerai pas davantage avec quelqu'un qui ne sait manifestement que réciter les leçons de son(ses) maitre(s). Ses propos sur la presse montrent -pour qui en douterait sur le plan économique-son insuffisance rédhibitoire.
Ci-dessous, un texte qui va dans le même sens.
L’euro, facteur de récession?
Par Laurent Pinsolle. Les chiffres sont formels: la crise est plus sévère eu Europe qu'aux États-Unis. La faute à l'euro?
Les résultats du 4ème trimestre viennent de confirmer une dure réalité : la crise est plus sévère en Europe qu’aux États-Unis puisque le PIB a reculé de 1% outre-Atlantique contre une baisse de 1,5% dans la zone euro comme en Grande-Bretagne. Un paradoxe qui doit amener à se poser des questions sur l’euro.
Une zone euro asphyxiée économiquement
Lors du débat sur le traité de Maastricht, ses partisans promettaient un futur économique radieux. Aujourd’hui, ils affirment que l’euro nous protège. Pourtant, alors que la crise est partie des États-Unis, que le taux de chômage y a déjà progressé de 3 points, que des millions de ménages ont été expulsés, la récession y est moins forte qu’en Europe. En 2008, le PIB Américain a cru de 1,2% contre 0,8% en zone euro. L'Europe est entrée en récession un trimestre avant et 2009 s’y annonce encore plus mauvais.
Pire, l’examen de l’évolution du PIB est encore plus cruel pour l’Europe en montrant une asphyxie économique progressive. Alors que la croissance était de 2,4% dans les années 80 en France et en Italie et de 2,3% en Allemagne, elle est passée à respectivement à 2%, 1,6% et 2,1% dans les années 90 puis à seulement 1,3%, 0,5% et 0,8% dans les années 2000. Dans le même temps, le Royaume-Uni, en retard dans les années 70, affiche une croissance de 2,7%, 2,5% et 1,8% sur les trois dernières décennies.
Les chiffres qui sont tombés pour le 4ème trimestre sont désastreux pour la zone euro. Alors que le PIB Américain a reculé de 3,8% en rythme annuel, il a baissé de 4,8% en France, de 6% au Royaume Uni, de 7,2% en Italie et de 8,4% en Allemagne. La situation de l’Espagne et de l’Irlande, les anciens champions de la croissance européenne, est encore plus mauvaise avec une baisse du PIB Irlandais qui pourrait atteindre 5% sur 2009 avec un déficit budgétaire de 10%.
Une monnaie unique pour une zone qui ne l’est pas
Malheureusement, on peut se demander aujourd’hui si l’euro, loin de nous protéger, n’est pas un handicap pour les économies européennes. En effet, le problème de la zone euro est son hétérogénéité. Dans les années 2000, la majeure partie (Allemagne, France, Italie), avait une croissance et une inflation faibles qui demandaient une politique monétaire accommodante. De l’autre, des pays comme l’Espagne ou l’Irlande, en forte croissance et avec une inflation supérieure, avaient besoin d’une politique monétaire plus restrictive pour éviter la formation de bulles, immobilières notamment.
Résultat, la politique monétaire de la BCE a été une cote mal taillée, une politique trop accommodante pour les pays en forte expansion et trop restrictive pour les pays qui restaient dans une croissance molle. Pire, cette inadéquation a renforcé les écarts entre les pays puisque la politique de la BCE a alors renforcé l’expansion espagnole et irlandaise tout en maintenant l’Allemagne, la France et l’Italie dans cette croissance molle. La même politique était à la fois trop restrictive pour certains et trop laxiste pour d’autres.
Et aujourd’hui, le bilan est encore plus mauvais puisque l’on constate que la croissance de l’Espagne et de l’Irlande était artificiellement soutenue par des taux d’intérêts trop faibles. Résultat, ces pays se réveillent avec une terrible gueule de bois, un effondrement économique qui fait s’envoler le chômage (déjà 14% en Espagne !) alors que les pays qui ont subi une croissance molle pendant les années 2000 souffrent davantage que les États-Unis dans cette crise. Tout le monde semble perdre avec l’euro.
Pourquoi l’euro est un facteur de récession
Pire, le principal bénéfice de l’euro, la réduction des écarts de taux, a été annihilé par la crise puisque la Grèce emprunte 2,4 points plus cher que l’Allemagne. En outre, la BCE ne peut pas racheter des emprunts d’État pour baisser leur taux, contrairement à ce que font la Fed ou la Banque d’Angleterre. Encore pire, la rigidité induite par la monnaie unique pousse à un nivellement par le bas des salaires (ce que fait l’Allemagne depuis 10 ans) et de la fiscalité, qui a un profond effet dépressif sur les pays les plus riches.
Enfin, le biais globalement restrictif de la BCE provoque une surévaluation de l’euro dévastatrice pour les entreprises exportatrices, ce qui explique que l’Europe soit entrée en récession un trimestre avant les Etats-Unis l’an dernier. Michel Aglietta a calculé que la parité normale de l’euro est 1,07 dollars. Même sous les 1,3 dollars aujourd’hui, l’euro est encore surévalué de 20%, ce qui explique le choix d’Airbus de confier une partie du fuselage de l’A350 à un fournisseur Américain pour l’assembler… en Europe !
La zone euro n’est pas une zone géographique adaptée au partage d’une même monnaie. De nombreux économistes le soutiennent. Résultat, la politique de la BCE asphyxie les uns (France, Allemagne, Italie) et dope artificiellement les autres (Espagne, Irlande) avant un très dur réveil…