A vos plumes

Recommander




Hier ont commencé les consultations au parlement européen en vue de la reconduction de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne, prévue pour le 15 juillet.

Le sort réservé à Barroso fut l'un des thèmes de campagne des dernières élections. PS, Verts comme Modem ont fait de leur opposition à Barroso leur cheval de bataille prioritaire, tentant de faire croire aux électeurs que tous les problèmes de l'Europe tenaient à cet homme.

Comme d'habitude quand il s'agit de l'Europe, nous sommes dans le mensonge et la manipulation. Le problème de l'Europe n'est pas Barroso, mais l'Europe elle-même. Nous mettrions une chèvre à la place de Barroso que rien ne changerait. Tout simplement parce que l'Union européenne est par construction, par essence, ultralibérale, antinationale, atlantiste, et libre-échangiste.

Que le président de la Commission ait les mêmes inclinations idéologiques que le Système qu'il dirige n'est pas surprenant, mais ce ne sont pas ses qualités personnelles qui décident du sort de l'Europe et des peuples qui la subissent au quotidien.

Que la vérité soit enfin dite : l'Europe est régie par des Traités extrêmement précis, confortés par la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg, et déclinés dans l'ensemble des politiques publiques à travers des milliers de directives et réglements
, dont la force juridique est supérieure à celle de nos lois nationales, et qui représentent depuis une quinzaine d'années 80% des nouvelles lois votées en France. La Cour de justice européenne a même décidé que ces textes européens s'imposaient juridiquement aux Constitutions nationales...

Ce sont ces textes, soutenus en catimini depuis des décennies par l'ensemble des partis du Système, qui dictent leur loi en Europe : déréglementation et privatisation des services publics, culte de la concurrence, ouverture totale des frontières, interdiction des plans de soutien des Etats à leurs entreprises, etc.

Dès lors, le PS, les Verts, le Modem et tous les partis qui feignent de se battre contre la nomination de José Manuel Barroso à la Commission sont parfaitement hypocrites. En agissant ainsi, ils détournent l'attention des Français des vrais problèmes, et des vraies solutions.

Pour cette raison, nous estimons avec beaucoup d'autres que la nomination du 15 juillet est un non-événement. Tant que l'Europe continuera avec les Traités actuels, l'idéologie actuelle, elle sera condamnée à se faire contre les peuples, contre leurs intérêts et contre le bon sens.

Le problème n'est pas Barroso, mais bien l'Europe. Ce n'est donc pas de Barroso dont on doit se défaire, mais de l'Europe !

Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 18:27
- Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Même un vrai patriote social et démocrate à la tete de la commission de bruxelles ne pourrait rien changer (cette nomination étant bien sûr hautement improbable ;))

Commentaire n°1 posté par Maxou le 01/07/2009 à 18h50
Lu dans Marianne.fr

Zone euro: attention, risque de chute des salaires !

 

L'euro est une machine à baisser les salaires, selon The Economist, qui lui consacre un dossier dans son édition du 13 juin. A travers la candeur de ses analyses libérales, l'hebdomadaire anglais dévoile impudiquement ce que beaucoup d'hommes politiques murmurent: baisse des salaires et licenciements seraient les enfants chéris de la zone euro.

La suite ICI
Commentaire n°2 posté par Maurice le 01/07/2009 à 23h06
Bonjour à tous. J'approuve le message de cet article. J'aimerais aussi connaitre vos réactions face à l'exposé de M. Asselineau visible ici: http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23065
Amicalement.
Commentaire n°3 posté par tohn le 02/07/2009 à 06h15
L'histoire de la construction européenne n'est pas autre chose qu'une "storytelling" commencée, nous affirme-t-on, vers les années cinquante. Deux précisions que jamais aucun europhile (eurobéat) n'admettra :
* une "storytelling" est d'abord une belle et romantique écriture romancée dans le seul but de réussir une opération de marketing. Celle-là, c'est du style "Cendrillon qui finit bien". Ensuite, comme produit de vente, cette histoire est colportée par les médias, par les eurobéats, par les programmes d'enseignement (classes de 3°, 1° et terminales et même classes prépas!). Dans ces diffusions (sujets du bac inclus), on y loue la paix en Europe, la solidarité en Europe, le progrès pour tous (non partagé s'entend!) en Europe, le rapprochement des peuples et l'amitié des nations (curieux pour un processus supranational !) et d'autres choses délicieuses que les gourous de l'eurobéatitude savent mettre en avant.
* Faux! L'histoire de cette Europe là, ne commence pas le 9 mai 1950 (ça c'est la belle histoire des "pères fondateurs"); elle débute dans l'entre deux guerres avec des mouvements néolibéraux (Lippmann, Hayek, Rüstow, von Mises, Aron, Rueff, Marjolin...) qui ratissent large après la conférence de Téhéran (novembre 1943)  pour dresser un barrage néolibéral au communisme envahissant. Déjà, on sait que l'Europe sous contrat américain (ne pas oublier dès 1947 la doctrine Truman et son instrument le plan Marshall) sera néolibérale (école de Chicago par Hayek interposé).
Donc toute cette histoire mièvre sur l'idée d'Europe, les discours construits sur la "générosité européenne" ne sont que poudre aux yeux et, comme vous avez pu l'écrire souvente fois, ne sont qu'un enfumage des esprits.
On peut bien sûr, ne pas être d'accord avec mon analyse.
Commentaire n°4 posté par Gège le 02/07/2009 à 07h13
Pourtant ce Barroso a l'air si sympathique sur la photo...
Commentaire n°5 posté par Patrick le 02/07/2009 à 22h21
Evidemment à 100% d'accord. Mais avouez quand-même que si nous mettions une chèvre à la place de Barroso, cela aurait plus de gueule !
Commentaire n°6 posté par Gigi le 04/07/2009 à 11h39
Barroso n'a pas fait son travail. Certes il n'est qu'un maillon de la chaine et les partis politiques ne sont pas blanc blanc dans cette affaire. Mais de là à garder un tel énergumène, un véritable caméléon n'attendant qu'une seule chose, conserver son précieux fauteuil et ses privilèges, tout cela sonne faux!
On change pas une équipe qui gagne. Mais quand elle perd, il faut changer les mauvais éléments, tant pis s'il est le leader.

Juste par acquis de conscience et curiosité:
Quant vous dites "nous" au nom de qui parlez vous?
Commentaire n°7 posté par cpolitic le 06/07/2009 à 16h12
Il y a une chose qui m'étonne toujours, c'est cette "force contraignante" des directives européennes et des arrêts de la cour de justice européenne. Mais qui nous oblige à obéir ? Qu'ils nous pénalisent s'ils veulent, ont-ils les moyens de contraintre l'Etat français à payer des amendes ? Non. C'est encore de la poudre aux yeux ! Ne reconnaissons pas la légitimité de ces instances et ne nous plions pas à leur volonté qu'ils n'ont pas les moyens d'imposer ! Ont-ils une arméne, une police ? C'est l'esclavage volontaire, cela rappelle les dictats de la cour du Vatican aux rois de France ! C'est même pire, car, à cette époque, le vatican avait plus de pouvoir réel que les instances de l'UE ! Tant qu'il n'y a pas d'armée ou de police européenne, ce sont les gouvernements nationaux qui leur servent de "bras armé". Donc, finalement, le problème, ce n'est pas l'Europe, ce sont nos propres gouvernements qui sont bien d'accord avec cette Europe là !
Commentaire n°8 posté par Marie le 10/07/2009 à 09h54

Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif de citoyens (actifs, étudiants)
décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle.
Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier.

Nos partenaires :
  Afficher l'image en taille réelle
 yahoo actualités présidentielle 2007 recommande sitoyen.fr pour comparer votre candidat
 
 
11

 

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés