
Quand nous avons vu l'ensemble de la classe politique, médiatique, ainsi que le show-biz prendre fait et cause pour Roman Polanski, enfin rattrapé par son passé sordide en Suisse, après
8 demandes d'extradition déposées par les Etats-Unis depuis 1977, nous pensions avoir touché le fond.
Et bien non, il y eut l'affaire Mitterrand, et notamment la réaction de l'hebdomadaire l'Express à la démission du ministre de la Culture demandée par Marine Le
Pen. Dans un article qui a déjà fait couler beaucoup
d'encre électronique dans les commentaires, l'Express annonce la couleur : demander la démission de Mitterrand, c'est être "fasciste". L'article en question, "la
fachosphère accuse Frédéric Mitterrand de pédophilie" est extrêmement révélateur de la perversité d'un système prêt à tout pour défendre ses cooptés et diaboliser ses ennemis.
L'insulte suprême est lancée : fascisme ! S'indigner du fait que Frédéric Mitterrand ait écrit être "au coeur de [son] système" dans "le sexe et l'argent", "celui qui fonctionne
enfin car je ne sais qu'on ne me refusera pas", c'est être fasciste. Trouver révoltant les passages de son livre sur les "jeunes garçons" et "les gosses" thaïlandais, fasciste !
Et bien oui, nous osons l'écrire : Marine Le Pen a eu 100 fois raison de s'étonner publiquement du fait qu'un ministre de la République, et peut-être plus encore parce qu'il
est ministre de la Culture avec tout ce que cela signifie pour un pays comme le nôtre, ait pu écrire de telles insanités. Nous ne voyons pas ce qu'il y a de fasciste là-dedans, comme au
passage nous ne voyons pas vraiment en quoi Marine Le Pen incarnerait une quelconque "extrême-droite". C'est un sujet sur lequel nous reviendrons un jour.
Les voix qui ont suivi celle de la vice-présidente du Front national lui donnent d'ailleurs raison d'avoir sonné l'alerte, et démontrent s'il le fallait que l'indignation
face au tourisme sexuel et à la pédophilie ne doit pas avoir de couleur partisane.
Honte donc aux couards et carriéristes de l'UMP et d'ailleurs qui continuent d'appuyer le
ministre de la Culture : Xavier Bertrand en tête, pour qui on ne peut attaquer un homme politique "sur sa vie privée" (!), au risque de "mettre en danger la démocratie" (!!), parce
que tout cela, bien sûr, "lui rappelle les pires heures de notre histoire" (!!!).
Ce chantage au fascisme devient vraiment pénible. Les mondains des médias, qui furent les premiers à courir sauver le soldat Polanski, devraient la jouer
profil bas et cesser d'utiliser leurs vieilles ficelles. Il n'y pas de fascisme en France. Il n'y a sans doute même pas d'extrême-droite dans le pays, ou alors à l'état résiduel disséminée
dans quelques groupuscules de cinglés.
En attendant que nos médias retrouvent un semblant de dignité, dans ce domaine et dans tous les autres où ils trompent les Français et jouent la collusion à plein pot, il faut
exiger la démission de Frédéric Mitterrand.
Il en va de l'exemplarité de la fonction ministérielle, déjà tellement mise à mal. Il en va surtout de l'image de la France dans le monde. Déjà plusieurs grands journaux internationaux ont
évoqué cette polémique, traduit les propos du ministre, et s'étonnent qu'il soit encore en place.
Jeudi 8 octobre 2009
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08
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09:44
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