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le TRAHISONOMETRE 

  

 










Alerte médias !


 

 

 

Vous êtes déjà très nombreux à vous être lancés dans la CHAINE DU REFERENDUM appelant à ce que le peuple garde sa liberté et puisse décider de ce qu'il fait avec ce nouveau traité européen...

RENFORCEZ LA CHAINE DU REFERENDUM EN DIFFUSANT CES LIENS :

référendum.pdf (version PDF)

référendum.pps (version PPS)

 

 

   

A priori, les choses étaient réglées par le vote de 2005. Non, c'est non, pas de traité.

Sarkozy veut tout de même un nouveau traité. Et il se trouve en plus qu'il n'est pas si nouveau que ça, puisqu'il reprend mot pour mot celui rejeté en 2005. Face à cette violence considérable faite à la démocratie, sans doute la pire depuis 1940, nous ne pouvons que nous mobiliser pour qu'au moins le peuple puisse avoir la parole.

Faites vivre la CHAINE DU REFERENDUM en envoyant les liens ci-dessus à vos connaissances, ou en envoyant directement les fichiers qui sont téléchargeables.

Mobilisons-nous pour faire plier cet abus de pouvoir inique !

 

Mercredi 24 octobre 2007
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Commentaires

bonjour,

je l\\\'avais dit il y a deux ans sur les newsgroup, le  non a fait perdre deux ans à la construction de l\\\'Europe

Sarko ne fera pas l\\\'erreur de confier le futur de ce grand projet aux baufs.

in the baba.

bonne continuation, je vous lirai pour me marrer.....

éric
Commentaire n° 1 posté par eric le 27/10/2007 à 18h56

Que croyait le bon peuple en élisant Sarkozy ? Il fallait ouvrir les yeux et lire dans les détails... sans s'arrêter aux slogans abondamment repris par une presse servile.


Une presse toujours aussi servile aujourd'hui au sujet du traité. Avez-vous entendu les médias dire la vérité sur ce texte? Rien. Pas étonnant que les Français ne leur accordent plus aucune confiance.

Commentaire n° 2 posté par Mageden le 24/10/2007 à 15h42

Contre-argument : 53% des Français ayant voté pour Sarkozy, 53% des Français lui donnent la liberté de faire ce qu'il veut sur l'Europe comme dans les autres domaines.


Contre-contre-argument : pourquoi avoir voté en 2005 sachant qu'on avait une élection présidentielle deux ans après ?


Vérité : aucune république bananière n'oserait faire ce que fait sarkozy aujourd'hui. C'est proprement scandaleux. Et en plus, j'ai voté oui en 2005.

Commentaire n° 3 posté par Henri-Pierre le 24/10/2007 à 15h30

J'ai envoyé le ppt à 10 personnes dans ma mailing liste. Ca réagit plutôt bien ! Il y a un truc à faire. Ce n'est décidément pas possible.


 

Commentaire n° 4 posté par Gigi le 24/10/2007 à 15h28

Je propose un concours de slogans ou de refrains.


Ma contribution (avec la musique célèbre):


Ah, ça ira, ça ira, ça ira,


Le peuple ne se laissera pas faire;


Ah, ça ira, ça ira, ça ira,


Le referendum, on l'obtiendra!

Commentaire n° 5 posté par DLR 06 le 24/10/2007 à 14h32

tout  a fait ELECTRO,et je suis sur qu'ils anticipent la porté de leurs prèstations :-(


bon, si l'europe fèrme ses portes ,et que l'euro plonge a corps pèrdu ,pourquoi le dolard n'en ferait pas autant ?


je me demandes comment nous allons nous déplacer en vouture aprés ?


il y en a qui doivent se les frotter les pognes ?:-(


bon, ce n'est que mon idée .

Commentaire n° 6 posté par un chouka le 29/10/2007 à 17h43
il y a dejas bien des années déjas, que le diplo par les plumes des uns et des autres ,nous soulignait avec insistance la démocrassie bafouée au nom des intérets des spéculateurs entre autre ,mais là, c'en devient une caricature :-o
Commentaire n° 7 posté par un chouka le 24/10/2007 à 21h23

Continuez, vous êtes dans la bonne ligne : à force de se faire entuber, les Français vont réagir ...

Commentaire n° 8 posté par TOURNIER le 24/10/2007 à 21h27

mon idée:


l'europe fèrme ces frontières,l'euro s'éfondre, le cout de l'énèrgie flambe...........................................................?

Commentaire n° 9 posté par un chouka le 25/10/2007 à 15h01

bravo pour l'idée je fais suivre


Tiens au faite la loi sur l'immigration et les test ADN a été voté sans que cela ne soit relié par les médias, meme pas par vous ?


 

Commentaire n° 10 posté par Thierry Buyck le 25/10/2007 à 21h43

Nous sommes en adéquation avec une très forte majorité de Français. Voici un premier sondage qui donne des résultats qui dépassent nos espérances : 63 % sont demandeurs d'un référendum.


Marianne 2.fr publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. A quand une étude identique dans la presse française ?


aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants.

À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?


Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France
Oui 63%
Non 27%
SO* 10%


Grande Bretagne
Oui 75%
Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%
Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%
Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%
Non 19%
SO* 5%


* Sans opinion
Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.

Commentaire n° 11 posté par Maurice le 25/10/2007 à 22h44
Quand on est de mauvaise foi, on raisonne ainsi :
53% (des votants) avait voté non au réferendum de mai 2005.
53% ont élu Sarkozy Président.
Ce sont les mêmes !!!!
Et ces mêmes estiment qu'il n'est pas nécessaire de faire un nouveau réferendum et laissent le soin à Sarkozy de porter cette affaire au vote du Parlement.
CQFD
Bien sur il faut être de mauvaise foi pour affirmer cela.
Mais nos élus (enfin presque tous ou en tout cas plus de 53%) sont de mauvaise fois puisqu'ils sont...élus.
Mais j'aurais ma conscience pour moi : j'ai transmis la pétition et l'ai signé aussi.
Commentaire n° 12 posté par Peyo le 25/10/2007 à 23h50

"de mon point de vue, ces gens qui tiènent tant a leur traité,n\\\'ont pas du tout les memes intérets que les gens productifs(généralement  une majorité de travailleurs )?


il me semble que la seule chose que ces gens qui veulent par tous les moyens imposer leur traités daubé, c\\\'est, il me semble,  ne voir ,que la spéculaition financière, l\\\'installation d\\\'un ordre policier puissant ,et a leur botte ,le taxage des productifs ,et l\\\'appropriation des richesses par tous les moyens......................................................... ?


partant de là, je ne vois pas bien ce que les citoyens du bas ,dans leur majorité, vont en avoir de bon pour eux,vu ,que depuis que cela se tramme depuis assez longtemps , nous n\\\'avons que des pèrtes qui empirent ,au point de se demander si ce n\\\'est pas,une fois encore , une guerre dirigée contre les travailleurs ?


pourquoi ,ne pas faire un traité pour  construir des camps et exécuter les dicidants qui n\\\'entrent pas dans le système ?


pouvons nous demander (imposer ) la légitime défence de nos droits élémentaires lorsqu\\\'il en est encore temps ?"


 "ce n\\\'est que l\\\' avis d\\\'un ignard du bas "


 

Commentaire n° 13 posté par un chouka le 26/10/2007 à 08h09
Je vous invite à consulter le site de campagne "Respectez notre non !", lancé à l'initiative de l'association PRS.

Signez la pétition pour exiger un référendum !!
http://www.respecteznotrenon.org
Commentaire n° 14 posté par guillaume le 26/10/2007 à 12h06

pour parchever l'entubage, voir, l'ex  " AMI " (du genre NTM)   revu lui aussi en les tèmes de: " AGCS " .ça fait bien plus sèrieux :


Accrod Général Sur Le Commèrce et les Sèrvices :-D


a part ça, il n'en ont rien a faire de leurs bananes ?


avec un nom pareil pèrsonne ne se rendra compte que c'est la meme chose qui a été combatu il y a quelques anées ?


c'est bandant pour les magoilleurs du fric ?


il ne trouvent meme pas une petite résistance populaire :-(


les GREVES n'ont pas masquées ces évènements ?


non?


 

Commentaire n° 15 posté par un chouka le 26/10/2007 à 14h17
"Entre nos ennemeis, les plus à craindre sont les plus petits" (Jean de La Fontaine - Le lion et le moucheron.)
Commentaire n° 16 posté par Peyo le 27/10/2007 à 09h34

Ah ce cher "eric"! Quelle belle trivialité dans l'idée et dans le propos qui magnifie cette idée! Sarko pourrait vous embaucher, cela lui éviterait sans doute, d'être égal à lui-même dans ce domaine que vous semblez bien maîtriser.


Bon cela dit, ce site est capable d'admettre beaucoup d'expressions et c'est bonheur pour l'intelligence; gageons que "eric" saura être plus nuancé dans un prochain propos.


Bon dimanche "eric";


Gège

Commentaire n° 17 posté par GÚge le 27/10/2007 à 20h05

je trouves parfaitement normal que les " 2 % " qui ont votés pour" ns "aient des idées ( intérets ) bien précises sur le TCE.


ce trus doit bien faire l'affaire de quelques uns tout de meme ? 


peut etre qu'il y a plus de beaufs que de nantis ,mais je ne crois pas que le privilège de se passer de l'avis des citoyens soit bien démocratique ?:-D

Commentaire n° 18 posté par un chouka le 27/10/2007 à 20h18
Mais Éric n'a jamais prétendu être démocrate ou républicain. Il est Sarkozyste. Mais il risque d'être bientôt comme son vénérable président : cocu
Cocu parce que la Merkel ira contre ses volontés,
Cocu car le Poutine n'en a rien à Ciré de cet agité et préfère soigner bien l'   Iran que de s'emmerder avec la France
Cocu parce que le Bush sera remplacé par un autre américain mais plus astucieux celui là (pis que cela, ça pourrait -être une femme, la Clinton)
Cocu parce que la croissance ne sera même pas de 1% en France
Cocu parce que même le patronat finira par trouver ce Zébulon un tantinet fatiguant,
Cocu parce qu'il ne lui restera bientôt que les beaufs.
Cocu quoi !
Commentaire n° 19 posté par Peyo le 27/10/2007 à 21h38

Ahhh Peyo quel delice que de vous lire surtout lorsque comme c'est le cas ici, il s'agit de remettre un agité à sa place


Quel delice, vraiment

Commentaire n° 20 posté par ELECTRO le 28/10/2007 à 00h06
Puisque certains souhaitent qu'on parle de la résistance avec Guy Moquet, certains devraient se méfier en lisant aussi :

" Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent "(Lucie Aubrac)
Commentaire n° 21 posté par Peyo le 28/10/2007 à 08h19

"la résistance", c'est plutot pour ELECTRO et les gens comme moi :->


beauf, j'aurais dis l'opposition ?;-)

Commentaire n° 22 posté par un chouka le 28/10/2007 à 09h00
Face à cette trahison des parlementaires et de Sarko contre le peuple français et son vote souverain, une seule solution pacifique mais radicale : une grève de la faim massive !
Commentaire n° 23 posté par Republicain Souverainiste le 28/10/2007 à 10h39
Zébulon a du l'avoir comme livre de chevet un certain temps ! Il parait que ce fut la lecture préféréee de Himmler.


Ouvrage initialement paru sous le titre Propaganda aux éditions H. Liveright, New York, en 1928 et réédité chez Ig publishing en 2004. © Edward Bernays, 1928. © Pour la traduction française, Zones / Éditions La Découverte, Paris, 2007.



Edward Bernays

Propaganda

Comment manipuler l'opinion en démocratie

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Oristelle Bonis

Préface de Normand Baillargeon






Commentaire n° 24 posté par Peyo le 28/10/2007 à 17h47
Peyo, c'est surement un tres bon ouvrage, mais dans les cas qui nous arrivent dans le nez  depuis si longtemps, je crois meme que les beaufs ont compris tous seuls ? O_O
Commentaire n° 25 posté par un chouka le 28/10/2007 à 17h58

Puisque nous en sommes à la rubrique litteraire, lire :


"Nous autres" de Eugène Zamiatine publié en 1920 qui inspira "Le meilleur des mondes" d'Huxley et "1984" d'Orwell, disponible dans toutes les bonnes pharmacies

Commentaire n° 26 posté par ELECTRO le 28/10/2007 à 21h08
ELECTRO, j\\\'ai pourtant essayé de lire ORWEL,mais je l\\\'ai trouvé tres péscimiste,et soumis (pas la force de résister (le bon effet joules),de se battre,un citoyen honète quoi ?) 
Commentaire n° 27 posté par un chouka le 29/10/2007 à 09h05
C'est que Orwell était , comme tant d'autres, un visionnaire qui avait compris que le pouvoir corrompt tout  et que le seul moyen de l'asseoir est de supprimer les libertés, quant à Huxley il avait lui compris que l'uniformisation de la société est un moyen de faire croire au peuple qu'il est heureux
Commentaire n° 28 posté par ELECTRO le 29/10/2007 à 09h58

à ELECTRO,


Bien vu sur le dernier message! Mais alors, ayant lu et cogité sur ces fortes pensées, que fait le quidam? Il supporte? Il suppute? Il renonce? Il écoute les vertueux commentaires du "chef des rugbimen"?


Le pouvoir actuel (5 mois déjà!) fonctionne comme "big brother" de Orwell. Sarko entraîne des journalistes (sans eux aucun intérêt), des caméramen pour fustiger ces "salauds" de grévistes. Que pense le quidam de ce qu'il voit sur FR2 ou FR3 ou TF1 (qui est la chaîne qui en fait le moins, à mon avis), ou qui entend J.M Sylvestre et consors sur France Inter dès 7 heures le matin?


Quand a-t-on vu un chef d'Etat, aller faire à 8 heures du matin une virée chez les grévistes de la SNCF? N'est-ce pas plutôt (ou à la rigueur) le rôle du "fusible" premier ministre de s'engager ainsi?


Tant que l'on acceptera ce "tapage médiatiquement orchestré", on ne fera plus de la politique; on subira les frasques "d'es agités du bocal" qui nous gouvernent. Mais la faute à qui?


Gège

Commentaire n° 29 posté par GÚge le 29/10/2007 à 12h44
La faute à tous ceux qui acceptent tels des moutons qu'on vende au plus offrant leur temps de cerveau disponnible
Commentaire n° 30 posté par ELECTRO le 29/10/2007 à 16h00

Lundi 29/10, 20h10 : ça y est! On apprend (avec retard) que Sarkozy est en train de devenir lui-même avec les journalistes. Après avoir fait de sa vie privée (dont on se fout d'ailleurs) un vecteur de sa vie publique, voilà qu'il vitupère et exprime toute sa trivialité (ou grossièreté, comme l'on voudra) envers une journaliste de CBS!


Cela va peut être enlever du travail à notre cher "éric".


Question : comment avoir pu imaginer qu'un tel président pouvait représenter la France cultivée? La "com'" va s'éssouffler ou dérailler.


Gège

Commentaire n° 31 posté par GÚge le 29/10/2007 à 20h24
Finalement le Zébulon n'est pas pire que le président du Tchad qui va faire embastiller les Charlots de "l'Arche de Zoé". Il est de la même catégorie : celle des "démoocratiquement corrects"
Les beaufs ont élu Zébulon.
Mais je vous laisse le soin de calculer le délai qui nous sépare de la réélection au second tour du petit Nicolas sachant pour vous simplifier le travail que le premier tour de l'élection présidentielle de 2012 est le dimanche 6 mai et le second le 21 mai.
À vos calculettes....
Commentaire n° 32 posté par Peyo le 30/10/2007 à 08h22

Lisbonne : trahison présidentielle

 




 




 



Les chefs d
'
Etat des 27 pays de l
'
Union européenne ont approuvé le 19 octobre 2007 un traité européen qualifié de "simplifié" visant à remplacer
la défunte Constitution
européenne. Ce projet qui doit être ratifié par chacun des pays européens propose la mise en œuvre d
'
une Europe supranationale.

 



Le moment est donc venu de reprendre avec énergie et détermination le combat pour la construction d
'
une autre Europe édifiée autour d
'
un texte simple et compréhensible afin d’aboutir à un consensus le plus large possible. Cette Europe à laquelle une majorité aspire laisse chaque Nation s’administrer comme bon lui semble autour de valeurs partagées, dans un environnement délimité géographiquement, favorise la mise en commun des compétences et moyens pour organiser l’Europe autour de projets qui ne peuvent être menés à terme que par une entente entre Etats. Enfin, elle met un terme à cette boulimie normative de Bruxelles et organise une politique étrangère réellement indépendante et une défense libérée de la tutelle de l’Otan.

 



 

 



Les 15 449 508 Français qui ont mis un terme à l
'
aventure giscardienne tendant à orienter la construction européenne vers plus de fédéralisme ; à inscrire dans le marbre une vision économique ultralibérale ; à réintégrer les forces armées françaises dans l
'
OTAN mettant ainsi un terme à un demi-siècle d
'
indépendance nationale, sont honteusement trahis.

 



Le sont également les 12 808 270 qui ont accepté de suivre malgré tout le clan du "oui". S
'
il est permis à chacun d
'
entre-nous de s
'
exprimer librement lors d
'
une consultation, notamment référendaire, il est inconcevable pour l
'
ensemble des démocrates que le vote majoritaire soit ainsi bafoué.

 



 

 



Trahison présidentielle

 



Le candidat Sarkozy avait annoncé, devant plusieurs millions de téléspectateurs, qu
'
il entendait prendre en compte le "non" largement gagnant ce 29
mai 2005. Il
s
'
était à plusieurs reprises opposé à l
'
entrée de la Turquie dans l
'
Union européenne en proposant, en lieu et place, une coopération renforcée.

 



Aujourd
'
hui, le compromis de Lisbonne voulu par le nouveau Président de la république replace le projet supranational giscardien en orbite. Certes, il ne s
'
agit plus dans la forme d
'
un texte établissant une constitution européenne. Le "mini-traité" se veut indolore, incolore, inodore, mais, sous l
'
aspect technique dont il se pare, il nous ressert le même plat.

 



Il n
'
y a pas de mot assez fort pour qualifier cette démarche. Pour le moins, il s
'
agit d
'
une trahison présidentielle.

 



Mais,
Nicolas Sarkozy
est-il le seul à blâmer dans cette affaire ? Non.

 



Nombre de parlementaires, de droite, de gauche et d
'
ailleurs, gérant au mieux leur "petite carrière", n
'
hésitent pas à tromper, eux aussi, leurs propres électeurs. Ils ont réclamé leurs suffrages hier pour mieux les museler aujourd
'
hui.

 



 

 



De revirements en revirements

 



En 2005, les gaullistes de conviction ont tous apprécié le positionnement de certaines personnalités politiques et le talent qu
'
elles ont fait preuve pour remporter cette victoire historique. Chacun peut se remémorer les interventions des Gallo, Chevènement, Pasqua, Dupont-Aignan, Fabius…

 



Au PS, Le premier secrétaire a déclaré que les socialistes "ne s
'
opposeront pas" au nouveau traité européen. Même Ségolène Royal, qui avait annoncé, lorsqu
'
elle était candidate à la Présidence, que le référendum sur cette question était une "obligation démocratique", suit cette ligne.

 



Laurent Fabius, partisan du non lors du référendum de 2005, avait considéré un temps l
'
exigence d
'
un référendum comme un facteur d
'
unité du PS. "Il faut une position simple : les Français ont rejeté le précédent traité par un référendum, il faut qu
'
il y ait un référendum sur le nouveau traité"
précise-t-il aujourd
'
hui. Pour autant, est-il définitivement réfractaire à la position uniforme du PS et de
Nicolas Sarkozy
 ? L
'
eurodéputé Vincent Peillon, favorable au non en 2005, a pris cette fois position sans ambiguïté pour le oui. Jean-Pierre Chevènement hésite encore entre l
'
intérêt du parti et le respect de son engagement fondamental.

 



Max Gallo est devenu, l
'
élection présidentielle étant passée par là, le président du fan club Sarkosiste. "Les élites paraissent aveugles : l
'
Europe est la dernière utopie, le dernier alibi, la dernière idéologie unissant les socialistes et les libéraux, qui communient – avec des mots différents – devant les mêmes divinités : l
'
économie et la mondialisation."
écrivait-il pourtant dans une tribune intitulée Impasse et impostures le 17 décembre 2004 dans le Figaro.

 



 

 



Un nouveau texte ? Non, le même

 



Aujourd
'
hui, seulement deux ans après, que reste-t-il de cette épopée ? Presque rien. A ce jour, seul
Nicolas Dupont-Aignan
, député gaulliste et républicain, porte encore l
'
étendard de
la résistance. Espérons
qu
'
il sera rejoint demain par d
'
autres.

 



Car le document présenté à Lisbonne reprend toutes les innovations prévues dans le traité rejeté en 2005. Les experts juridiques l
'
affirment, les politiques, pour peu qu
'
ils aient pris soin de l
'
analyser, le reconnaissent et les chefs d
'
Etats européen le clament et s
'
en réjouissent.

 



"La substance de la Constitution est maintenue. C
'
est un fait"
déclare Angela Merkel, Chancelière d
'
Allemagne
[1] ; "Nous n
'
avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution… C
'
est sans aucun doute bien plus qu
'
un traité. C
'
est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe"
se réjouit Jose Luis Zapatero, Premier Ministre du Royaume d
'
Espagne
[2] ; "Ainsi l
'
opinion publique serait-elle conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l
'
on n
'
ose pas lui présenter en direct"
admet Valéry Giscard d
'
Estaing, père du premier texte rejeté
[3] ; "Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d
'
attirer l
'
attention du public sur ce fait ?"
 avoue
Jean Claude Juncker
, Premier Ministre du GD de Luxembourg.

 



 

 



Cartons rouges

 



Le manque de courage politique est criant. Le 18 juin 2005, j
'
avais adressé à quelques députés représentant un panel des groupes politiques à l
'
Assemblée Nationale une lettre dans laquelle je précisais : "Malgré le rejet sans ambiguïté du projet de constitution européenne par le peuple français, mais aussi par celui des Pays-Bas, tous deux pays fondateurs de l’Europe, rejet porteur d’une véritable onde de choc salutaire pour mettre un terme à la politique européenne (Et non à l’Europe !) pratiquée depuis 20 ans, les États-majors des partis politiques promoteurs du « oui », mais également les différents responsables des institutions européennes, tentent de mettre en œuvre certaines mesures contenues dans le projet de traité constitutionnel". Il s
'
agissait de la proposition d
'
Hervé de Charrette, membre éminent de l
'
UMP, de mettre en place certaines mesures du défunt traité en les faisant valider par voie parlementaire. Les réponses des défenseurs du "oui" sont sans ambiguïté : "Le Traité constitutionnel européen a été rejeté le29 mai dernier par les Français mais ce texte contenait certains avancées démocratiques indéniables qu
'
il serait dommageable de ne pas reprendre pour le bon fonctionnement de l
'
Union européenne… Toutefois avant de prendre une telle décision, les citoyens européens devraient être consultés."
me répond alors André Santini alors UDF, aujourd
'
hui membre du gouvernement Fillon.

 



"Il est évident que toutes les forces politiques de ce pays et plus particulièrement les partis qui ont vocation à exercer des responsabilités doivent tirer les conséquences de ce vote" admettait Manuel Valls, toujours PS mais attiré par les sirènes sarkosistes ; "Je pense qu
'
il ne faut pas contourner la décision des Français. Ce que les Français ont décidé, ils sont seuls à pouvoir, le cas échéant, le changer..."
s
'
avançait François Bayrou, aujourd
'
hui favorable à la seule voie parlementaire pour la ratification du projet de Lisbonne ; "Les mesures
[4] ne me choquent pas mais elles ne peuvent être prises aujourd
'
hui... même en catimini !"
réagissait Noël Mamère pour les Verts. Aujourd
'
hui il se renie.

 



 

 



Les gaullistes authentiques, ceux qui n
'
hésitent pas à militer pour la France, ceux qui rejettent définitivement la "politicaillerie" qui alimente la plus grande partie de nos élites, seront présents dans le combat qui s
'
annonce. Et ce n
'
est pas la précipitation calculatrice de l
'
Elysée et des partis dominants qui nous arrêtera.

 



Face au "non" du peuple français, le "oui" bien pâle des parlementaires qui s
'
apprêtent à trahir, ne représente rien et ne pèsera pas bien lourd lorsque la colère, en guise de réaction, grondera.

 



 

 



 

 





A
lain KERHERVE


 



www.gaullisme.fr

 




 





[1] The Daily Telegraph, 29 juin 2007

 



[2] Discours du 27 juin 2007

 



[3] Le Monde du14 juin 2007 et le Sunday Telegraph du 1er juillet 2007) 

 



[4] Celles proposées alors par Hervé de Charrette

 


Commentaire n° 33 posté par Alain KERHERVE le 07/11/2007 à 23h47

Qui sommes-nous ?

Nous sommes un collectif de citoyens (actifs, étudiants)
décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle.
Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier.

Nos partenaires :
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Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet 
 yahoo actualités présidentielle 2007 recommande sitoyen.fr pour comparer votre candidat
 
 
 
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