A vos plumes

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Le refus de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) d'un quota de boursiers fixé à 30% des élèves dans chaque école est parfaitement justifié, pour deux raisons.

D'abord, derrière ce quota, se cache très certainement comme souvent maintenant une volonté de renforcer les pratiques de discrimination positive, qui constituent des passe-droits sur fondement ethnique. Depuis quelques années, le gouvernement encourage la discrimination positive dans tous les domaines, masquant la plupart du temps cette réalité derrière un vocabulaire beaucoup plus acceptable. C'est la fameuse "diversité", ces "candidats divers" dont on nous parle...sans jamais nous expliquer de quelle diversité il retourne vraiment : sociale, ou ethnique ?...Le plus souvent, c'est la diversité ethnique, le mélange des couleurs de peau qui est recherché. Tout pour l'affichage, mais rien de concret contre les inégalités sociales. L'association SOS Egalité, créée pour lutter contre la discrimination positive et le communautarisme au profit de l'égalité républicaine, l'a très bien démontré.

Concernant les grandes écoles, on peut penser que c'est bien cet objectif de faire entrer la discrimination positive dans le dernier bastion de la réussite scolaire française qui anime l'action du gouvernement. Le projet est en effet porté par Yazid Sabeg, farouche partisan de la discrimination positive ethnique (un de ses livres, sorti en 2004, n'y va pas par quatre chemins : "Discrimination positive : pourquoi la France ne peut y échapper"). C'est d'ailleurs le même Yazid Sabeg qui a réagi le plus violemment aux propos de la CGE, lui qui fricote avec son ami Bébéar dans divers organismes en charge de promouvoir dans les entreprises des pratiques de gestion des ressources humaines conformes à la discrimination positive (ils ont à ce titre lancé en 2004 la "charte de la diversité", et remettent régulièrement des "labels diversité" aux entreprises qui jouent le jeu, aux côtés du ministre de l'immigration).

Ensuite, on ne résout pas le problème de l'égalité des chances avec des quotas. Chacun son rôle.
Les grandes écoles sont là pour sélectionner les meilleurs et former l'élite de la nation. Il n'y a rien de scandaleux, au contraire, à recruter les élèves sur concours, anonyme et égalitaire. D'autant qu'aux dernières nouvelles, il n'y a pas d'épreuve de golf ou de maniement du coupe-cigare à l'entrée de ces établissements, mais des mathématiques, de l'histoire, du français, de la philosophie, des langues et autres matières tout ce qu'il y a de plus académiques.

C'est en revanche au gouvernement de s'assurer du bon fonctionnement de l'ascenseur social, condition du renouvellement des élites.
Ce n'est pas parce que les gouvernements successifs ont échoué depuis plusieurs décennies à refonder l'école, et à combattre les inégalités économiques et sociales à la racine (ont-ils seulement voulu le faire ?), qu'ils doivent désormais passer le fardeau aux grandes écoles et les mettre en accusation quand elles rappellent avec justesse que cette tâche ne relève pas de leurs missions.

Notons d'ailleurs que la discrimination positive a pour caractéristique essentielle d'être un moyen de contourner l'obstacle économique et social en transformant le nécessaire combat contre les inégalités sociales en une politique de passe-droits et passerelles sur fondement ethnique, qui dans le fond ne fait que créer de nouveaux problèmes plutôt que d'en résoudre.

Il est temps de remettre les pendules à l'heure. L'appel de la CGE y aura un peu contribué.

Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 17:30
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Commentaires

j'ai moi-même été victime d'une pratique de discrimination positive, pour rejoindre l'entreprise l'oréal. On m'a clairement fait savoir que j'avais les compétences mais pas le bon nom, pour remplir des "quotas" !
Commentaire n°1 posté par Martinot le 05/01/2010 à 18h02
Je n'étais pas au courant du lancement de cette association, c'est récent ?
Commentaire n°2 posté par Gigi le 05/01/2010 à 18h07
tout à fait d'accord avec vous, le terme "discrimination positive" n'est qu'un leurre. La seule vérité qu'elle dévoile c'est que la DISCRIMINATION SOCIALE elle est bien réelle.
Commentaire n°3 posté par wahab le 05/01/2010 à 18h44

Jusqu’aux années 60, il y avait une assez forte proportion de fils d’ouvriers et d’employés parmi les élèves des grandes écoles (environ 40%).

Aujourd’hui, il n’y en a plus, ou presque.

Il n’y a quasiment plus que des enfants d’anciens élèves des grandes écoles, de professeurs, ou de « grands bourgeois ». Pourquoi ?

Les enfants d’ouvriers et d’employés, ou d’agriculteurs, sont-ils devenus subitement plus bêtes que les autres, alors que jadis, la République avait démontré que l’intelligence se jouait des barrières sociales ?

La réponse est simple.

L’école primaire et secondaire ne remplit plus sa tâche. Il faut tout reprendre à la maison, donc avoir soi-même fait des études à l’époque où l’on apprenait quelque chose, ou envoyer les moutards dans des écoles privées chères.

Dans l’école publique, on considère les connaissances de base, l’orthographe et la grammaire, la culture générale, comme superflues. En terminale, les élèves ne savent toujours pas distinguer l’infinitif du participe passé.

« Je regarde la grammaire comme la première partie de l’art de penser », disait Condillac (Qui c’est, çui-là ?).

Allez sur le site de Sciences Po, § « correction » : vous y trouverez un professeur qui précise bien que, si on a une mauvaise orthographe, pas la peine d’espérer intégrer. Pareil pour toutes les grandes écoles.

Donc, la discrimination, elle est là : il faut soit avoir de l’argent, soit connaître soi-même les programmes, pour que ses enfants aient une chance de faire des études de haut niveau.

Je l’ai bien vu avec mes deux filles : leurs professeurs faisaient des fautes d’orthographe sur les bulletins trimestriels, et ce qu’elles me rapportaient de certains cours de français, d’histoire ou de géographie, me donnait à penser qu’il devait y avoir une prime pour les ignares.

Alors, on dit aux enfants : « Oubliez tout ce fatras qui vous encombre le cerveau, ça ne sert plus à rien ». Résultat : l’ANPE.

Aujourd’hui, après que l’on ait massacré l’enseignement primaire et secondaire, on veut faire entrer les recalés au forceps ; mais c’est le système qui a fabriqué ces recalés, à partir de gens "normaux".

Alors, on baissera le niveau ; à chaque fois, on se met au niveau du plus mauvais. En effet, à quoi sert-il de faire entrer dans les grandes écoles, des élèves qui ne comprendront même pas ce que l’on y dit, qui ne parleront pas la même langue, qui n’auront aucun des repères auxquels on fera en permanence référence ? On va les laisser à la traîne ? Certes non ; il ne manquerait plus que ça, que les « discriminés positifs » se retrouvent en queue de peloton. Alors, on baissera le niveau jusqu’à eux, on supprimera notes et classement, on gommera les différences. Et à la sortie, on les fourrera dans des postes où ils seront nuls. Et on en conclura : « Après tout ce qu’on a fait pour EUX, on voit bien qu’il n’y a rien à tirer de ces gens-là ».

Commençons par réparer les dégâts en primaire, dans le secondaire, et les boursiers, comme autrefois, retrouveront tout naturellement le chemin de l’excellence ; et on aura peut-être même un jour, un Président de la République qui s’exprimera en bon français : pour l’instant, on peut seulement en rêver…


Christian Azaïs
 

 N.B. : ce serait bien également que le directeur de Sciences Po comprenne qu'on est en France et qu'il ferait bien de faire en sorte que la langue officielle de son école soit le français et non l'anglais...Il y a du goudron et des plumes qui se perdent...

Commentaire n°4 posté par Christian Azaïs le 05/01/2010 à 19h31

Une évidence! Alors pourquoi d'autres ne la partagent pas?


Commentaire 4. 40% de fils d'ouvrier et d'employés.

 

Il faudrait préciser ce qu'est un employé.cela me parait énorme...

Mais quelles sont aussi les grandes écoles? Fils d'agent technique (technicien) et de secrétaire sténodactylo, disait on, j'ai fait mathsup et mathspé et j'avais un sentiment d'égalité devant le concours même si ce n'était pas vrai, on pouvait par les maths la physique la chimie avoir de quoi se battre. On savait que les "fils de" rentraient en 3/2 aux mines avec le français et l’anglais (car qui parlait anglais ? comme aurait dit Coluche ; ceux qui y sont allés en Angleterre pas ceux qui l'ont appris à l'école) avec des coeff. spéciaux pour les bizuts.

On mettait HEC l'ESSEC et lesSUPdeCO à part,"les épiciers"  parce que c'étaient des fils de bourges et que le concours tu risquais pas de l'avoir sur les maths et la physique mais sur ta capacité à vendre des chaussures à un cul de jatte...Certes, outrance de rivalités mais… (D’ailleurs ce sont eux en partie qui ont transformé l'entreprise en société financière rémunératrice du capital) on savait aussi que pour HEC SUPdeCO Paris et encore plus l'ESSEC il fallait casquer un Max. On ne risquait pas d'être jaloux des épiciers car l'entreprise à l’époque ce n'était pas la finance. Enfin personne chez les fils du peuple n'aurait imaginé que Sciences PO était une Grande Ecole...en plus à tord peut être nous pensions que là on était chez les nantis et les bourges...il fallait être initié par un parent....Nous avions conscience que ces groupes sociaux avaient une culture générale que nous n’avions pas.


Je ne dis pas que les Grands Ecoles c'est la panacée. Moi je croyais que en prépa il y avait 10à20% de fils de ouvriers employés...Depuis 10ans j'entends dire que en classe prépa il y a 50% de fils d'enseignants. Si cela est vrai cette évolution est un vrai problème. Un concours difficile en sciences dures sanctionnait un travail acharné et créait des conditions d'une certaine égalité, même si pour rentrer à l'X il fallait être dans une Mathspé ou il y avait des reçus chaque année à l'X. Dans mon lycée en SpéA1 et SpéA2, il y avait 5 à 10 reçus à l' X, mais en SpéA3 SpéA4 et SpéA5 il y en avait 1 ou zéro. Etrange tout de même! Pour aller en SPéA1 ou SpéA2 il fallait avoir fait sa terminale S dans ce même bahut c.à.d. Janson de Sally, où il n'y avait pas que des pauvres.

Pour les grandes Ecoles Scientifiques la difficulté d'apprendre à résoudre des problèmes ardus crée une égalité par le fait c'est en prépa que l'on apprend...la démocratisation passe donc  par faciliter l'accès aux classes prépas...mais tout le monde ne fera pas de Classe Prépa...

Pour les épiciers et les Sciences PO les « fils de leur environnement » seront très souvent en tête parce que ils ont appris et apprennent en dehors du lycée!

Reste à savoir s'il faut étudier des sciences dures pour sélectionner une "Elite".
Pas facile! On sait qu'un certain nombre de X sont peu ouverts. Mais je constate aussi que dans le monde politique l'absence de formation scientifique dure est de plus en plus visible dans une incapacité de raisonnement rationnel dont ils ne sont pas conscients.

Une mixité de formation est nécessaire  au niveau des individus et pour un même individu.....Comme disait  Coluche ...Z'homs politiques c'est quatre ans de droit et tout le reste de travers" à méditer.
Et je ne suis pas rassuré par"l'ouverture d'esprit"d'un  bon nombre d'avocats qui certes ont des compétences  en droit!

 

Le monde technologique se complexifie, et il est fort possible qu'il devienne hermétique à bon nombre de français.

si on les spécialise trop...

La question de l'enseignement et de la formation comme nous le savons tous est centrale. Alors se gargariser avec 30% de boursiers dans les grandes Ecoles c'est bien par rapport à 5 ou 10% mais c'est un objectif idiot qui ne résout rien. Démocratisons l’accès aux Classes Prépas tant qu’il y en a.

En  plus selon Patrick Weil, il n'y a pas que les fils du peuple qui obtiennent des bourses!

Commentaire n°5 posté par Tiago_Jaïme le 06/01/2010 à 04h14

Des quotas de boursiers dans les grandes écoles ? La polémique a été relancée…

Une opinion que ne partage pas Hakim El Karoui, président et fondateur du club du XXIe siècle, qui réunit les élites issues de la diversité. Ce normalien souligne la complexité du débat et la nécessité d'agir en amont.

Que pensez-vous des quotas d’élèves boursiers dans les grandes écoles ?

Il faut aller vers plus de boursiers en grandes écoles, c’est une évidence. Mais je ne suis pas favorable aux quotas. Si l’on veut 30 % d’élèves boursiers à HEC, l’ENA ou Polytechnique, avec la méthode des quotas, cela signifie de fait qu’il faut mettre en place un concours parallèle.

Par exemple, Polytechnique garderait les 400 premiers reçus à son concours et irait chercher ensuite les boursiers dans les rangs suivants. Il y aura donc un concours pour les riches et un pour les pauvres, fondé en outre sur un critère assez fluctuant : celui des bourses.

Les établissements devront sinon remettre totalement en cause le concours, en créant de très nombreuses voies d’entrée différentes, comme l’a fait Richard Descoings à Sciences po Paris.

Modifier le contenu des concours d’entrée aux grandes écoles serait une autre solution pour atteindre les 30% de boursiers…

Il serait très difficile de repenser toutes les épreuves des concours des grandes écoles pour gommer les biais sociaux à l’entrée d’établissement comme l’X ou l’ENS. En sciences dures d’ailleurs, ce qui est en jeu n’est pas forcément la culture familiale et peu de choses changeraient en supprimant l’épreuve de français, plus discriminante socialement.

A l’inverse, les épreuves de l’école normale supérieure sont surdéterminées socialement. Mais il est impossible de les adapter car tout est « culture générale ». L’établissement a pourtant été un endroit d’insertion sociale pour des élèves très tôt repérés dans le système scolaire.

Plutôt que de niveler un système vers le bas, il faut travailler plus en amont. L’Education nationale doit remplir sa mission et s’interroger sur sa capacité à repérer et faire prospérer les boursiers de talents.

Le principe du « concours républicain » serait donc intouchable ?

Il ne faut pas toucher au cœur des épreuves des concours. Mais sur certaines matières, plus déterminées socialement que d’autres, comme les langues vivantes – tout le monde ne peut pas envoyer ses enfants à l’étranger - ou la culture générale, il est possible de donner un coup de pouce aux boursiers en changeant la pondération des notes. Plutôt que de mettre des épreuves plus faciles, ajouter des points supplémentaires aux boursiers dans ces matières serait une solution intéressante.
Commentaire n°6 posté par Maurice le 06/01/2010 à 22h16
Il serait plus simple de supprimer les grandes écoles : c'est ce que propose Peillon
Commentaire n°7 posté par antennerelais le 07/01/2010 à 01h38
Si on prend le carnet de la Jaune et la Rouge on a machin X.. fils de machin X.. vous annonce la naissance de son fils (futur X). J'ai connu quelqu'un qui a volontairement redoublé sa terminale pour être sûr d'avoir une mention au bac et d'être pris en prépa. Tout ça plus des cours particuliers... ça fait une sacré inégalité car un boursier n'a pas accès à tout ça. Il y a aussi ceux qui peuvent passer leur bac dans une école privée ou s'inscrire comme habitant chez une tante près d'un bon lycée. Les boursiers ont rarement des parents dans les quartiers où sont les bons lycées donnant accès aux bonnes prépas. Tout ça pour dire que même un concours basé sur des matières scientifiques n'est plus du tout une garantie de choisir les meilleurs, mais est devenu un simple instrument de reproduction sociale. Après, si la méthode des quotas ne plait pas, une autre idée pourrait être un tirage au sort parmi les bacheliers ayant eu une mention (on économiserait l'organisation d'un concours en plus de l'examen du bac et on aurait plus de question sur le fait de savoir si on a été accepté sur son nom son adresse sa couleur... tout le monde serait à égalité). 
Commentaire n°8 posté par Sylvain le 07/01/2010 à 16h06
Un petit texte paru dans "Le Monde"...

France, année 2025. Que ce fut dur ! Mais finalement, le lobbying de la droite libérale et de la gauche communautariste a payé. Désormais, les équipes de football de division d'honneur auront droit à un quota d'accès de 30 % à la sélection de l'équipe de France.

Il y a bien eu quelques protestations, ici et là. Mais le président de la République et ses ministres avaient bien rodé leur rhétorique, portés par plus de quinze ans de pratique quasi générale en haut lieu. Toute contestation de ce nouveau mode de sélection des joueurs était déclarée "profondément choquante".

 

Les joueurs de football de division d'honneur ne sont-ils pas aussi méritants que ceux de Ligue 1 ? Sont-ils moins capables de courir, moins dignes ? Non évidemment ! Alors pourquoi faudrait-il perpétuer cette pratique scandaleuse qui consiste à ne recruter les meilleurs que parmi les clubs de Ligue 1 ?

La France populaire, nourrie de jeux télévisés rassembleurs et de fast-food informatique numérique, applaudit en majorité. Après tout, les clubs de division d'honneur étant bien plus nombreux que les clubs de Ligue 1, pourquoi leur refuserait-on l'accès à la sélection nationale ? Les intellectuels français bien en vue et bien en cour se réjouissent, pour la plupart. Quel bonheur d'engranger, au travers de cette décision symbolique, les dividendes de quinze années de combat pour la justice !

Cela avait commencé dès 2010, lorsque le gouvernement et ses affidés avaient décrété que 30 % des étudiants boursiers devraient obligatoirement réussir les concours d'entrée aux grandes écoles, au grand dam du principe républicain d'égalité d'accès au concours (boursier ou non, Blanc ou Noir, fille ou garçon, les critères d'entrée sont les mêmes).

Beaucoup avaient alors protesté, osant jusqu'à suggérer qu'il s'agissait d'une solution antirépublicaine. De misérables pisse-froid, justement brocardés par Richard Descoing sur toutes les radios, s'étaient même permis de dénoncer une mesure démagogique et bon marché, qui cache derrière de grands mots un trivial souci d'économie. Il est moins coûteux d'établir des quotas pour les défavorisés dans les concours, que de lutter en amont contre les discriminations sociales par un encadrement scolaire plus ambitieux et un système renforcé de bourses.

Mais la révolution vers la justice a suivi son cours. Une fois réglé le sort de l'école républicaine, on s'est attaqué à d'autres domaines. En 2014, des pressions croissantes sur la Fédération française de football avaient conduit à diversifier le recrutement des sélectionnés de l'équipe de France à tous les clubs de Ligue 1, renonçant au favoritisme scandaleux qui voyait les grands clubs privilégiés par rapport aux petits. En 2019, ce fut le tour de la Ligue 2.

Désormais, l'équipe de France est plus juste et belle que jamais : avec 30 % de recrutés au niveau division d'honneur, quelle meilleure image de l'excellence du modèle français ? Que les grincheux prennent garde : gare à eux s'ils osent protester au cas où la France perde 12 à 0 contre le Brésil à la prochaine Coupe du monde ! Toute allusion à une baisse de niveau à cause des nouveaux quotas de sélection sera poursuivie devant les tribunaux comme "profondément choquante".

Sébastien Fath est historien, chercheur au CNRS (laboratoire Groupe sociétés religions laïcités), ancien élève de l'Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines.
Commentaire n°9 posté par Maurice le 08/01/2010 à 11h24

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