le blog debat2007 http://www.levraidebat.com/ 2006-05-12T17:07:34Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png http://www.levraidebat.com/article-19609129.html Gare aux contre-feux ! 2008-05-16T13:40:11Z 2008-05-16T13:13:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html   Se repérer dans le maquis de l'actualité n'est jamais chose facile, de surcroît lorsque les médias ne font pas le nécessaire travail de tri entre l'essentiel et l'accessoire. Les journées que nous venons de vivre sont à cet égard exemplaires. Qu'a-t-on en effet retenu principalement de l'actualité d'hier ? Que le gouvernement et le président de la République souhaitent venir en aide aux pauvres parents d'élèves en instaurant un service minimum obligatoire à l'école. Quelques micro-trottoirs dans les JT du midi et du soir, au seuil d'écoles fermées où se pressent quelques parents excédés, ont permis de bien faire passer le message. Exit donc les manifestations de la fonction publique, inquiète pour son avenir et celle du service public. Exit l'inquiétude de millions de citoyens devant les suppressions massives de postes dans l'Education nationale (11 200 cette année, on parle de 19 000 en 2009 !), qui porte pourtant l'avenir de la Nation. Exit la funeste &quot;RGPP&quot; (révision générale des politiques publiques), entreprise de casse du service public dans l'objectif de rentrer dans les clous budgétaires de Bruxelles... Non, un seul sujet retient l'attention : la garde des enfants les jours de grève ! Quand on y réfléchit un instant, est-ce vraiment l'essentiel ? Ne faut-il pas d'abord se préoccuper de savoir ce que sera devenue notre école républicaine dans 10 ou 20 ans ? Ne doit-on pas tenter de faire front face au dogmatisme libéral impulsé par Bruxelles depuis des années, et relayé en France à travers ce qu'on nomme pudiquement &quot;réforme de l'Etat&quot; ? Ne faut-il pas s'inquiéter de voir les services publics abandonnés, décimés (hier les tribunaux, demain les hôpitaux, les casernes et les collèges ruraux) ? Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont évidemment allumé un contre-feu hier, espérant reléguer au second rang ces épineuses questions, et faire oublier leur échec total sur le pouvoir d'achat. Ne soyons donc pas dupes. Ne rentrons pas dans ce petit jeu qui voudrait voir les professeurs et les parents d'élèves s'écharper sur l'accessoire, alors que l'essentiel est en jeu. Les parents d'élèves comme les professeurs, comme l'ensemble des Français, ont intérêt à voir l'Ecole de la République se redresser. Seuls quelques uns, au pouvoir dans les milieux politique, économique et médiatique, ont vraiment intérêt à ce que le Système se perpétue tel quel, laissant la mondialisation débridée et son relais l'Europe de Bruxelles décider de tout et prendre le pouvoir partout. Soyons en conscients, et refusons de nous laisser enfermer dans des débats de pacotille pour mieux exiger qu'on parle de l'essentiel. http://www.levraidebat.com/article-19520254.html Augmenter le pouvoir d'achat de Michel-Edouard Leclerc ?... 2008-05-13T13:05:27Z 2008-05-13T12:35:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html Le gouvernement aurait trouvé la solution miracle pour redonner des couleurs au pouvoir d'achat : libéraliser la grande distribution ! Susurrée à l'oreille de Nicolas Sarkozy par Jacques Attali et Michel-Edouard Leclerc, cette mesure est une vaste arnaque, déjà dénoncée par plusieurs économistes. En effet, que nous dit-on ? Que la liberté laissée aux grandes surfaces de s'installer où elles le désirent permettrait d'accroître la concurrence et de faire baisser les prix. Autrement dit, le raisonnement sous-jacent à cette analyse serait le trop faible nombre d'enseignes de grande distribution en France. C'est tout simplement faux. Notre pays est déjà celui qui compte la plus forte densité de grandes surfaces au monde : 1 pour 46 000 habitants à l'heure actuelle, contre 1 pour 51 000 en Allemagne et 1 pour 130 000 en Italie. Il y a moins de grandes surfaces en Allemagne, et pourtant les prix y sont inférieurs. Parce qu'en réalité le problème se trouve ailleurs, là où la loi n'a absolument pas prévu d'aller voir, au niveau des centrales d'achat. Au nombre de 5 aujourd'hui en France (EMD, Coopernic, Auchan Europe, Casino Europe et Carrefour Europe), elles forment un véritable oligopole. A mesure qu'elles se rachetaient les unes les autres ces dernières années, les ententes se multipliaient, et leur toute-puissance s'accroissait. Ce sont elles qui déterminent les prix. Elles resteront parfaitement insensibles à l'augmentation du nombre de grandes surfaces dans nos centre-villes. Au delà de ces aspects purement économiques, les mesures de soutien à la grande distribution sont également néfastes du point de vue de la vitalité de nos centre-villes. Laissez entrer librement Auchan, Carrefour et Leclerc au coeur de nos cités, et vous verrez le petit commerce, les marchés péricliter, puis disparaître. A-t-on réellement envie de vivre ce recul civilisationnel ? Le &quot;président du pouvoir d'achat&quot; semble donc une nouvelle fois faire fausse route. Aucune mesure ne sera en réalité efficace tant que la question centrale, celle du libre échange mondial qui fait pression à la baisse sur les salaires, ne sera pas sérieusement abordée. Mais Nicolas Sarkozy est-il réellement préoccupé par notre pouvoir d'achat quand il promeut la libéralisation de la grande distibution, ou a-t-il d'abord pour ambition de contenter son ami Michel Edouard Leclerc, qui avait si bien fait campagne pour lui l'an dernier ? C'est à se demander... http://www.levraidebat.com/article-19454187.html Et maintenant il faudrait le plaindre ?... 2008-05-10T22:51:02Z 2008-05-10T22:27:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/14/44/77/sarkozy-medias.jpg" /> Il y a des jours où l'on se demande si on est bien réveillé... Voilà que Nicolas Sarkozy, au 3ème sous-sol des sondages, considéré par les Français comme le plus mauvais président de la Vème République, source énorme de déceptions dans son camp, joue maintenant la carte de la victimisation. Comble des combles, il ose se présenter comme victime des médias !... Laissez-nous rire...Il suffit de lire un peu la presse étrangère (cf à ce sujet le dernier numéro de &quot;Courrier international&quot;) pour se rendre compte de l'extrême gentillesse de nos &quot;journalistes&quot; maison avec Sarkozy. Sans surprise, ils sont très complaisants sur le fond, car parfaitement d'accord avec la ligne européo-libérale choisie par le chef de l'Etat, à l'instar de ses 3 prédécesseurs. Les médias avaient soutenu le OUI à la Constitution européenne, ils soutiennent toutes les &quot;réformes&quot;, contre les manifestations (entendez &quot;réformes libérales&quot;, systématiquement). Fort logiquement, ils soutiennent Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Mais au-delà de ces questions de fond, les médias restent d'une très grande gentillesse avec un président unaninement considéré comme un bouffon, un incompétent, ni plus ni moins, hors de nos frontières. Il suffit par exemple que le résident de l'Elysée annonce qu'il a &quot;changé&quot;, qu'il a mis de côté le bling bling et les paillettes pour que nos médias, comme un seul homme, fassent passer le message, épousant parfaitement la stratégie de communication présidentielle. Revenons par exemple sur la récente visite d'Etat à Londres, que nos grands journalistes se sont tous évertués à présenter comme un &quot;succès&quot; pour Nicolas Sarkozy, et un &quot;premier test réussi&quot; pour Carla Bruni...Pour quelles raisons au juste ? Parce que le président avait réussi l'exploit de n'être pas trop vulgaire pendant 2 jours ? Et que Carla n'avait pas dit trop de bêtises devant la Reine ?... Non, franchement, Nicolas Sarkozy n'a pas à se plaindre. Les médias français sont vraiment de gentils toutous que nombre de chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier doivent lui envier. Qu'il ose se dire victime d'une cabale médiatique parce que 2 ou 3 articles sont parus ici ou là pour simplement souligner l'évidence, et commenter des résultats de sondages tous exécrables, ne peut que faire rire. http://www.levraidebat.com/article-19339511.html Un chiffre passé inaperçu...et pour cause... 2008-05-07T13:50:34Z 2008-05-06T17:13:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html En aviez-vous entendu parler ? Problablement pas. Et pour cause, aucun grand média, pas plus que l'AFP, n'a jugé nécessaire de publier les résultats de ce sondage réalisé les 16 et 17 avril dernier par l'Ifop. Eux qui d'habitude sont si friands de sondages auraient-il ressenti une certaine gêne devant les résultats ?... Question : Si Nicolas Sarkozy avait proposé un référendum sur le traité européen simplifié, auriez-vous voté pour ou contre la ratification ? POUR : 49% CONTRE : 47 %   NSP/n'aurait pas voté : 4% Ce résultat est extrêmement intéressant dans la mesure où il montre que, même hors campagne, en l'absence de débat, les Français sont déjà presque majoritaires pour dire NON au Traité de Lisbonne. Rappelons que fin 2004 et début 2005, avant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, les sondages donnaient une majorité de OUI plus proche des 70% que des 50%... Rappelons aussi que les grands médias ont toujours pris le parti de présenter le Traité de Lisbonne comme une victoire pour la France, &quot;de retour en Europe&quot;, après &quot;le référendum raté de 2005&quot;. Il est donc dans ce contexte très surprenant, et surtout très encourageant, que les anti-Traité soient aussi nombreux. On peut imaginer qu'une partie des Français ont pris conscience de l'arnaque absolue que représente le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne sans le nom. Notamment grâce à Internet, la presse étrangère, mais aussi par le biais de quelques interventions que les grands médias n'ont pas toujours réussi à filtrer, beaucoup d'entre eux ont pu démasquer la forfaiture. Rappelons-le. Le 4 février dernier, à Versailles, le parlement réuni en Congrès votait dans le dos du peuple, grâce aux voix de l'UMP, du PS et du Modem, un texte semblable à 99% à la Constitution rejetée en 2005 par les électeurs. Cet événement dramatique a définitivement brisé le lien entre le peuple et ses élites. Il a révélé le mépris de ces dernières pour la démocratie et la souveraineté populaire. Ce sondage permet de constater que les Français ne sont pas totalement dupes. Il ne remplacera pas, bien sûr, une élection, un vote, celui auquel nous aurions dû avoir légitimement droit dans l'hypothèse, déjà contestable, où il aurait fallu revoter sur la Constitution européenne. Ce sondage n'est rien, mais il nous montre que nos efforts ne sont pas vains, qu'il faut continuer de dénoncer l'horreur du Système et proposer une façon d'en sortir.  Faisons-le connaître autour de nous ! http://www.levraidebat.com/article-19261619.html Le sarkozysme, rococo du Système ?... 2008-05-04T09:59:35Z 2008-05-03T17:13:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html A l'heure du premier anniversaire de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, la plupart des analystes tombent d'accord sur l'échec absolu de cette première année : promesses non tenues (cf le trahisonomètre sur ce site), style désastreux, politique étrangère alignée sur Washington, poursuite de la politique dogmatique de Bruxelles, contournement de la démocratie via le vote au parlement de la Constitution européenne rejetée en 2005... Certains de ces analystes les plus lucides vont jusqu'à demander au président de quitter ses fonctions, pour cause d'inaptitude manifeste à les exercer. Inutile en effet de revenir là-dessus, chacun l'a maintenant remarqué : Nicolas Sarkozy n'a pas les capacités intellectuelles et morales pour occuper la fonction suprême. &quot;Il faut qu'il parte&quot; écrit donc par exemple Sébastien Lapaque, pour reprendre le titre du dernier essai de cet écrivain classé &quot;à droite&quot;. Nous sommes bien d'accord, et nous l'avions écrit il y a bien longtemps. Nous avions même perçu, sans grand mérite, et bien avant son élection, le désastre que constituerait une victoire de Nicolas Sarkozy. Nous serions cependant plutôt tentés d'écrire &quot;Il faut qu'ils partent&quot;, au pluriel. Pourquoi le pluriel ? Parce que le problème ne se résume malheureusement pas à Nicolas Sarkozy, ni même à l'UMP. C'est tout un Système qui échoue, au point d'être plus que jamais rejeté par les Français dans les sondages. Oui, il faut qu'ils partent, tous. Tous, ce sont ces multiples petits barons du Système, du PS, de l'UMP, du Modem, mais aussi des grands médias, qui ont confisqué la démocratie et imposent à la France une politique qui échoue, qui rabaisse le pays, l'appauvrit, et creuse les inégalités. Une politique qui va toujours à sens unique, sous couvert d'un débat factice. Il n'y a rien à attendre d'un Nicolas Sarkozy, bien sûr. Mais que peut-on espérer d'une Ségolène Royal, d'un François Bayrou, d'un François Fillon, d'un DSK, d'un Manuel Valls, d'un Jean-François Copé ou d'un Bertrand Delanoë ? Rien, absolument rien. Et tout le monde le sait, ou le sent. Tout le monde le perçoit au regard de l'expérience de ces 25 dernières années, et du vide intégral que représentent ces 3 machines juste bonnes à voter au parlement les dizaines de directives qui nous viennent chaque année de Bruxelles, représentant 80% de nos lois, sans jamais l'avouer aux Français. Il n'y a qu'une seule chose à espérer : que la chute de Nicolas Sarkozy signe la mort de ce Système, d'une façon ou d'une autre, qu'aucun d'entre nous ne pourrait aujourd'hui prédire. Par sa vulgarité, sa nullité, son esprit de cour et son mépris de la démocratie, le sarkozysme est une caricature du Système. Or l'histoire nous a souvent montré que tout grand mouvement passait toujours avant de mourir par une phase de folie, d'exacerbation de ses caractéristiques, telle l'étoile qui devient géante rouge juste avant de s'éteindre, ou la réaction nobiliaire juste avant la Révolution française. Dans la même veine, avant de mourir, le baroque a donné le rococo, caricature de lui-même. Espérons que le sarkozysme sera le rococo du Système, et continuons d'oeuvrer en ce sens... http://www.levraidebat.com/article-19177064.html Où en est-on ? 2008-04-30T14:50:20Z 2008-04-30T13:59:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html   Créé en mai 2006, ce blog n'a jamais dévié de son objectif : expliquer en quoi le clivage PS/UMP n'est plus pertinent pour comprendre la société et le monde dans lequel nous vivons, et tenter de montrer à l'aide d'exemples fournis par l'actualité les vrais enjeux de notre époque, qui dessinent un vrai débat entre ceux qui font confiance en la nation et l'Etat, et ceux qui leur préfèrent la mondialisation débridée. Avec beaucoup d'autres blogs et acteurs de terrain, le travail que nous avons fourni n'aura certes pas permis de faire de l'élection présidentielle un grand moment de démocratie. C'est indéniable. Cette élection restera comme un rendez-vous manqué, qui aura vu le Système imposer un débat virtuel, entre deux candidats finalistes très semblables, forcés d'enfumer les Français pour tenter de rester attractifs. Nous étions loin du débat véritable de 2005, quand tout un pays s'est pris de passion pour la question européenne, au coeur des vrais lignes de partage idéologiques. Néanmoins, nous avons fait le choix au lendemain des élections de 2007 de continuer. D'abord parce que vous êtes toujours plus nombreux à nous lire. Ensuite, parce que nous avons le sentiment que la petite pierre que chaque jour nous apportons à l'oeuvre immense de résistance au Système n'est pas inutile. Nous sommes en effet convaincus que sur nombre de sujets primordiaux, les esprits ont déjà largement évolué. Le référendum de 2005, et l'analyse que nous faisons avec d'autres des liens très étroits entre ce qui se décide à Bruxelles et ce qui se fait en France depuis 25 ans, a structurellement modifié l'opinion publique sur la question de l'Europe. Encore tout récemment, un sondage de l'Ifop montrait que les Français n'étaient que 52% à considérer le Traité de Lisbonne comme une bonne chose pour la France, chiffre très inférieur au jugement autrefois porté sur les Traités européens, hors campagne, et étonnament faible au regard du tapage médiatique visant à le présenter comme &quot;un succès pour la France, de retour en Europe&quot;... Nous pourrions faire la même analyse sur l'euro et la politique de la banque centrale européenne, largement discréditée, mais aussi sur la mondialisation libérale et le culte absurde du libre-échange et de la concurrence à tout-va. Au-delà de ces analyses thématiques, le jugement des Français sur le PS et l'UMP révèle une prise de conscience de plus en plus aigue de la collusion idéologique entre ces deux piliers du Système. Sentiment de collusion renforcé par l'impression largement répandue d'un manque d'objectivité des grands médias, complice du même Système. Autre signe que les choses avancent : l&quot;ouverture&quot; initiée par Nicolas Sarkozy, qui révèle au grand jour cette collusion idélogique totale entre les deux faces de l'UMPS. Ces différents sujets sont régulièrement abordés sur le blog. Ils ont ensemble leur cohérence, nous essayons de le démontrer au fil de nos articles. Alors, bien sûr, pour mener à bien nos démonstrations, nous n'avons pas d'autre choix que de nous appuyer sur les exemples que nous fournissent la vie politique et les décisions de nos dirigeants. Nous devons nécessairement manier la critique pour mieux faire ressortir ce qui ne va pas, montrer en quoi l'idélogie dominante échoue, et prouver que l'inanité du &quot;clivage&quot; UMP/PS se vérifie chaque jour. Certains nous le reprochent, et nous prient d'être moins dans la critique mais davantage dans la proposition. Pour leur répondre, deux choses. Tout d'abord, il nous est impossible d'abandonner la critique parce que la tâche que nous nous sommes fixé n'est pas encore remplie, loin s'en faut. Beaucoup d'électeurs sont encore enfumés par le Système et considèrent encore qu'UMP et PS incarnent des camps opposés. Il sont encore plus nombreux à n'avoir pas tous les éléments en main pour percevoir le lien étroit entre la mondialisation débridée, son relais l'Europe de Bruxelles et nos politiques nationales. N'ayant pas en tête cet enchaînement logique, que médias et politiques s'efforcent de leur masquer, ils n'ont pas la clé pour expliquer les fondements du rapprochement idéologique manifeste entre gauche et droite. Ils n'ont pas la clé pour s'échapper du balancier infernal UMP/PS/UMP/PS/UMP...que par ailleurs souvent ils condamnent. Ensuite, nous affirmons que ce blog contient beaucoup de propositions. Réhabiliter la Nation comme structure la plus performante pour mobiliser les énergies, permettre la solidarité entre ses membres et assurer leur protection, est déjà en soi un programme. Récuser le dogmatisme bruxellois qui interdit les aides d'Etat et fait de la concurrence un horizon indépassable est une manière de promouvoir la politique industrielle et d'innovation qui nous fait tant défaut. Proposer un protectionnisme intelligent ou un contrôle des prix rénové sont des propositions concrètes. Les exemples ne manquent pas dans nos articles. Il faut ajouter que, bien souvent, ceux qui nous font ce reproche, sont en réalité en total désaccord avec nos thèses, leur préférant le confort douillet du débat virtuel entre PS et UMP, et du balancier éternel entre ces deux partis. Parce que nous refusons d'entrer dans ce petit jeu et de nous déterminer sur le taux idéal de privatisation d'EDF, entre 20 ou 30% (ce à quoi se réduit aujourd'hui le &quot;débat&quot; entre les 2 machines de l'UMPS...), on nous reproche de ne pas être dans la proposition...et bien oui, nous l'assumons, nous refusons cette parodie de débat. Nous nous déterminons sur l'essentiel, et tâchons de ne pas mentir, mais au contraire de contribuer à notre petit niveau à redonner au débat politique sa noblesse. Encouragés par vos visites, et surtout par vos commentaires, toujours intéressants, qui nous font souvent réfléchir, nous continuerons avec nos petits moyens, et à notre modeste place. Parce que nous croyons que la France a un grand avenir devant elle, et que nous croyons en elle, en ses valeurs, nous nous battrons. Parce qu'enfin nous avons la conviction que tout se joue maintenant, et qu'il serait idiot de tout arrêter à l'heure où les esprits ont déjà largement évolué notamment grâce à Internet, nous redoublerons d'efforts.   http://www.levraidebat.com/article-19087946.html Sans-papiers : sortir du tout-compassionnel 2008-04-27T13:15:09Z 2008-04-27T12:38:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html De plus en plus présente sur le fond, mais épisodiquement à la une de l'actualité, la question des sans-papiers mérite d'être abordée avec tout le sérieux nécessaire. Quand un millier de travailleurs clandestins font grève pour demander leur régularisation, ce n'est pas uniquement sous l'angle émotionnel, compassionnel, qu'il faut réfléchir au problème. A la vérité, la question des sans-papiers est d'abord économique. Déjà dans les années 1960 et 1970, le grand patronat français exigeait que la France ouvre les vannes de l'immigration. Le président Pompidou révélera à ce propos que le patronat avait en agissant ainsi une idée bien précise en tête : faire pression à la baisse sur les salaires manuels, et prévenir toute revendication sociale. Le raisonnement en effet est assez simple : placer les travailleurs français en concurrence avec une nouvelle main d'oeuvre importée, habituée à recevoir peu et à demander peu, ne peut que les conduire à revoir à la baisse leurs prétentions, pour espérer conserver leur emploi. La situation aujourd'hui est globalement la même, mais le mouvement s'est étendu à de nouveaux secteurs : services, informatique, etc. Les plus enclins à réclamer une immigration massive sont toujours à chercher du côté du grand patronat. Tous les rapports publiés à Bruxelles, largement inspirés de &quot;Business Europe&quot; (le MEDEF européen), préconisent l'entrée en Europe dans les années qui viennent de millions de nouveaux travailleurs immigrés, accompagnés de leur famille. Les rapports hexagonaux du MEDEF vont dans le même sens, sans d'ailleurs tenir compte du fait que notre démographie est moins alarmiste que celle de nos voisins. La clandestinité est un moyen pour les employeurs de faire plus encore pression sur les conditions salariales. Un travailleur sans-papier sera en effet contraint de tout accepter, comme d'être rémunéré 3,8 € de l'heure, comme l'exemple nous en a été donné dans certains restaurants. Ne soyons donc pas naïfs. Etudions le problème en connaissance de cause, sans tomber dans le tout-compassionnel vers lequel souvent on nous pousse. Repérons l'hypocrisie là où elle se cache, notamment chez ces patrons qui feignent de découvrir que 10 de leurs employés étaient clandestins... Sous la pression des associations de sans-papiers, qui mériteraient elles-aussi qu'on s'y intéresse de plus près, le gouvernement va régulariser &quot;au cas par cas&quot;, en commençant par les quelques centaines de grévistes. Qu'il prenne garde à ce qu'il fait. Du cas par cas au systématique, il n'y a souvent qu'un pas, que le MEDEF et les autres le pousseront à franchir. http://www.levraidebat.com/article-18991404.html Suppression du référendum obligatoire avant élargissement de l'UE : la nouvelle trahison 2008-04-23T16:46:13Z 2008-04-23T16:30:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html Nous aurons largement de quoi revenir sur l'imposante révision de la Constitution qui s'annonce. Mais un point retient aujourd'hui notre attention : la suppression de l'article 88-5, introduit en 2005, qui rendait obligatoire la consultation des Français par référendum avant tout nouvel élargissement de l'Union européenne. Un élargissement pourra de nouveau être validé uniquement via consultation du parlement. Il s'agit d'un recul démocratique et d'une trahison d'une promesse essentielle du président de la République. Recul démocratique, parce que le champ du référendum régresse à nouveau. Traumatisées par le NON à la Constitution européenne le 29 mai 2005, les élites politiques UMP comme PS ont en réalité décidé, sans le dire, de ne plus jamais consulter directement le peuple sur les questions qui comptent. On l'a vu sur le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne bis, en février dernier. On le voit cette fois-ci sur les élargissements de l'Europe à de nouveaux Etats membres. Le peuple est en quelque sorte puni, puni d'avoir &quot;mal voté&quot; en 2005, d'avoir osé dire NON à un projet voulu par toute l'élite politique, économique et médiatique. Trahison des promesses ensuite, parce qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'adhésion de la Turquie se cache derrière cette révision de la Constitution. Nicolas Sarkozy avait promis que la Turquie ne rejoindrait pas l'Union européenne. Il avait déjà commencé à trahir en ne stoppant pas les négociations d'adhésion, alors qu'il en avait la possibilité dès juin 2007, et de nouveau en décembre dernier. Cette fois, les choses sont claires : tout est fait en réalité pour que la Turquie adhère à terme à l'UE, selon le voeu d'ailleurs des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Les Français, dont on connaît l'hostilité à cette perspective, ne pourront pas s'exprimer. Ils devront accepter sans mot dire une décision approuvée par un parlement non représentatif. La non-représentativité du parlement fera d'ailleurs l'objet d'un prochain article, du fait que le projet de révision constitutionnelle ne prévoit aucune modification des modes d'élection des députés à l'assemblée nationale, contrairement aux promesses de Nicolas Sarkozy... http://www.levraidebat.com/article-18936895.html Sortir de la spirale infernale 2008-04-21T18:45:19Z 2008-04-21T18:18:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html La succession d'annonces gouvernementales ces derniers jours nous donne la désagréable impression que le mouvement de précarisation de la société s'accélère : déremboursements de médicaments, baisse des allocations familiales, stagnation des salaires, création de nouvelles taxes sur la consommation, dislocation des services publics,... C'est un fait : pris dans la spirale infernale de la mondialisation débridée, qui met tout en concurrence, hommes, territoires, entreprises, fiscalités et modèles sociaux, l'Etat s'appauvrit. Entraînée avec lui dans ce mouvement infernal, la société tout entière connaît le même sort, ce qui se traduit par une baisse généralisée du pouvoir d'achat, une montée de la précarité et des inégalités. Ce que nous vivons actuellement n'est que l'accélération des conséquences du choix qu'ont délibérément fait nos dirigeants politiques PS UMP ou UDF depuis 25 ans : celui de la mondialisation à tout-va, et de son catalyseur l'Europe de Bruxelles.   Voilà maintenant des années que le pouvoir d'achat stagne, que l'Etat régresse, que la solidarité perd de sa consistance. Mais ce que nous vivons depuis quelques temps montre que nous sommes entrés dans une nouvelle étape, plus dévastatrice encore. Plus l'Etat s'échinera à se désarmer face à la mondialisation, plus il fera le choix de l'Union européenne et du libre-échange, plus il encouragera la concurrence totale avec l'ensemble des pays du monde, plus nous le verrons s'appauvrir, reculer et plus nous en paierons les conséquences. Le choix du paradigme mondialiste, de la mondialisation intégrale nous a conduits au désastre. Non seulement, l'Etat et les services publics ont reculé, mais de surcroît ce choix politique ne s'est pas révélé judicieux d'un strict point de vue économique. En effet, plus nous &quot;avançons&quot; dans cette voie, plus la croissance mollit, plus nous décrochons face aux grandes puissances émergentes, et même face aux Etats-Unis qui ont su, eux, préserver leurs capacités de protection. Il faut maintenant sortir de la spirale infernale. Cela implique de changer de paradigme, de sortir du tout mondialisation, du tout libéral. Cela suppose de redonner à l'Etat des marges de manoeuvre, et de reprendre à Bruxelles et aux institutions internationales financières ces outils qui nous manquent tant aujourd'hui : une politique commerciale pragmatique, qui avance mais qui sait aussi protéger, une politique industrielle digne de ce nom, et pas uniquement fondée sur le culte de la concurrence, une politique monétaire pragmatique, qui se fixe comme objectifs la croissance et la prospérité. Cela implique de s'appuyer sur la nation, comme meilleure structure de mobilisation des énergies, de promotion des intérêts du pays, et de mise en oeuvre de la solidarité. Sauront-ils reconnaître leur erreur et changer ? Ou faudra-t-il se passer d'eux et les changer ?... http://www.levraidebat.com/article-18854481.html Plus il crie, moins on l'entend ! 2008-04-18T18:15:13Z 2008-04-18T18:06:00Z Le Vrai Débat http://www.over-blog.com/profil/blogueur-1038978.html Le président de la République signe aujourd’hui une tribune dans le Monde sur le dialogue social. Personne ne sait s’il agit par provocation (tant l’on sait que le dialogue social est bafoué depuis le début de son mandat ; ne comptons pas d’ailleurs sur des syndicats muselés et complices pour relever ce fait et s’en plaindre) ou par jalousie (le Président Chirac ayant publié cette semaine une autre tribune remarquée, on comprendrait volontiers, étant donné son caractère, que son successeur ne l’ait pas supporté et ait immédiatement senti le besoin de poster lui aussi un petit mot).   Cette incursion médiatique, ajoutée à celle, beaucoup plus conséquente et envahissante, prévue la semaine prochaine sur TF1 et France 2, confirme que le président de la République n’a décidément pas compris la leçon ni décidé de changer de stratégie : il continue de vouloir étouffer l’agenda médiatique en imposant en permanence ses thématiques, ses points de vue et en faisant débattre des questions dont lui-même veut bien parler.   Reste que les temps ont changé et que mai 2008 ne ressemblera que très peu à mai 2007. En effet, le président n’est plus dans la capacité de faire des annonces, surprenant les observateurs et rythmant le débat public, comme il le faisait à l’envi auparavant, jusqu'aux premiers temps de son mandat, mais est plutôt contraint, comme c’était le cas pour Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, de s’organiser des sessions de rattrapage et de préciser, reformuler, réorienter des annonces mal faites. D’un point de vue purement communicationnel (ne parlons pas du fond, nous le décortiquons quotidiennement sur ce blog), cette stratégie est suicidaire parce qu’elle n’engendre que des effets déceptifs : en permanence, on stimule l’observateur, en lui promettant que la prochaine intervention va « enfin » permettre de remettre les choses dans le bon sens, qu’elle sera « le » nouveau départ, et qu’on verra bien de quel bois se chauffe le président. En créant autant d’attentes, on maximise les chances de décevoir son auditoire ; et en multipliant ce genre d’événements, on automatise la déception : on finit bien par ne plus y croire, les choses étant déjà jouées avant la prestation elle-même… C’est en quelque sorte la spirale infernale des annonces communicationnelles, sans plus aucun effet que de nuire à l’autorité de la parole présidentielle. Cette dernière se noie dans le bruit médiatique et finit par devenir complètement inaudible. Plus le président crie, moins on l’entend.   Bref, c’est cuit.