Décidément, la RGPP (révision générale des politiques publiques), lancée par Nicolas Sarkozy pour répondre aux exigences de
Bruxelles, n'en finit pas de causer des ravages.
Après l'éducation nationale et ses 11 200 suppressions de postes, la police et la gendarmerie (9500), la carte famille nombreuse SNCF mise au régime minceur, c'est au tour de l'armée
d'être saccagée.
Le ministre de la défense, Hervé Morin, vient en effet d'annoncer la suppression de 6000 emplois civils et militaires par an, pendant 6 à 7 ans !
Dans le même temps, une trentaine de garnisons, ainsi qu'une dizaine de régiments, devraient disparaître.
La défense nationale passera donc elle aussi sous les fourches caudines de la RGPP, elle qui chaque jour nous réserve son lot de (mauvaises) surprises.
Gageons cependant que la RGPP n'explique pas tout dans le cas présent. L'annonce d'une réduction significative de nos capacités de défense vient en effet précisément au moment où
le président de la République impulse un virage atlantiste sans précédent.
Renonçant à son indépendance au sein du commandement intégré de l'OTAN, systématiquement alignée sur Washington, la France en réalité ne ressentira plus la nécessité de se donner les
moyens de ses ambitions, les moyens de son indépendance, gage de liberté de parole et d'action.
Réduisant son armée à peau de chagrin, sabrant dans la dissuasion nucléaire (baisse d'un tiers de son budget récemment annoncée), la France sarko-kouchnériste peut se fondre
tranquillement dans le magma atlantiste, qui promettra de veiller à sa sécurité, en échange de sa liberté.
A l'heure de la montée des menaces internationales, la 5ème puissance mondiale doit-elle se priver de son armée et de son indépendance stratégique ?
par Le Vrai Débat
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Le Président de la République a donc décidé unilatéralement le retour dès l'an prochain de la France au sein de la structure intégrée de l'OTAN.
Cette France couchée, réduite à jouer le petit caniche de l'axe anglo-saxon, n'est pas la France. Cette France OTANisée, rompant avec l'héritage du Général de Gaulle, n'intéresse
pas le monde, qui attend d'elle autre chose qu'un vague écho des positions de Washington, moulinées à la sauce européenne.
Nicolas Sarkozy n'a pas le droit de décider seul de soumettre la France à l'ordre mondial incarné par l'OTAN, force d'appui de la puissance américaine. Et
Bernard Kouchner humilie notre pays quand il se permet de traiter de "passéistes" ceux qui lui reprochent de tourner le dos aux avancées gaullistes.
Non, Monsieur Sarkozy, non Monsieur Kouchner, il n'est pas "passéiste" d'espérer qu'un pays comme la France porte une autre voix dans le monde !
Non il n'est pas passéiste de refuser l'alignement complet sur le modèle américain !
Non il n'est pas passéiste de vouloir une autre mondialisation !
Cette annonce fait suite à la décision d'envoyer 800 hommes supplémentaires en Afghanistan, à la demande de Washington.
Elle accompagne également la dramatique RGPP (révision générale des politiques publiques), cette opération de saccage des services publics qui se traduira dans son volet diplomatique par la
suppression de nombre de consulats, et même d'ambassades (nous l'avons appris aujourd'hui).
Bref, elle traduit un choix idéologique clair, celui de l'ultra-atlantisme, au détriment des valeurs consubstantielles à la nation française et à la République.
Nous vendre de surcroît l'affermissement de l'Europe de la défense comme condition d'une réintégration de l'OTAN relève d'une très grande malhonnêteté. Qui s'intéresse en effet
un tout petit peu à l'Europe de la défense (la "PESD") comprend vite qu'elle n'est qu'une excroissance de l'OTAN, auquel elle est d'ailleurs rattachée par les Traités européens eux-mêmes ! Pour
ceux qui en douteraient encore et qui se berceraient d'illusions sur "l'Europe puissance", pensez au rôle déterminant qu'y jouent les Anglais, et n'oubliez pas que son
"haut-représentant" n'est rien d'autre que Javier Solana, ancien secrétaire général de l'OTAN...
Les Français n'acceptent pas ce hold-up sur la République et ses valeurs. 68% (contre 17%) sont opposés à l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, selon un récent
sondage. Gageons que nombre d'entre eux refusent aussi que la France s'aligne dans le cadre de l'OTAN.
Le chef de l'Etat et son pathétique ministre des affaires étrangères doivent renoncer à ce funeste projet.
par Le Vrai Débat
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En décidant l'envoi de renforts français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy aura trahi 3 fois :
1. Il aura trahi les électeurs, à qui il avait promis le 26 avril dernier, avant le second tour de l'élection, de suivre la politique de retrait initiée par Jacques
Chirac.
Le président de la République a donc délibérément menti. Il faut le faire savoir largement.
Regardez cette vidéo, c'est édifiant ! Elle date précisément du 26 avril 2007.
Nicolas Sarkozy et l'Afghanistan
envoyé par Raoul3B
2. Nicolas Sarkozy aura ensuite trahi les Français, en refusant tout débat véritable, sanctionné par un vote, sur une question pourtant
essentielle. Pire, il s'est permis d'annoncer hors de nos frontières, devant un parlement étranger, à Londres, son intention d'envoyer au front 1000 soldats.
3. Enfin, il aura trahi la diplomatie française, et les valeurs que diffuse notre pays depuis des décennies. L'affaire afghane s'inscrit dans la politique d'alignement total sur
les positions de Washington. L'empressement de Nicolas Sarkozy à contenter les Anglo-Saxons, et leurs machines de guerre économique et militaire que sont l'UE et l'OTAN, est si fort qu'on peut
même s'interroger légitimement sur sa raison véritable.
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