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le TRAHISONOMETRE 

 

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Mardi 6 mai 2008

En aviez-vous entendu parler ?

Problablement pas. Et pour cause, aucun grand média, pas plus que l'AFP, n'a jugé nécessaire de publier les résultats de ce sondage réalisé les 16 et 17 avril dernier par l'Ifop.

Eux qui d'habitude sont si friands de sondages auraient-il ressenti une certaine gêne devant les résultats ?...


Question
:

Si Nicolas Sarkozy avait proposé un référendum sur le traité européen simplifié, auriez-vous voté pour ou contre la ratification ?


POUR : 49%

CONTRE : 47 %
 
NSP/n'aurait pas voté : 4%



Ce résultat est extrêmement intéressant dans la mesure où il montre que, même hors campagne, en l'absence de débat, les Français sont déjà presque majoritaires pour dire NON au Traité de Lisbonne.

Rappelons que fin 2004 et début 2005, avant la campagne référendaire sur la Constitution européenne, les sondages donnaient une majorité de OUI plus proche des 70% que des 50%...

Rappelons aussi que les grands médias ont toujours pris le parti de présenter le Traité de Lisbonne comme une victoire pour la France, "de retour en Europe", après "le référendum raté de 2005".

Il est donc dans ce contexte très surprenant, et surtout très encourageant, que les anti-Traité soient aussi nombreux.

On peut imaginer qu'une partie des Français ont pris conscience de l'arnaque absolue que représente le Traité de Lisbonne, véritable Constitution européenne sans le nom. Notamment grâce à Internet, la presse étrangère, mais aussi par le biais de quelques interventions que les grands médias n'ont pas toujours réussi à filtrer, beaucoup d'entre eux ont pu démasquer la forfaiture.

Rappelons-le. Le 4 février dernier, à Versailles, le parlement réuni en Congrès votait dans le dos du peuple, grâce aux voix de l'UMP, du PS et du Modem, un texte semblable à 99% à la Constitution rejetée en 2005 par les électeurs. Cet événement dramatique a définitivement brisé le lien entre le peuple et ses élites. Il a révélé le mépris de ces dernières pour la démocratie et la souveraineté populaire.

Ce sondage permet de constater que les Français ne sont pas totalement dupes. Il ne remplacera pas, bien sûr, une élection, un vote, celui auquel nous aurions dû avoir légitimement droit dans l'hypothèse, déjà contestable, où il aurait fallu revoter sur la Constitution européenne.
Ce sondage n'est rien, mais il nous montre que nos efforts ne sont pas vains, qu'il faut continuer de dénoncer l'horreur du Système et proposer une façon d'en sortir. 

Faisons-le connaître autour de nous !

par Le Vrai Débat publié dans : Europe
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Mercredi 16 avril 2008

 



Un rapport de la Cour des comptes sur l'état catastrophique de notre système ferroviaire nous permet de mettre la lumière sur l'exemple typique d'un formidable ratage de l'Europe de Bruxelles et de son dogmatisme.

Tout commence il y a dix ans environ. A l'époque, la Commission européenne exige de la France la séparation de son système ferroviaire entre infrastructure et exploitation, afin de permettre l'ouverture du marché et la libéralisation.

L'Etat obtempère, et scinde la SNCF en SNCF (l'exploitant) et RFF (qui gère les infrastructures).

Rapidement, et fort logiquement, RFF se retrouve à la tête d'une dette abyssale. Dans le même temps, la SNCF se voit contrainte de payer à RFF des redevances de plus en plus élevées, ce qui se répercutera sur les tarifs.

Etouffé par sa dette, RFF pousse à la fermeture d'un maximum de lignes jugées non rentables, au détriment du service public et d'un aménagement équilibré du territoire. La SNCF quant à elle se prépare à l'ouverture du marché en "convergeant vers les prix standards européens", comprenez en augmentant sévérement, et très régulièrement, ses tarifs, alors qu'elle proposait il y a peu encore des prix qui faisaient pâlir de jalousie toute l'Europe du rail.

La situation est devenue si catastrophique aujourd'hui que la Cour des comptes tire le signal d'alarme, évoquant dans son rapport "une chute de la qualité du service", "de la ponctualité", alors que "la question de la sécurité pourrait bientôt se poser"...

Beau résultat. Nous avons bien convergé vers le modèle standard européen, et plus précisément le modèle britannique libéralisé qui avait vu pendant les années 1990 les accidents ferroviaires se multiplier et les prix grimper en flêche, avant que l'Etat ne se décide à remettre un peu d'ordre.

Aujourd'hui, la Cour des comptes fait toute une série de propositions, dont celle de réintéger RFF au sein de la SNCF, et de permettre à l'Etat de reprendre une partie de sa dette (13 milliards d'euros sur 28) afin de faciliter son remboursement via des conditions plus intéressantes que celles dont peut bénéficier l'établissement public RFF.

Il faut aller dans ce sens, ajoute Philippe Seguin, premier président de la Cour des comptes, "quitte à se faire taper sur les doigts par Bruxelles".

Et c'est bien là que le bât blesse.
L'Europe de Bruxelles ne nous autorisera pas à faire ces réformes de bon sens. Au nom de sa folle "concurrence libre et non faussée". Au nom de son dogmatisme et de sa volonté de tout régenter, au détriment bien souvent de la qualité du service public et de nos portefeuilles !

Crions haut et fort cette vérité sur l'Union européenne, que beaucoup de citoyens français et européens ont commencé à ressentir, même confusément ! L'Europe de Bruxelles qu'on nous vend est une arnaque, ni plus ni moins. Elle nous coûte même chaque année 3 milliards d'euros de plus qu'elle nous rapporte, et ce chiffre record va continuer de grimper avec les élargissements.
Impossible de le dire dans les grands médias, et pas possible de voter en ce sens sans que le Système ne reprenne la main (cf la Constitution Giscard qu'on nous a faite repasser par la petite porte du parlement en février dernier alors que 55% des Français l'avaient repoussée en mai 2005 !).

Mais sur la Toile, dans nos familles, dans nos usines, nos bureaux, il est encore possible d'écrire, de parler, de débattre, de convaincre.

L'exemple du rail nous donne une nouvelle occasion de le faire. Pour construire un autre système économique plus juste et plus efficace (parce que là-dessus aussi, bravo l'Europe !, plus on "avance", plus la croissance recule et la précarité augmente), il faut commencer par abattre l'ancien. L'Europe de Bruxelles en est la clé de voûte.

 

par Le Vrai Débat publié dans : Europe
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Samedi 12 avril 2008




L'heure serait donc aux économies.
A quelques mois de la présidence française de l'Union européenne, sous la pression de Bruxelles, Nicolas Sarkozy et son gouvernement se sont lancés dans un processus de coupes dans les dépenses publiques, notamment via la RGPP (déjà rebaptisée "restriction générale des politiques publiques").

Mais toutes les dépenses sont-elles traitées de la même manière ?...

Assurément non. Il est des dépenses dans lesquelles il est permis de trancher, toujours les mêmes : les dépenses de service public de l'Etat. Education nationale, armée, sécurité publique, hôpital, logement social, tout y passe. Partout restrictions, taille à la hâche dans les effectifs, dégradation du service rendu aux usagers, régression des droits sociaux, jusqu'à cette malheureuse carte "famille nombreuse" de la SNCF, un temps menacée pour économiser...70 millions d'euros...

En revanche, il est des dépenses qu'il ne faut pas toucher, auxquelles il n'est même pas permis de penser. Des dépenses qui pourtant assurent une grande part de nos déficits, et dont l'utilité est largement à démontrer.

Nous visons ici deux types de dépenses : celles induites par les décentralisations successives, et la montée en puissance de l'intercommunalité. Nous l'avons déjà analysé : ce processus a tout complexifié, sans réel succès, mais au profit des baronnies locales, du clientélisme et par conséquent des dépenses inutiles.

Mais nous pensons aussi à un type de dépenses dont on ne parle jamais, à des dépenses taboues par excellence : les 3 milliards d'euros (!) que chaque année la France perd au profit du budget de l'Union européenne. Explications : chaque année la France reçoit de Bruxelles 15 milliards d'euros (politique agricole, et quelques restes de la politique d'aide au développement régional, en passe de disparaître au profit des nouveaux Etats membres). Mais chaque année, elle verse à Bruxelles 18 milliards d'euros, qui représentent sa contribution au budget européen. Résultat : un déficit net de 3 milliards d'euros par an (la moitié du déficit de l'Etat, 10 fois plus que ce que rapporteront les suppressions de postes de profs ou de gendarmes), de surcroît en constante augmentation du fait des élargissements successifs. Dans quelques années, ce seront près de 5 milliards d'euros qui manqueront dans les caisses, par an.

Certains nous diront qu'il s'agit de financer la "solidarité européenne", et que c'est bien le minimum que la France puisse mettre alors que l'Union s'est élargie à l'Est, vers des pays moins développés, et qu'elle vient encore d'accueillir la Roumanie et la Bulgarie, particulièrement pauvres.
Nous refusons cet argument. Il était admissible quand la différence entre pertes et gains demeurait raisonnable, mais les sommes aujourd'hui en jeu nous obligent à y réfléchir un peu plus. D'abord parce qu'on ne sait pas où cela s'arrêtera. Combien perdrons-nous chaque année lorsque l'UE se sera élargie à l'Ukraine, aux Balkans ou même à la Turquie (parce que le processus, ne nous y trompons pas, n'a pas été une seconde ralenti par l'élection de Nicolas Sarkozy) ? Devrons-nous chaque année accepter de perdre 6 puis 8 puis 10 milliards d'euros ?
N'est-ce pas un peu fort de café quand dans le même temps les nouveaux Etats membres font jouer à fond le dumping fiscal et social, réduisant à presque 0 leur taux d'impôt sur les sociétés et les droits sociaux pour attirer nos entreprises et accélérer encore le processus de délocalisation ? Devons-nous accepter d'être les éternels dindons de la farce, condamnés à la double peine : la participation au budget et la concurrence déloyale ?
Par ailleurs, la situation sociale et économique de notre pays ne nous oblige-t-elle pas à tenter de résoudre nos problèmes, de relancer notre économie et notre emploi ? La solidarité nationale est-elle un gros mot ? Peut-on laisser sur le bord du chemin ces millions de Français plongés dans la précarité, ce million d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté ?

Au lieu de couper dans le logement social, de multiplier les déremboursements de médicaments, de revenir progressivement sur les avancées sociales de l'après-guerre, nos gouvernements feraient mieux de dire la vérité aux Français sur le coût de l'Europe. Nos médias feraient mieux de cesser de leur mentir en mettant toujours en avant les réalisations de l'Europe dans nos territoires ("financées par Bruxelles"...), sans jamais expliquer d'où vient cet argent, et que chaque année nous donnons bien plus que nous ne recevons.

Mais est-il possible de tenir ce discours aujourd'hui en France ? UMP PS et Modem sont-ils prêts à débattre de l'Europe ? Acceptent-ils seulement l'idée même d'un débat à ce sujet ? Manifestement non, en témoigne encore récemment leur passage en force sur la Constitution Giscard, dans le dos du peuple normalement souverain.

Ne tombons pas dans les pièges du Système. Il y a économies et économies. Les plus importantes ne sont peut-être pas là où on nous le dit.

par Le Vrai Débat publié dans : Europe
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