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Mardi 3 juillet 2007

Une très bonne initiative du site "Sortir de l'euro" qui constitue une série de fiches argumentaires destinées à répondre aux interrogations qu'on se pose le plus souvent au sujet d'un événtuel abandon de la monnaie unique.

Comme nous l'écrivions il y a quelques mois, nous pensons qu'il faut lever le tabou de l'euro, parce que la monnaie européenne n'a pas du tout tenu ses promesses et que les pays hors zone euro réussissent bien mieux que nous.

Ces fiches, claires, courtes et bien argumentées, répondent aux craintes les plus fréquentes, aux doutes les plus récurrents.

Nous encourageons Sortir de l'euro à les multiplier ! Quant à vous, n'hésitez pas à les diffuser massivement autour de vous !

====> LES PREMIERES FICHES : Cliquez ICI

publié dans : Contributions d'internautes
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Mercredi 14 février 2007

Nous avons reçu cette contribution d'un internaute que nous décidons de publier. Elle a apparemment été censurée sur agoravox.com... Nous la trouvons très utile au débat en cours, notamment parce qu'elle s'inscrit dans le refus du diktat médiatique qui prive les Français d'un vrai débat présidentiel.

Bonne lecture, et merci de vos commentaires.

"2007 ne sera pas une élection présidentielle comme les autres, dans le sens où pour la première fois l’affiche du second tour en constituera le véritable enjeu, bien plus que le nom du futur chef de l’Etat. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que nous savons déjà que le prochain président sera soit Nicolas Sarkozy, soit Ségolène Royal, et, dans son for intérieur, chacun sait bien que globalement la même politique sera menée, que l’un ou l’autre soit élu. 25 ans d’alternance UMP/PS sans vrai changement de ligne idéologique nous amènent à ce constat de bon sens.

Dès lors, où se situe le vrai enjeu de cette élection ? Dans l’affiche du second tour. Parce que l’élection de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal à l’issue d’un second tour Royal/Sarkozy n’a absolument pas la même portée que l’élection de l’un des deux à l’issue d’un autre second tour, plus atypique.

Imaginons en effet un instant que les Français confirment les sondages actuels en portant au second tour le candidat de l’UMP contre la candidate du PS. Au soir du 22 avril, quels seraient les commentaires de nos dirigeants et des analystes politiques « autorisés » ? Que la France, enfin !…, s’est « normalisée », qu’elle est « entrée dans le rang des démocraties libérales européennes », « dans lesquelles s’opposent un centre gauche à un centre droit », que le bipartisme s’est enfin imposé, que les Français, finalement, ne sont pas si mécontents du système dans lequel ils vivent, la preuve…Que la petite crise de « mauvaise humeur » que le pays a traversé de 2002 à 2006, en passant par les régionales de 2004, le NON fracassant du 29 mai 2005, les banlieues et le CPE, est derrière nous, enfin !…
 
On imagine déjà la jubilation des grands médias, de nos éditorialistes, des dirigeants des grands partis. On imagine aussi aisément comment tous ceux-là se presseraient de revenir sur le NON à la Constitution européenne en arguant du fait que les Français ont voté pour 2 représentants du OUI, et qu’il faut donc en tirer les conséquences qui s’imposent…

Bref, le Système, tel que chacun l’imagine intuitivement et peut facilement se le représenter en allumant sa télévision, en ouvrant son journal ou en écoutant sa radio, serait aux anges, ragaillardi par ce blanc-seing donné par un peuple enfin « raisonnable »…

Dans ce contexte, les problèmes de fond de notre pays, pourtant intacts, seraient masqués, un certain temps au moins, et rien ne pousserait le nouveau ou la nouvelle présidente à s’y attaquer avec détermination. En effet, y-a-t-il vraiment le feu à la maison quand un pays reconduit au pouvoir les 2 partis qui le gouvernent depuis 25 ans ? Non, bien sûr !
 
Est-ce bien ce scénario que nous souhaitons écrire ? A-t-on envie de subir la jubilation d’un Système qui n’hésita pas à cracher sur le peuple souverain quand il osa lui dire NON un certain 29 mai ? Prendra-t-on le risque de voir les problèmes du pays mis à l’arrière plan sous prétexte de second tour serein, qui ne révélerait aucun malaise, et qui au contraire tendrait à faire croire que nous sommes satisfaits de notre sort et de la manière dont les 2 partis majoritaires gèrent la France depuis des années ?…

Partant de ces considérations, je n’hésite pas à l’écrire clairement : il faut à tout prix éviter ce scénario cauchemardesque, et tout faire pour échapper au second tour du désespoir Royal/Sarkozy ! Notre pays est en crise profonde, la misère gagne du terrain, le pessimisme est immense. Nous n’avons vraiment pas besoin de donner une occasion au Système qui nous gouverne depuis des années de faire de l’autosatisfaction et de se détourner de problèmes pourtant  bien réels. Il est nettement préférable de les révéler au grand jour en refusant ce qu’on tente de nous imposer dans toutes les rédactions, dans tous les bureaux bruxellois, dans toutes les officines proches de l’UMP et du PS.

Au risque assumé de choquer certains, et après mûre réflexion, je l’affirme : utiliser le vote Le Pen pour casser le scénario Royal/Sarkozy constitue sûrement la solution la plus efficace, et semble avoir déjà été comprise par nombre d’électeurs qui n’ont jusqu’ici jamais voté pour le candidat du Front National. Séduits par la nouvelle tonalité républicaine du discours lepéniste et poussés par la nécessité bien comprise de répondre efficacement au véritable et unique enjeu de cette élection présidentielle, l’affiche du second tour, ils s’apprêtent à unir leurs forces pour faire vivre l’espoir et éviter que le cercueil libéral ne se referme sur nous le 22 avril, comme nous avons déjà su l’éviter le 29 mai 2005. J’ai récemment décidé de les rejoindre, rompant avec 20 ans de discours médiatique qui au plus profond de moi-même m’interdisaient jusqu’ici de franchir le Rubicon. L’enjeu est trop grave, la cause trop importante, j’espère que beaucoup comprendront cette analyse et suivront la même démarche.
Benjamin, Chaumont (52).

 

par Le Vrai Débat publié dans : Contributions d'internautes
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Lundi 4 décembre 2006

Nous reproduisons ici l'excellente analyse de Taïké Eilée, diffusée sur Agora Vox aujourd'hui. Elle démontre qu'un nombre croissant de Français perçoivent le mouvement de fond qui traverse la société, dont les événements de 2002 et 2005 notamment ont été les premiers signaux, et qui se traduira vraisemblablement par un tsunami politique en avril prochain. Et ce, malgré les efforts continuels des médias pour maintenir le statu quo...

"Invité samedi 2 décembre 2006 à la 59e Journée Dédicaces de Sciences po, l’écrivain Alain Soral en a été chassé par la police, sur la demande du directeur de l’établissement, Richard Descoings. Alain Soral avait officialisé, quelques jours auparavant, son ralliement au Front national et à l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen. Compte rendu de ces événements, analyse, et petite digression personnelle.

"Vous n’êtes pas toléré dans cet établissement", "Vous n’êtes pas désiré ici", "Vous êtes indésirable"... C’est ainsi qu’un policier a justifié à l’écrivain Alain Soral son expulsion du salon du livre qui se tenait à Sciences po samedi dernier (vidéo de l’expulsion en bas de page). Pourtant, le sulfureux pamphlétaire, connu pour ses positions républicaines et critiques à l’égard de tous les communautarismes (féministes, gays, arabes, juifs...), ou encore pro-palestiniennes et critiques vis-à-vis du sionisme, avait bel et bien été invité, parmi près de cent trente personnalités.
 

Il avait, certes, reçu, la veille, le 1er décembre, un courriel de Richard Descoings, directeur de Sciences po, qui annulait son invitation, au motif que sa venue faisait peser une menace sur sa personne et sur l’ensemble des participants (lire le mail sur le site de Soral). Si menace il y avait, pourquoi ne pas avoir demandé à la police de la prévenir, en entourant Alain Soral de sa protection ? Au lieu de cela, la police a bien été appelée, mais pour chasser l’homme menacé. Peut-on établir un parallèle avec la situation de Robert Redeker ? Au philosophe menacé, la police assure fort normalement une protection. Quant à Alain Soral, soi-disant menacé, il est chassé manu militari d’un salon littéraire par cette même police. Etrange traitement. Richard Descoings s’est expliqué - laborieusement - sur cette affaire Soral sur RSP.fm, la radio des étudiants de Sciences po.

Censuré et intimidé
 

Alain Soral est, en effet, un homme en danger, qui s’est déjà fait violemment agresser. La première fois, c’était le 28 septembre 2004. Lors d’une séance de dédicace dans une librairie parisienne, une vingtaine d’individus armés de gourdins et de bombes lacrymogènes ont fait irruption, saccageant la boutique et blessant plusieurs personnes présentes sur les lieux (article du Nouvel observateur). Soral s’en est sorti sans gros dégâts. La Ligue de défense juive a été suspectée d’avoir organisé cette expédition punitive. L’attaque faisait suite à la diffusion sur France 2, le 20 septembre 2004, de l’émission Complément d’enquête, où Alain Soral avait tenu des propos jugés antisémites par certains ; l’écrivain s’était dit, quant à lui, piégé par les journalistes, qui n’avaient retenu du long l’entretien à bâtons rompus qu’il leur avait accordé que les quelques secondes où il avait dérapé, où il avait outrepassé sa pensée, et "qui pouvaient provoquer", selon ses propres termes, "sa mort médiatique et aussi physique."
 

De fait, depuis cet incident, Soral est tricard dans les médias - un vrai paria - et semble apporter le danger partout où il passe. Le 13 septembre 2006, il a reçu un autre avertissement, en se faisant de nouveau agresser par deux individus en scooter, qui l’ont gazé. Cette agression faisait suite à sa visite au Liban, en compagnie de Dieudonné, de Thierry Meyssan, Marc Robert et Ahmed Moualek. Le petit groupe, qui voulait rendre compte des terribles agissements de l’armée israélienne contre le peuple libanais, avait alors rencontré de très hauts dirigeants du Hezbollah.
 

Un marxiste chez Le Pen
 

Richard Descoings a donc officiellement exclu Soral des murs de son école par peur d’incidents violents que l’agitateur aurait pu attirer sur sa personne. Mais ne peut-on pas aussi relier sa décision au récent "coming out" de Soral sur son orientation politique ? En effet, même si la rumeur circulait déjà depuis quelque temps, l’information n’est officielle que depuis la semaine dernière : Alain Soral a annoncé, à travers deux interviews, l’une donnée le 27 novembre à la webradio québecoise Rockik.com, l’autre le 29 novembre au webzine Salut public, qu’il avait rejoint l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen. Et ceci depuis plus d’un an ! Information confirmée par l’intéressé le 1er décembre dans l’émission Les grandes gueules sur RMC.
 

Il définit lui-même, sur Rockik.com, son rôle au sein du FN comme celui d’un "conseiller technique", produisant des idées et des concepts, "en charge des affaires sociales et des banlieues". Alain Soral a déjà eu l’occasion de marquer la pensée frontiste de son empreinte, à travers le fameux discours (texte ou vidéo) tenu par le président du Front national au pied du moulin de Valmy le 20 septembre dernier. La patte de Soral y était manifeste. C’est d’ailleurs ce discours soralien de Valmy, avec ses accents de réconciliation nationale, cette main tendue à tous les Français, notamment d’origine immigrée, qui avait séduit Dieudonné, ami de Soral qui se revendique "libre-penseur-sans-a-priori-voulant-juger-par-lui-même", et qui lui a fait envisager un possible ralliement futur avec le candidat Le Pen.
 

Le diagnostic de Soral, c’est que l’ultralibéralisme mondialisé et les communautarismes détruisent la France ; selon lui, il y a convergence d’analyse entre les tenants du non au projet de constitution européenne, qu’ils soient communistes, chevènementistes, ou lepénistes. Pourquoi alors l’ancien militant du PCF, qui se réclame encore aujourd’hui du marxisme, n’a-t-il pas rallié l’extrême gauche ou encore Jean-Pierre Chevènement (d’autant qu’il se dit proche des idées du "Ché") ?
 

"En bon analyste marxiste, je dois admettre, dit-il sur salutpublic.fr, que les choses ne bougent pas grâce aux partis de gauche traditionnels qui ont renoncé à peu près à tout... Elles ne bougent pas à gauche ni à l’extrême gauche, où ne sévit plus que la sclérose d’un néo-communisme adolescent, essentialiste, esthétisant mal compris et mal digéré type LO, PT, LCR... Elles bougent dans le camp du populisme." Soral en tire cette "conclusion : je pense que l’engagement à la fois raisonnable et révolutionnaire pour agir contre les dégâts de l’ultralibéralisme mondialisé et du communautarisme - communautarisme qui conduit à ce clash des civilisations dont a besoin l’ultralibéralisme américain pour achever sa domination - c’est de s’engager aux côtés de Jean-Marie Le Pen à la prochaine présidentielle. Aucun renoncement ni délire dans ce positionnement, juste le viril et sain usage de la raison dialectique..."
 

La réconcilitation : un slogan vide et naïf ?
 
 

Pour Soral, les anciens clivages politiques, vermoulus, sont à dépasser, dans une "révolution douce", qui passera par la réconciliation (mot qu’il a aujourd’hui constamment à la bouche, comme d’ailleurs son ami Dieudonné) : "C’est la réconciliation de ces deux forces révolutionnaires d’essence différente mais complémentaires - réserves d’énergie de la jeunesse pauvre issue de sociétés patriarcales à haute teneur morale et raison pratique des adultes de la petite et moyenne bourgeoisie française - qui permettra le saut qualitatif." Soral veut réconcilier le peuple français avec lui-même, transcender les classes et les communautés, les faire communier dans l’idée de nation, dont les principes fondamentaux seraient l’assimilation, le travail et la citoyenneté. C’est ainsi qu’il se définit lui-même comme un "national républicain", et déclare s’être rallié au FN par l’entremise de Marine Le Pen, qui, assure-t-il, partage ses positions nationales républicaines, sans qu’on puisse dire si elles sont de gauche ou de droite.
 
 

Soral croit au destin gaullien de Le Pen, qui, seul, pourra sauver la France. Car lui seul reste encore radicalement hors du système. Soral, qui joue parfois les prophètes et se targue de ne presque jamais se tromper, croit à l’inéluctable accession au pouvoir du Front national, même si elle ne se produit pas en 2007. Au pire, le FN deviendra, nous annonce-t-il, le premier parti d’opposition de France, et pèsera au moins 25 %... Rendez-vous dans cinq mois pour juger des pouvoirs de prédiction d’Alain Soral.
 

Cas de conscience
 
 

D’aucuns rappelleront à Soral les dérapages commis par Le Pen il y a dix ou vingt ans, et qui lui ont valu d’innombrables condamnations judiciaires : l’histoire du "détail" (les chambres à gaz sont "un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale"), l’inégalité des races, les "sidaïques" prétendus contagieux par leur transpiration, leur salive, et assimilés à des lépreux, etc. Je lui rappellerai à mon tour ces meetings lepénistes, où des visages de gens basanés étaient projetés sur un écran géant, dans le seul but de les faire huer par le public... Ces scènes horribles ont été montrées dans de nombreux reportages. Beaucoup, je pense, s’en souviennent.
 
 

La question est : peut-on relativiser ces propos, les comprendre, transiger, les excuser ? Peut-on se réconcilier avec ceux qui les ont prononcés (dans le pardon christique que prône Soral) ? Peut-on leur tendre la main et les rallier ? Alain Soral, comme Dieudonné (qui, tout en restant plus distant pour le moment, semble prendre le même chemin), a choisi de tendre la main. Souhaitons-leur, dans leur candeur, qu’ils ne se la fassent pas arracher !
 

"L’espoir" Dieudo-Le Pen
 

Soral et Dieudonné ont été au cours des dernières années diabolisés, boycottés par les médias, caricaturés, victimes de désinformation. Ils en ont souffert. Ils ont développé naturellement de la haine, ou, du moins, un peu de rancoeur envers ceux qui leur ont fait subir un tel traitement. Leur but est aujourd’hui de faire sauter le système. Le Pen est devenu leur espérance, car il leur apparaît comme le seul rebelle de la scène politique française ; et puis parce qu’il leur ressemble : vilipendé depuis plus de trente ans, incarnant à lui seul le mal, il a porté sa croix comme eux, a fait montre d’une incroyable force de résistance, comme eux, d’un entêtement acharné, sans avoir jamais plié ou rompu sous les coups... Et tout cela crée une certaine solidarité - celle des parias. Au-delà des idées, ils se rejoignent en ce qu’ils s’estiment humainement, se considérant comme des honnêtes hommes, pris à parti par des lâches, des vendus, le bal des hypocrites.
 

Mais rien ne vaut la parole de Soral lui-même, qui, dans une interview filmée, déclarait espérer "une alliance objective entre tous les miséreux... Je vois se dessiner, disait-il, le rapprochement étrange entre la colère de Dieudonné et la colère des lepénistes... Est-ce que ce n’est pas ça la France qui peut se sauver demain, c’est un Le Pen et un Dieudonné qui se tendent la main et qui se mettent à se parler ? Ces gens-là ont peut-être les mêmes valeurs, valeurs de dignité, de travail... Le rapprochement Dieudonné-Le Pen, c’est l’abjection absolue de toute la boboitude standard, c’est la monstruosité absolue, or pour moi c’est le plus grand espoir."
 

Un charme ambigu
 
 

Les bobos ont de quoi frémir si la révolution que Soral appelle de ses voeux a lieu. Parlant, dans l’interview évoquée ci-dessus, des travaux réalisés à Paris par la mairie PS et Verts de Bertrand Delanoë, et qu’il juge pour le moins sévèrement, il déclare - certes avec ironie : "Dans une période révolutionnaire, les gens qui ont fait ça, ils peuvent être guillotinés, s’il y a un Robespierre qui vient, il peut y avoir de la guillotine, ça mérite, largement... on en a guillotiné pour moins que ça..." Et de renchérir sur les bobos qui viennent acheter le Paris populaire, et le détruisent : "Le lieu qui serait naturellement pour eux, et peut-être un jour j’en ferai un camp pour eux... un camp de... un camp de... ouaih un camp, on les mettra là... c’est la Défense, c’est le seul lieu qu’ils méritent, c’est le lieu qui leur ressemble..." Probablement n’est-ce pas là à prendre au premier degré, mais c’est tout de même un peu violent...
 

Soral est un type drôle et viril, à l’humour féroce, qui produit des analyses sociologiques souvent justes et courageuses, mais qui, selon certains, dérape de temps en temps. Dieudonné est, à mon sens, le comique le plus drôle et le plus percutant de sa génération, et lui aussi est souvent "borderline", trop ou pas, cela dépend des limites de chacun. Le Pen est le plus talentueux tribun actuel, il a ce charme oratoire que la plupart des politiques n’ont plus, cette richesse de la langue qu’il partage avec François Mitterrand, et qui lui donne un ascendant certain dans les débats sur la plupart de ses contradicteurs, rattrapé toutefois par les horreurs qu’il distille avec un plaisir pervers de temps à autre. Ces trois hommes sont maltraités dans les médias dominants, mais rencontrent un écho de plus en plus fort dans la population. Cette équipe de "bras cassés" pourrait se révéler une dream team aux prochaines élections, qui sait... Sans doute le saltimbanque (certes, encore en phase d’observation) et le sociologue font-ils fausse route. Mais nous devons constater que leur sympathie affichée pour le leader du FN pourrait jouer un rôle non négligeable au printemps prochain.
 
 

Ce rapprochement entre un ancien militant du Parti communiste et le parti d’extrême droite est le symptôme d’un mouvement de fond, caractérisé par la dédiabolisation de Le Pen (symbolisée par l’attitude d’ouverture d’un Dieudonné), couplée à un rejet de plus en plus massif du système "UMPS", et ceci jusque chez le très modéré François Bayrou. A chaque bord de l’échiquier politique, on entend des appels à la révolution, ou, du moins, on diagnostique un climat pré-révolutionnaire. A l’heure où chacun peut sentir un ras-le-bol populaire face au matraquage médiatique du tandem présidentiel Ségo-Sarko, doit-on craindre une révolte dans les urnes au printemps prochain ? En tout cas, les sondages récents l’attestent : jamais Jean-Marie Le Pen n’a été aussi proche du pouvoir."

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